Les députés ont rejeté par 335 voix contre 287 le premier amendement des Lords visant à protéger les 3 millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Ils ont fait de même pour l’autre amendement, qui conférait le dernier mot au Parlement sur l’accord final avec Bruxelles, 331 votant contre tandis que 286 votaient en sa faveur. La Chambre des lords a ensuite pris acte du refus par la Chambre des communes de ses deux amendements et a voté contre les deux modifications en deuxième lecture, entérinant ainsi le texte.

“Ça y est. La voie est libre pour Theresa May pour entraîner le pays dans un périple autodestructeur vers un inconnu confus. Ce sera son héritage, sa main, celle qui risque de briser l’économie et de briser le Royaume-Uni aussi”déplore Polly Toynbee, l’éditorialiste du Guardian.

Pourtant, la Première ministre “aurait pu adopter un chemin plus modéré, plus pragmatique”, tenant compte des 48 % des Britanniques ayant voté contre le Brexit. Mais au lieu de faire preuve d’un esprit de générosité au moment de rompre une alliance longue de quarante-quatre ans, “elle a montré un visage sombre et impassible”. Mais tout n’est pas perdu, veut espérer l’éditorialiste.

Ce n’est pas le moment de désespérer. Soyez là pour la marche du 25 mars, pour célébrer le 60e anniversaire de l’UE, en gardant haut les cœurs, parce que tout n’est pas perdu.”

Cette approbation du Parlement survient quelques heures après l’annonce par la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, qu’elle allait demander un nouveau référendum d’indépendance, faisant planer une menace d’éclatement du Royaume-Uni.