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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

Christine.....par Plantu
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L'ACTUALITE EN DESSINS.....SYNDICAT CGT AUTO INERGY GROUPE PLASTIC OMNIUM....
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Plastic Omnium a fermé son site de Laval le 31 août 2016).....l'Usine (93 salariés) après son Centre Technique en 2014 (153 Salariés)....

Plastic Omnium: la fermeture de Laval profite à Compiègne

Laval qui pleure, Compiègne qui rit.

L’histoire se répète.

Lundi 11 janvier, l’équipementier automobile Plastic Omnium a annoncé son intention de fermer son site de production de systèmes à carburant (réservoirs) de Laval (Mayenne) le 31 août prochain.

L’activité serait transférée courant 2016 à Pfastatt (Haut-Rhin), et Compiègne, où l’entreprise française spécialisée dans la transformation des matières plastiques dispose d’importantes installations.

Annoncée en comité central d’entreprise, la décision laisse sur le carreau 93 employés bretons.

La direction invoque une chute de la production de 60 % entre 2011 et 2015, passant de 880 000 à 350 000 systèmes à carburant par an, « sans perspective de reprise ». Si Compiègne est le gagnant de cette restructuration, la frustration est grande en Mayenne.

« Les collègues de l’Oise qui vont récupérer nos productions n’y sont pour rien. On nous a laissés mourir à petit feu, alors que l’usine de Laval est une entreprise sérieuse. Qui plus est, le groupe n’est pas en difficulté, et a de grands moyens », déplore Malik Delmi, délégué CGT.

« L’intégralité des 93 salariés se verra proposer des mesures de reclassement », a promis la direction, sans préciser combien de postes seraient ouverts dans l’Oise et en Alsace. Pour Malik Delmi, « ce sont plutôt des opérateurs qui pourraient rejoindre l’usine de Compiègne. Mais ils seront sans doute assez peu à accepter. À Laval, on a une qualité de vie, les gens ont leur maison… », explique le syndicaliste. « On attend de la direction qu’elle propose des formations et qu’elle sorte le carnet de chèques. »

Déjà en 2004

C’est la deuxième fois en deux ans que le site de l’Oise se voit conforter par les malheurs de l’usine bretonne.

En 2014, Plastic Omnium (à l’époque Inergy) avait fermé tous ses centres techniques, dont celui de Laval, le plus gros avec 153 ingénieurs et techniciens, au profit de ses nouveaux ateliers de Recherche&Développement (α-Alphatech) à Venette près de Compiègne.

Le groupe avait investi quelque 50 millions d’euros pour regrouper toutes ces activités de recherche et aménager les 23 000 m2 de son complexe ultramoderne, bâti sur 8 hectares. Ouvert en septembre 2014, le centre emploie 500 chercheurs et techniciens, qui travaillent notamment sur les systèmes de dépollution pour les véhicules du futur. Plastic Omnium avait alors dû lancer un plan d’embauches pour plusieurs centaines de personnes, afin de pourvoir au remplacement des salariés ayant refusé de faire le déplacement.

Moins de dix avaient accepté de déménager de Laval à Compiègne à 400 kilomètres.

Combien de salariés ont retrouvé un emploi aujourd'hui malgré les promesses de ré industrialisation et les "promesses de reclassement".....??????

Plastic Omnium a fermé son site de Laval le 31 août 2016).....l'Usine (93 salariés) après son Centre Technique en 2014 (153 Salariés)....
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Olé... Olé...TOUS ENSEMBLE..Le 06 et 07 OCTOBRE 2016 Prudhommes de Laval..Les Blogs CGT AUTO INERGY DIVISION
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Oiseau Malin...Il n’y a pas eu de conciliation..une audience,aura lieu les 6 et 7 octobre 2016, devant le conseil des prud’hommes de LAVAL..Pour les Ex-Salariés INERGY Groupe Plastic Omnium...
Oiseau Malin...Il n’y a pas eu de conciliation..une audience,aura lieu les 6 et 7 octobre 2016, devant le conseil des prud’hommes de LAVAL..Pour les Ex-Salariés INERGY Groupe Plastic Omnium...

