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Le JDD publie un entretien très cadré de Penelope Fillon, contredit par les propos au sujet de Penelope Clarke

Le JDD publie un entretien très cadré de Penelope Fillon, contredit par les propos au sujet de Penelope Clarke

 

 

Le Journal du Dimanche publie un entretien exclusif sous ce titre "Penelope Fillon parle". Deux pages de questions-réponses suite à une entrevue avec l'épouse du toujours candidat de la droite à la présidentielle. Tandis que les deux pages suivantes offrent un décryptage de 19 procès verbaux qui contredisent l'interviewée. 

Tôt ce dimanche 5 mars,  l’entretien  accordé au Journal du dimanche par Penelope Fillon faisait  l’ouverture des journaux  télévisés en continu comme  des bulletins d’information des  radios. Le téléspectateur et l’auditeur apprenaient que Penelope affirmait : « j’ai dit à François d’aller jusqu’au bout ». Toutefois, la brève  présentation de cet entretien  nous apprenait que celui-ci avait été réalisé le 4 mars au matin dans le cabinet de Pierre Cornut-Gentille en présence  de ce dernier ainsi que de celle de la communicante de François Fillon, Anne Méaux. Tout semblait donc sous contrôle dans ces deux pages d’interview. Mais , comme toute médaille a son  revers,  l’article de Laurent Valdigué citant des extraits de l’enquête policière dans les deux pages suivantes du JDD  détruisait de bout en bout l’argumentaire de cette « pauvre » Penelope .

Deux pages d'entretien plein d'empathie avec Penelope Fillon

Tout semblait donc bien cadré pour les propos de Penelope Fillon donne envie  aux soutiens de François Fillon  de se rendre au Trocadéro ce dimanche. D’autant que Anna Cabana et Hervé Gattegno, les deux journalistes chargés de cet entretien,  avaient choisi de jouer à fond  la complaisance et l’empathie.  Interrogée sur les documents fournis à la police concernant  la nature de son travail au service de son député de mari dans la Sarthe, Penelope déclare : « j’ai fait donner par mon avocat des documents  aux enquêteurs ».

« Quels  documents » lui demande-t-on. Réponse : « des courriers  avec des notations prouvant  qu’ils étaient passés par moi ; des échanges de mails  avec les autres collaborateurs de  mon mari. Les notes que je faisais, je ne les ai pour la plupart pas gardées, je faisais tout à la main. J’ai retrouvé beaucoup de documents  de la période 2012-2013, mais peu pour les années antérieures à 2007».

Deux pages qui accablent Penelope Clarke

Parallèlement à   l’entretien  que Penelope Fillon accorde ce dimanche  à deux de ses journalistes sur deux pages, Le JDD  publie sur deux autres pages un article de  Laurent Valdiguié  sous le titre : « Les 19 procès verbaux de l’affaire Clarke ». Clarcke est  le nom de jeune fille de Penolope Fillon.  Le journaliste du JDD  cite des extraits des propos  tenus devant les enquêteurs  par différentes  personnalités  parmi lesquelles figure Nathalie   Blin  qui fut longtemps  assistante parlementaire de  François Fillon  et qui déclare à propos de Penelope : « Je sais, bien sûr, qui elle est mais je ne l’est jamais côtoyée  hormis la voir dans des meeting  et je pense qu’elle ignore totalement qui je suis». Et Laurent Valdiguié de poursuivre en ces termes : « le policier lui demande si elle savait que Penelope Fillon  était assistante parlementaire entre 1998 et 2002». Réponse de Nathalie Blin : « Oui, puisque  c’est la raison pour laquelle j’étais payée à mi-temps par François Fillon. Je n’ai pas eu de rapports de travail avec madame Fillon. Ce que je sais, c’est qu’en 1998 ma rémunération  a été diminuée de moitié  pour permettre la rémunération de madame Fillon».

"On a tous pensé que cela justifiait de me maintenir dans mes fonctions" 

Précisons ici que la rémunération brute mensuelle de Penelope Fillon  était  de 3.900€  en 2001  et qu’elle est passée à  4.600€ au début de l’année 2002, selon les chiffres révélés par le Canard enchaîné  que François Fillon n’a jamais été en mesure de démentir. Mais,  suite aux élections  législatives de juin  2002, François Fillon  est devenu ministre du Travail dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Il est venu habiter à Paris et  Penelope avec lui.  Mais elle est néanmoins devenue  l’assistante  parlementaire de Marc Joulaud , le suppléant de Fillon. Son salaire d’assistante est aussitôt passé  de 4.600€ brut  à 6.900€ dès l’été  2002. En présence   d’Anne Méaux  et de maître Pierre Cornu-Gentille, Anna Cabana  et Hervé Gattegno n’ont pas interrogé Penelope Fillon sur le quasi doublement de son salaire. « Vous  avez également été l’assistante du suppléant  de votre époux, Marc Joulaud », se contentent-ils de rappeler. Réponse de la dame : « c’est mon mari qui a été élu, Marc Joulaud  a pris la suite. Comme il était moins connu, mon travail à ses côtés lui donnait une légitimité. François voulait garder le lien avec la circonscription et les Sarthois continuaient à lui envoyer autant de demandes. On a tous pensé que cela justifiait de me maintenir dans mes fonctions ».

Mais il faut une fois de plus se reporter  à l’article de Laurent Valdigué  pour en savoir un peut plus sur les activités de Penelope Fillon à 6.900€ bruts par mois dès l’été 2002 puis 7.900€ à partir de 2006. Selon le journaliste du JDD  Penelope Fillon aurait dit ceci aux policiers : « L’influence de mon mari  restait importante sur la circonscription  dont je connaissais bien le fonctionnement, ma présence aidait Marc Joulaud à s’imposer au niveau local ». Comment ? Elle aurait  précisé aux policiers  qu’il s’agissait d’un travail « uniquement oral ». Précisons que Marc Joulaud  était aussi  l’assistant parlementaire de  François  Fillon  avant  d’occuper son siège de député à 34 ans quand son mentor devint ministre en 2002. Toujours selon Laurent Valdiguié ,  le tout nouveau député  a déclaré ceci aux enquêteurs : « Pour moi, jeune député , il s’agissait de m’implanter, de me faire connaître en m’appuyant sur Penelope Fillon ». Il parle alors de « relation à trois nécessitant confiance et loyauté absolue avant d’ajouter : « de fait, oui, c’est François Fillon  qui a fixé le niveau de rémunération de son épouse …».

Voilà qui semble clair  et permet de tirer une première conclusion: François Fillon est devenu la brebis galeuse de l’élection  présidentielle pour avoir utilisé sa femme comme une vache à lait !

Published by CGT INERGY AUTOMOTIVE SYSTEMS -

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