Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

Le secteur automobile français se sent d’humeur conquérante

Le secteur automobile français se sent d’humeur conquérante

Mais c’est le Groupe PSA (Peugeot, Citroën et DS) qui a accaparé les gros titres ces dernières semaines en convoitant, à la surprise générale, la division européenne de General Motors. Même si Opel est l’homme malade de l’industrie automobile allemande, le symbole s’avère fort alors que la France avait plutôt l’habitude de voir des groupes étrangers s’emparer de ses fleurons.

Le patron de PSA, Carlos Tavares, a dit vouloir constituer un « champion européen » et a évoqué un potentiel cumulé de cinq millions d’unités vendues d’ici à cinq ans. Il y a trois ans, son entreprise n’avait évité la faillite que grâce à l’entrée au capital de l’Etat français et du chinois Dongfeng. Le groupe, qui a vendu 3,15 millions de véhicules en 2016 et dégagé un bénéfice net de 2,15 milliards d’euros (+ 79 %) avec une marge de 6 %, enchaîne les annonces d’investissements industriels à l’étranger : Iran, Maroc, Nigeria, Ethiopie, Inde, Kenya, Vietnam et peut-être Malaisie, où il a répondu à l’appel d’offres de Proton.

Le dynamisme actuel des constructeurs doit beaucoup à la nette reprise du marché européen, mais aussi à des restructurations dont la plus emblématique a été la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois en 2014. D’autres usines ont perdu une ou deux lignes de montage, le maître-mot étant la réduction des coûts dont les accords de compétitivité avec des syndicats ont constitué un levier. Du coup, Renault affiche un taux d’utilisation de ses usines de 100 %. Et le « point mort » du Groupe PSA, le nombre de voitures nécessaires pour rentabiliser les coûts fixes, est tombé à moins de 1,6 million, contre 2,6 il y a trois ans.

Les équipementiers automobiles se targuent d’une rentabilité encore plus forte, soit 12,9 % de marge et 1,66 milliard d’euros de bénéfice pour Michelin ; 8,1 % et 925 millions d’euros chez Valeo ; 9,5 % et 312 millions du côté de Plastic Omnium. Eux aussi multiplient les opérations de croissance externe, y compris outre-Rhin : sociétés Spheros et Peiker pour Valeo, usines d’éléments de carrosserie chez Plastic Omnium. Le président de ce dernier, Laurent Burelle, se réjouit des ambitions de PSA, un de ses clients, « passé en trois ans de riche de ses dettes à sept milliards de cash [...]. C’est une merveilleuse nouvelle pour le pays ».

Mais M. Tavares a prévenu que le groupe avait encore « beaucoup de travail », alors que l’industrie doit négocier un resserrement des normes d’émissions, la chute des ventes de véhicules diesel et le virage de l’automobile connectée puis autonome, défis qui ont déjà gonflé ses budgets de recherche et développement en 2016.

Published by CGT INERGY AUTOMOTIVE SYSTEMS -

commentaires

Hébergé par Overblog