“La conclusion est étonnante, rapporte la Tribune de Genève. Les saumons bio sont contaminés en métaux lourds, en mercure ou encore en PCB (interdits pourtant depuis des décennies), et cela de manière bien plus importante que leurs congénères élevés dans des conditions normales.”

En cause : l’alimentation imposée aux saumons bio. Comme elle doit se rapprocher de celle des saumons sauvages, elle contient des rations plus riches en huile et farine de poisson, alors que les saumons normaux absorbent une nourriture essentiellement composée de végétaux. Le quotidien suisse précise que “la nourriture des élevages bio contient majoritairement des huiles et des déchets de petits poissons… tous issus de la pêche durable. Le souci est qu’aujourd’hui, les océans sont pollués. Conclusion : cette pollution remonte logiquement la chaîne alimentaire pour finir dans notre assiette”.

 

Rwanda. Nouvel épisode dans la “guerre froide” entre Paris et Kigali

 

“Il faudra bien qu’un jour, Paris et Kigali acceptent de crever l’abcès”. Tel était le constat dressé, mercredi 30 novembre, sur le site du quotidien burkinabé Le Pays, au lendemain de l’ouverture d’une enquête rwandaise pour complicité de génocide visant des militaires français.

Au nombre d’une vingtaine, les officiers incriminés ont tous servi au Rwanda pendant le génocide qui a fait 800 000 morts en avril 1994. Leur identité n’a pas été dévoilée, mais la Commission nationale de luttte contre les génocides (CNLG) avait rendu publics, fin octobre, les noms de vingt-deux officiers français, dont certains hauts conseillers de François Mitterrand. Le procureur général du Rwanda, Richard Muhumuza, a adressé à la France une demande d’entraide judiciaire.  


L’annonce de cette enquête intervient dans un contexte déjà tendu entre les deux capitales, qui se livrent d’après Le Pays une “guerre froide permanente”. Le régime du président rwandais Paul Kagamé accuse la France de complicité dans la préparation et l’exécution du génocide. Les autorités françaises ont, pour leur part, toujours nié une quelconque implication de Paris dans la tragédie.