Oiseau Malin

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Chante chante un petit oiseau malin
Qui monte au ciel, qui plane et qui pique
Au-dessus des royaumes et des républiques

L'oiseau malin regarde et voit
Les monarques et leurs secrets
Qui lancent dans les palais d'état
Les ordonnances et les décrets
Masters and servants
De leurs salons protégés
N'entendent pas l'oiseau qui chante
N'entendent pas l'oiseau chanter
Pressentant comme un danger

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Qu'on a laissés au bord du chemin
Rêveurs rêvant le monde meilleur
Ils voient la colère monter dans leurs coeurs

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Chante chante un petit oiseau malin
Qui monte au ciel, qui plane et qui pique
Au-dessus des royaumes et des républiques

L'oiseau malin regarde et voit
Les financiers dans leurs mystères
Qui jouent sur les écrans plasma, lon la
L'argent que tant de gens espèrent
Masters and servants
De leurs bureaux protégés

N'entendent pas l'oiseau qui chante
N'entendent pas l'oiseau chanter
Pressentant comme un danger

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Qu'on a laissés au bord du chemin
Rêveurs rêvant le monde meilleur
Ils voient la colère monter dans leurs coeurs

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Chante chante un petit oiseau malin
Qui monte au ciel, qui plane et qui pique
Au-dessus des royaumes et des républiques

Le monde de demain
Il est dans leurs mains
Les mains de ceux qui n'ont rien
Dans leurs mains

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Qu'on a laissés au bord du chemin
Rêveurs rêvant le monde meilleur
Ils voient la colère monter dans leurs coeurs

Oh prenez garde à ceux qui n'ont rien
Chante chante un petit oiseau malin
Qui monte au ciel, qui plane et qui pique
Au-dessus des royaumes et des républiques

Prenez garde
Prenez garde
Prenez garde
Oiseau Malin...Il n’y a pas eu de conciliation..une audience,aura lieu les 6 et 7 octobre 2016, devant le conseil des prud’hommes de LAVAL..Pour les Ex-Salariés INERGY Groupe Plastic Omnium...
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Les Blogs...Il n’y a pas eu de conciliation..une audience,aura lieu les 6 et 7 octobre 2016, devant le conseil des prud’hommes de LAVAL..Pour les Ex-Salariés INERGY Groupe Plastic Omnium...
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Jeunes : garantis contre quoi ?

Jeunes : garantis contre quoi ?

Loi Travail

Tout jeune de moins de 26 ans en situation de précarité qui n’est ni en emploi, ni en formation pourra demander la « garantie jeunes ». Ce dispositif lui permettra de bénéficier d’un accompagnement personnalisé et d’une aide financière pour faciliter son accès à l’emploi. La mesure est intéressante mais les moyens humains et financiers prévus par la loi «travail» sont très insuffisants.

La garantie jeunes est un dispositif associant parcours d’accompagnement et garantie de ressources pour les jeunes en situation de grande précarité. Elle a été expérimentée sur plusieurs territoires depuis octobre 2013. La loi « travail » pérennise ce dispositif à compter du 1er janvier 2017 et l’étend sur tout le territoire (Art. 47 de la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016).

Selon l’article L. 5134-3 du Code du travail applicable à compter du 1er janvier 2017, tout jeune de seize à vingt-cinq ans révolus en difficulté et confronté à un risque d’exclusion professionnelle a droit à un accompagnement vers l’emploi et l’autonomie organisé par l’État.

Jeunes concernés

La « garantie jeunes » est un droit ouvert aux jeunes de seize à vingt-cinq ans qui vivent hors du foyer de leurs parents ou au sein de ce foyer sans recevoir de soutien financier de leurs parents. Ils doivent remplir trois conditions cumulatives :

– ils ne doivent être ni étudiants, ni en formation, ni occuper un emploi ;

– leurs ressources ne doivent pas dépasser un montant fixé par décret (à paraître);

– ils doivent respecter les engagements conclus dans le cadre de leur parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie.

Accompagnement du jeune

L’accompagnement peut prendre la forme d’un parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie conclu avec l’État, élaboré avec le jeune et adapté à ses besoins identifiés lors d’un diagnostic. Ce parcours est mis en œuvre par les missions locales pour l’insertion des jeunes au niveau départemental.

