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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

Chantiers navals. Le gouvernement rejette une nationalisation de STX

 

 

 

Le secrétaire d’Etat à l’Industrie donne son aval pour faire flotter le pavillon italien sur le site de Saint-Nazaire.

Quant à la CGT, si les garanties industrielles lui semblent « satisfaisantes » même si elle eût préféré le recours à une nationalisation, le syndicat regrette en revanche le manque de garanties sociales « sur le maintien des emplois, au travers d’un vrai plan d’embauche massif aux chantiers, avec des conditions salariales décentes, comme c’est nécessaire », a réagi Sébastien Benoît, délégué syndical CGT.
« Ce projet comporte des engagements relatifs à la pérennité du site et de ses activités, à l’investissement, au maintien et au développement de l’emploi, à la préservation du tissu de sous-traitance, du bureau d’études et de l’ingénierie, ainsi qu’à la capacité autonome à formuler des devis », a promis le ministre. Et d’appuyer sur un droit de véto « permettant à l’Etat français de s’opposer à ce que l’activité des Chantiers ou de leur bureau d’études soit substantiellement réduite, que leur propriété intellectuelle ou leur savoir-faire soient transférés, que les Chantiers développent des partenariats, filiales ou acquisitions hors d’Europe, ou une stratégie contraire aux intérêts en matière de défense nationale ». Ce droit de véto serait valable 20 ans, avec « un rendez-vous au terme de douze ans ». « Malgré les garanties obtenues, note le PCF, le montage présenté risque d’être ingouvernable et l’avenir n’est pas garanti à moyen terme : un fleuron industriel aussi important ne peut pas devenir la variable d’ajustement des capacités de production italiennes », dénonce-t-il dans un communiqué.
La CGT regrette le manque de garanties sociales
 
Certes, Fincantieri, détenu à 75 % par l’Etat italien, n’aura qu’une majorité relative, de l’ordre de 48 %. Mais l’Italie aura le contrôle des Chantiers de Saint-Nazaire, vu qu’une fondation bancaire privée italienne obtiendrait autour de 7 % du capital. L’Etat français gardera sa minorité de blocage en détenant 33,3 % du capital. DCNS devrait également faire son entrée au capital, à hauteur de 12 %. Si le secrétaire d’Etat laisse se hisser un pavillon italien au-dessus des chantiers, en revanche, il a négocié quelques garanties.
Pas de nationalisation, même temporaire. Ce jeudi, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, a acté un « accord de principe du gouvernement à une reprise par l’Italien Fincantieri », alors que de nombreux candidats à la présidentielle, de François Fillon à Benoît Hamon en passant par Jean-Luc Mélenchon, s’étaient prononcés en faveur de cette solution. Le candidat de la France insoumise y voyant là une « trahison » de la part du gouvernement. « La nationalisation est un devoir immédiat », poursuit-il dans un tweet.  Selon Arnaud Montebourg, soutien de Benoît Hamon, « la prise de contrôle par l'Etat est indispensable et ne coûtait rien », environ « 41 millions d’euros » pour posséder 51 % des parts… soit 1/1000e du coût du Pacte de responsabilité.
 

Published by CGT INERGY AUTOMOTIVE SYSTEMS -

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