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A Aéroports de Paris, la sous-traitance s’envole

A Aéroports de Paris, la sous-traitance s’envole

Transports

Si tous les voyants sont au vert pour le groupe, malgré un contexte tendu, Aéroports de Paris intensifie sa politique de sous-traitance au bénéfice des actionnaires.

 

Signé fin 2015 entre Aéroports de Paris (ADP) et l’État, le contrat de  régulation  économique portant sur la période 2016-2020  a  commencé  à  produire  ses  effets.  Et  ils  n’augurent  rien  de  bon  pour  les  salariés. Invoquant  la  baisse  (relative)  du  trafic  et  la  pression  concurrentielle,  ADP, qui ambitionne de dépasser Londres, a entamé une série de réformes afin d’améliorer sa compétitivité et sa productivité sur les plateformes de Roissy et d’Orly. Outre quatre milliards d’euros d’investissements, le groupe a également choisi de cibler ses économies sur les charges salariales.

 

Au  programme :  l’automatisation  de l’enregistrement  des  bagages  et  de l’embarquement,  une  stricte  limitation des augmentations générales des salaires  et,  surtout,  le  non-remplacement d’un départ sur deux, ce qui représente environ 250 postes à Orly. Un site où la jonction des terminaux Sud et Ouest, à l’horizon 2020, fait par ailleurs craindre d’autres suppressions d’emplois. Depuis 2005, année de la privatisation partielle d’ADP, 1 500 postes ont déjà disparu…

 

À Orly, les effectifs d’ADP sont ainsi passés  de  6 958  équivalents  temps plein  en  2010,  à  6 553  en  2015.  Or,  dans le même temps, le trafic « voyageurs » connaissait  une  croissance  régulière, portée par les compagnies low cost. « Les postes supprimés ont été compensés par le recours à la sous-traitance, mais en partie seulement, affirme Fabrice Michaud,  secrétaire  général  du  syndicat  CGT  d’ADP. L’évolution des dernières  années  fait,  qu’aujourd’hui, la  sous-traitance  atteint  un  niveau presque équivalent à celui des charges de personnel. » Parmi les nombreuses activités  sous-traitées :  l’accueil  des  passagers,  la sécurité, le traitement des bagages, le nettoyage…

 

La pression sur les prix imposée par ADP  à  ses  prestataires  (majoritairement  de  toutes  petites  structures) est telle que la situation devient intenable partout dans les services. «Le ménage n’est fait que dans les endroits où les voyageurs sont susceptibles de se trouver. Ailleurs, le service n’estassuré  qu’une  fois  par  mois »,  raconte Pascale, secrétaire de direction. Employé à la maintenance des installations électriques, Thierry déplore le manque de temps et de moyens humains nécessaires à la maintenance préventive. « Je ne sais pas comment on s’en sortirait en cas de grosse panne. » La situation à la sûreté est tout aussi inquiétante,  aux  dires  de  Franck, coordinateur  d’exploitation  au  PCI (poste  de  commandement  intégré). « Avec la réorganisation du service, il y a trois ans, les arrêts de travail et l’absentéisme ont explosé. »

 

Côté résultats, ADP se porte bien. Le groupe a ainsi bouclé l’exercice 2016 sur un bénéfice net de plus de 430 millions  d’euros.  Et  annoncé,  dans  la  foulée,  le  versement  de  deux  milliards d’euros de dividendes pour la période 2016-2020.  Une  excellente  nouvelle pour  ses  actionnaires  –  parmi  lesquels l’État, détenteur de 50,6 % du capital – et un autre motif légitime de colère pour les salariés

Published by CGT INERGY AUTOMOTIVE SYSTEMS -

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