Toutefois, par dérogation, un autre organisme peut être désigné par le représentant de l’État dans le département, lorsque cela est justifié par les besoins de la politique d’insertion sociale et professionnelle des jeunes. Le contrat d’engagement est signé préalablement à l’entrée dans le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie. Les modalités de cet accompagnement seront fixées par décret.

Garantie de ressources

Afin de favoriser son insertion professionnelle, le jeune qui s’engage dans un parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie peut bénéficier d’une allocation versée par l’État et modulable en fonction de la situation de l’intéressé.

Cette allocation est incessible et insaisissable. Elle peut être suspendue ou supprimée en cas de non-respect par son bénéficiaire des engagements du contrat (Article L. 5135-5 modifié du Code du travail à compter du 1er janvier 2017).

Un décret en Conseil d’État doit déterminer les modalités d’application de la « garantie jeunes », en particulier :

– les modalités du parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, ainsi que la nature des engagements de chaque partie au contrat ;

– les modalités de fixation de la durée et de renouvellement du parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie ;

– les modalités d’orientation vers les différentes modalités du parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, ainsi que leurs caractéristiques respectives ;

– les modalités d’attribution, de modulation, de suppression et de versement de l’allocation.

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Au Rouvray, mobilisés pour bien soigner

Au Rouvray, mobilisés pour bien soigner

Psychiatrie

Piquet de grève, assemblées générales massives, pétition.… Au centre hospitalier du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, la mobilisation du personnel contre la réorganisation voulue par la direction ne faiblit pas. Reportage.

« Le soin c’est de l’humain, pas des chiffres. » Depuis le 30 août dernier, les grilles du centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen, en Seine Maritime, affichent des évidences bonnes à rappeler en ces temps d’austérité où la calculette sert de thermomètre. Assemblées générales, piquet de grèves, filtrage des entrées, pétition, l’action entamée à l’initiative de la CGT et d’un collectif de non-syndiqués ne faiblit pas. Au contraire.

En témoigne par exemple le nombre d’assignations prononcées par la direction de l’établissement public spécialisé dans la lutte contre les maladies mentales : 79 pour le premier week-end de septembre, 88 pour le euxième. En témoigne aussi la reconduction quotidienne du mouvement pendant vingt jours, avant l’assemblée générale du 19 septembre qui a décidé la poursuite de la grève… pour une semaine.

Pénurie de personnels

À l’origine de cette mobilisation, un plan de réorganisation présenté en juin dernier devant le comité technique d’établissement (CTE), applicable dès le 1er septembre. Ce projet, rejeté par les élus CGT, prévoit la formation d’un « pool de remplacement » composé de personnels « puisés » dans différentes unités de soins. Une ponction équivalente à 35 postes. Or, comme le souligne Bruno Fresnard, élu CGT, la pénurie en personnel est déjà patente.

Des départs en retraite sans remplacement, des contrats à durée déterminée non renouvelés, des arrêts maladies et des accidents du travail en augmentation – du fait de conditions de travail dégradées – ont créé une situation difficile, tant pour les personnels que pour les patients « en grande souffrance psychologique et physique ».

La rentabilité ou les besoins humains

« Avec cette “réforme”, vous mettez en péril la santé, le bien-être et la sécurité de tous », écrivent les auteurs, syndiqués et non-syndiqués, d’une lettre pétition adressée à la direction. Ce courrier a été élaboré en concertation avec le personnel, service par service. À l’opposé du raisonnement déployé par la direction et des orientations mises en œuvre dans l’ensemble des hôpitaux français, il établit, à partir des charges de travail existantes, les moyens humains nécessaires pour continuer à assurer un accueil et des soins de qualité.

« L’hôpital est-il condamné à devenir une entreprise préférant le rendement et la rentabilité au détriment de l’humain ? », interrogent encore les signataires de la pétition, pour apporter immédiatement leur réponse à la question, en exigeant la mise en place du « pool de remplacement » par la création de 35 emplois statutaires.

Des personnels déterminés

Cette demande n’a, pour l’instant, reçu aucune réponse. La direction est, à ce jour, restée sourde y compris à la revendication d’un moratoire sur son projet de réorganisation. Elle a affiché la même intransigeance devant les élus du CHSCT réunis en séance extraordinaire le 16 septembre dernier, en refusant l’expert auquel la CGT, soutenue par la CFTC, proposait de faire appel pour examiner les conditions dans lesquelles travaillent quelque 2 000 personnes.

Le centre hospitalier du Rouvray est en sur-occupation croissante. L’accueil de patients sur des lits de camp, dans des bureaux ou des salles de télévision, aménagés en catastrophe est de plus en plus fréquent. Jusqu’à mettre en cause leur sécurité comme celles du personnel. La détermination des grévistes a cependant conduit le directeur à accepter, trois jours plus tard, l’intervention du cabinet d’experts qu’il avait refusé trois jours avant.

De nombreux soutiens

« C’est un premier recul », souligne Bruno Fresnard. Pour transformer l’essai, les volontaires sont nombreux. « Le mouvement a permis de renouer des liens entre les personnels, toutes catégories confondues, ajoute le syndicaliste. « On tient le bon bout. » La CFTC dont les élus – comme ceux de la CFDT – ne s’étaient pas opposés au projet de réorganisation concocté par la direction a rejoint le mouvement.

Et les soutiens aux grévistes se multiplient, émanant de centres hospitaliers implantés dans différents départements (Manche, Rhône, Isère, Haute-Garonne, etc.) mais aussi de salariés des entreprises environnantes (Petroplus, Renault-Cléon, La Chapelle Darblay, etc). et de la population. De quoi conforter un mouvement qui, en défendant l’emploi et les conditions de travail du personnel, défend tout autant le droit à la santé pour toutes et tous.

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Mobilisation unitaire contre l'imposture sociale

Mobilisation unitaire contre l'imposture sociale

Extrême droite

Dans le contexte de l’état d’urgence, de résurgence du discours identitaire avant la présidentielle et de mise en concurrence dangereuse entre les salariés, organisations syndicales (dont la CGT) et associations déjà engagées ensemble contre l’extrême droite ont décidé d’intensifier leur campagne. Elles organisaient le 21 septembre, avec les éditions de l’Atelier, une soirée de mobilisation à l’occasion de la réédition du livre « En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite », de Vincent Edin.

La salle de la bourse du travail semblait tout indiquée pour accueillir l’assemblée d’hier soir dans laquelle on trouvait des militants d’associations, de syndicats ou politiques, venus dire leur refus de l’extrême droite et écouter les dirigeants ou porte-parole de syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens ainsi que la présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Sous les bustes de Marianne et de Jaurès, près de la liste des corps de métiers inscrits sur les murs, le cadre rendait compte de la prégnance d’une question dans ce débat : la diffusion des idées de l’extrême droite sur tous les territoires, et notamment sur les lieux de travail.

Cette soirée a permis d’insister une fois encore sur la nécessité de l’engagement syndical, rappelée tout au long des débats et interventions, dans ce combat.

Offensive de l’extrême droite et contagion

Rythmée par plusieurs temps, après la présentation du livre et ce qui a présidé à sa sortie, la soirée a permis de faire le point sur la vigueur des idées d’extrême droite ainsi que sur les initiatives syndicales pour les contrer. Présentation de l’ouvrage par l’éditeur, saynète par le comédien Rachid Bouali – extraite de son spectacle Cité Babel –, et petite introduction aux interventions par l’auteur du livre se sont succédé avant les interventions syndicales.

Revenu sur l’origine du livre lors de sa première parution en 2014, Bernard Stephan, directeur général des éditions de l’Atelier, pointait le sentiment d’« urgence » qui avait alors incité à cette publication face à la diffusion et à la banalisation d’idées qui n’émanaient déjà plus d’un seul parti.

Vendu à plus de 30 000 exemplaires, le livre était une façon de répliquer à la haine et aux préjugés par l’argument et l’exposition de faits et de chiffres concrets.

Constat pointé également par Vincent Edin, l'auteur du livre, la propagation des idées d’extrême droite a encore pris de l’ampleur. En se saisissant notamment des événements tragiques des mois passés – attentats, crise des migrants –, leurs propagateurs entendent légitimer différentes pulsions de peur, de suspicion, de haine, de rejet de l’autre, de xénophobie et de racisme, visant à la division de la société.

Pire encore : la reprise de ces idées, par différents responsables politiques de droite et de gauche, qui contribue à les renforcer.

C’est, selon l’auteur, son livre le plus pénible à écrire, l’obligeant à écouter et réécouter les horreurs proférées chaque jour pour les disséquer et leur opposer un contre-argumentaire.

Un outil au long cours

Présenté comme un acte militant, prélude à un combat à remettre en œuvre, il démonte 78 idées reçues – autant de préjugés simplistes trop souvent repris tels quels. Parce qu’il est soutenu par un collectif, il représente déjà une réponse et est, en tant que tel, une motivation pour s’engager, avec des arguments solides pour combattre les thèses d’extrême droite.

La force des idées d’extrême droite étant de présenter une solution simpliste à un problème complexe, c’est un travail au long cours qui doit être engagé, selon les mots de Vincent Edin, pour refuser la « pensée reptilienne ». C’est à cet usage que le livre est destiné. En faire un « vade-mecum » contre les attaques de l’extrême droite auxquelles il peut paraître compliqué de répondre.

Parce qu’il en a disséqué le discours et illustré le vide, ce livre est une étape essentielle de travail qui doit permettre aux acteurs du mouvement social de construire un discours offensif sur ce sujet.

Et c’est ce qui a poussé l'auteur à intégrer de nouveaux sujets dans l’édition de 2017, après les attentats, la tragédie des réfugiés, ou les questions européennes.

Migrants, réfugiés, islam : préjugés et boucs émissaires

Le côté outil de l’ouvrage est assumé par Françoise Dumont, présidente de la LDH, qui met en lumière sa capacité à déjouer ce qui se présente sous le sceau du bon sens. Ainsi du prétendu « grand remplacement » (de notre société par l’islam), des menaces qui péseraient sur notre identité, « qu’elle soit heureuse ou malheureuse », des manipulations qui sont faites des attentats ou bien de la tragédie des migrants, en fait une « crise de l’accueil des migrants ». Pour elle, il s’agit aussi de montrer que « quand il y a une volonté politique, on peut y arriver ».

La pertinence du livre pour identifier et dénoncer les faux débats est aussi souligné par les représentants des lycéens de la FIDL et de l’UNL. Ils soulignent en même temps l’urgence de recentrer la discussion sur des sujets concrets, comme la situation des lycéens sans papiers et plus généralement la question des mineurs étrangers isolés, sur lesquels il importe de se mobiliser.

Clara Jaboulay, présidente de l’UNL, insiste aussi sur l’importance de l’unité dans cette bataille. Elle rappelle la force de « l’action commune et collective » contre la loi « travail » qui a réuni les organisations présentes : si les demandes et les propositions de l’intersyndicale ont eu un écho dans le débat public, c’est parce que, précisément, leur démarche était unitaire.

Une démarche d’action unitaire qui est aussi pour elle le seul moyen d’arriver à bloquer les discours de haine et à imposer une autre parole.

La seule condamnation morale n’est plus suffisante

Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, a évoqué la percée, même si elle reste plus faible que dans d’autres professions, des idées d’extrême droite chez les fonctionnaires et les enseignants. C’est le rôle du syndicalisme de « chercher à rassembler le monde du travail », parce qu’il n’est « plus suffisant de condamner moralement (…) nous avons la responsabilité d’intervenir » et de « discuter avec les salariés ». Travail de « fourmi » sur le terrain, elle se dit convaincue que d’autres forces rejoindront ce collectif.

La lutte contre des idées qui maintiennent des systèmes d’oppression et de hiérarchisation entre les salariés et les personnes est au cœur du combat syndical, commente en substance pour sa part Cécile Gondard-Lalanne, co-déléguée générale de Solidaires, qui voit dans ce livre un outil pour combattre les divisions. « Le cadre collectif » est l’autre outil qui permet de répondre à la banalisation des thématiques d’extrême droite, constate-t-elle elle aussi.

Côté étudiants, Lilâ Lebas, présidente de l’Unef, fait elle aussi le constat d’un combat toujours d’actualité, et qui doit se mener, contre la résignation et le repli sur soi. Il faut « montrer qu’on peut construire ensemble une offre politique » pour mener « un débat progressiste » et l’Unef, sur la question des étudiants sans papiers entre autres, reste toujours mobilisée.

Oser le débat et l’engagement

Au-delà, il s’agit aussi d’« agir en interne, dans nos organisations », défend Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Certains syndiqués sont parfois mal à l’aise face à ces questions, et ont du mal à la fois à opposer des arguments solides aux discours d’extrême droite, et à mener le débat, notamment dans les entreprises elles-mêmes, où il s’avère pourtant indispensable.

C’est la responsabilité des syndicats que de « montrer du doigt qui sont les responsables dans la crise économique, le chômage ou d’autres problèmes », loin des boucs émissaires désignés par l’extrême droite et eux aussi victimes de ces crises – ou des guerres. Il faut que les syndicats s’emparent davantage de ces questions, mènent le débat avec les salariés, souligne le syndicaliste.

Il a rappelé également la campagne subie par les comités d’entreprise qui ont décidé de mettre leurs centres à disposition des associations pour loger des réfugiés. Une bataille que la CGT n’a pas l’intention d’abandonner…

Rassembler plus largement

Un tel combat mérite le rassemblement le plus large. Face aux risques de division de la société, de haine xénophobe ou raciste, le mouvement syndical a toujours opposé des perspectives de solidarité, et de luttes communes pour l’égalité des droits, la justice sociale, et un horizon de respect et de liberté.

Aussi, comme d’autres, le secrétaire général de la CGT le souligne : l’un des prochains défis du collectif sera d’être plus nombreux encore autour de la table. Car la lutte contre le racisme et l’extrême droite demande que « tous les syndicats soient rassemblés ».

Des rendez-vous à venir

Si, comme l’ont souligné dans la salle plusieurs intervenants, le climat politique actuel s’avère plutôt sombre, les responsables syndicaux ont fait entendre un discours combatif. Et ils ont d’ores et déjà annoncé des rendez-vous en Provence le 8 décembre et dans le Pas-de-Calais en janvier, pour aller au contact des salariés, tous ensemble, afin de mener la lutte contre l’extrême droite et de proposer d’autres combats communs et solidaires.

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Accès à l'emploi : des discriminations liées à l’origine

Accès à l'emploi : des discriminations liées à l’origine

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Une étude du Défenseur des droits relate les discriminations dont sont victimes les personnes d’origine étrangère pour accéder à l’emploi. Elle s’appuie sur plus de 750 témoignages.

Il y a « urgence à mener des politiques publiques fortes pour lutter contre les discriminations » alerte le Défenseur des droits, l’institution dirigée par Jacques Toubon, dans l’étude sur les discriminations liées à l’origine dans l’accès à l’emploi, rendue publique le 19 septembre 2016.

Cette étude dresse « un panorama particulièrement inquiétant du parcours d’obstacles que constitue le marché du travail pour les personnes d’origine étrangère », surtout si elles sont vues comme arabes et musulmanes.

758 personnes, âgées de 18 à 65 ans et d’un niveau de qualification plutôt élevé, ont répondu en ligne à l’appel à témoignage lancé au printemps par le Défenseur des droits. Certes, le panel n’est pas représentatif, puisque volontaire, mais les propos recueillis illustrent « la diversité des difficultés » rencontrées par cette population et « leurs conséquences sur les parcours professionnels et personnels ».

L’existence d’une discrimination à l’embauche liée à l’origine ayant par ailleurs été largement documentée depuis plusieurs années (voir les études et analyses de l’Insee, l’INED, le CESE, France Stratégie…), l’analyse des témoignages s’appuie sur de nombreuses références.

Le cumul des motifs de discrimination

Parmi les répondants, plus de 60 % déclarent avoir été « souvent » ou « très souvent » confrontés aux discriminations dans l’accès à l’emploi ou à un stage au cours des cinq dernières années. Mais si l’origine est le motif majoritairement évoqué, celui-ci se cumule avec d’autres critères : les deux tiers mentionnent les noms et/ou prénoms et un tiers la couleur de la peau ou les convictions religieuses réelles ou supposées.

Cette demandeuse d’emploi de 25 ans, pourtant « recommandée » par tous ses anciens tuteurs, dit en avoir fait la douloureuse expérience : « J’ai à peine décroché deux entretiens en sept mois en postulant tous les jours et en rappelant les entreprises. » « Il est clair que ni mon nom et mon prénom, qui sonnent très étrangers, ni ma couleur de peau ne m’aident. »

De même, cette étudiante de 20 ans, qui dit n’être « jamais très à l’aise » quand elle doit déposer son CV ou téléphoner pour une candidature : « J’ai l’appréhension de donner mes nom et prénom. J’ai toujours un peu peur. »

Le Défenseur des droits précise que « les convictions religieuses sont beaucoup plus citées comme motif de discrimination par les personnes vues comme arabes (42 %) que comme noires (8 %) » et lie cette situation au « contexte actuel où les préjugés attachés à la religion musulmane sont particulièrement marqués ».

Il mentionne, à ce sujet, le rapport annuel 2015 de la CNCDH « Au lendemain des attentats de novembre, le patron m’a dit qu’il voulait travailler avec des Français et m’a licencié. Pour info, je suis français », raconte ce demandeur d’emploi de 41 ans.

« Des effets dévastateurs sur la vie professionnelle et personnelle »

« Face aux discriminations à répétition », « les personnes d’origine étrangère tentent de trouver des solutions pour adapter leur projet professionnel et trouver malgré tout à s’insérer dans le marché du travail », écrit le Défenseur des droits. Les plus diplômés envisagent l’expatriation comme cette femme, demandeuse d’emploi : « Je travaille dans l’informatique bancaire, j’ai 27 ans, un bac +5, je parle 4 langues couramment, j’ai de l’expérience mais toujours pas de CDI… Actuellement je pense à changer de pays et monter ma boîte à l’étranger. » Pour d’autres, le déclassement ou l’acceptation d’un emploi précaire sont la seule issue pour parvenir à accéder à l’emploi.

Dans tous les cas, les personnes étrangères qui ont subi des discriminations tout au long de leur parcours professionnel font état de conséquences qui affectent leur vie personnelle. Cela va de la résignation à l’abattement, notamment chez les femmes dont 43 % d’entre elles indiquent une perte de confiance en soi (contre 30 % des hommes) jusqu’au profond désespoir : « Malgré mon parcours exemplaire, j’ai abandonné l’idée de retrouver du travail et traverse une dépression. Je pense changer de nom », témoigne cette demandeuse d’emploi de 35 ans. De même, ce demandeur d’emploi de 32 ans : « Juste que ça détruit une vie. Socialement, psychologiquement, et parfois on a envie de disparaître car on se sent inutile ».

Autant de réactions et d’attitudes qui, ajouter au non-recours à leurs droits, « signalent » selon le Défenseur des droits, « une perte de confiance à l’égard des institutions de la République et en la capacité des politiques publiques à lutter contre cette situation ».

Une femme de 28 ans, qui a un emploi, forme l’espoir « que cette étude ouvrira les yeux sur le mal-être de la troisième génération issue de l’immigration. On parle d’intégration alors que nous faisons partie intégrante de la France, alors que la France est le seul pays que nous ayons connu ».

La CGT demande :

- la mise en place d'un registre d'embauche, recensant les CV reçus et les recrutements effectués, avec le sexe, le nom, la date et lieu de naissance, le lieu de résidence et le niveau de qualification du candidat;

- la mise en place d'une notification des droits, remise obligatoirement lors de chaque entretien d'embauche, rappelant les questions que le recruteur n'a pas le droit de poser ainsi que les recours en cas de discrimination;

- la mise en place d'un indicateur permettant de mesurer les écarts sur les carrières et d'adopter des mesures de prévention par la négociation;

- une action de groupe, de façon à permettre à l'ensemble des victimes d'une même discrimination d'aller en justice, de gagner la réparation intégrale de leur préjudice et des condamnations dissuasives;

- des sanctions pour les entreprises qui discriminent.

Pour la CGT, « le projet de loi “égalité et citoyenneté” qui arrive en discussion au Sénat à la fin du mois de septembre est le support idéal pour intégrer ces mesures. Qu'elles soient sexistes, racistes ou syndicales… les discriminations sont inacceptables et ne peuvent se contenter de mesures de communication ou de slogans ».

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