Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

Automobile : comme Hulot, ces pays rêvent de la fin du diesel et de l'essence

 

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a annoncé jeudi «la fin de la vente» des voitures diesel et essence d'ici à 2040 en France. L’Hexagone n’est pas le premier pays à se doter d’un tel objectif. 

Il vante une «révolution». En annonçant jeudi la fin de la commercialisation des voitures diesel et essence en France d’ici à 2040, Nicolas Hulot a inscrit l’Hexagone dans un mouvement mondial : la fin des voitures à moteur thermique et un passage vers l'hybride ou le tout électrique. La France devient ainsi le 14e pays à se fixer un objectif similaire en terme de parc automobile électrique, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie, rejoignant l’Autriche, le Danemark ou encore l’Allemagne, mais aussi des économies plus jeunes, comme la Chine ou l’Inde. 

2,3 millions de mort chaque année en Inde

Fin avril, Piyush Goyal, ministre indien en charge de l’Énergie, des énergies renouvelables, du charbon et des mines, expliquait ainsi avoir pour objectif que «pas une seule voiture à pétrole ou à diesel» ne se vende après... 2030 ! Un challenge impressionnant mais littéralement vital pour ce pays en pleine expansion : chaque année, 2,3 millions de morts y seraient dues à la pollution de l’air, selon une enquête de Greenpeace.

 

Pour répondre à ce défi dans un temps si limité, l’Inde souhaite «commercialiser des voitures électriques à grande échelle». Sans forcément attendre que les batteries, point faible de l’équipement électrique, ne gagnent en autonomie. Le gouvernement planche donc sur un vieux dispositif, un temps porté par l'entreprise israelienne Better Place, à contre-courant de la tendance mondiale, qui consiste à implanter des bornes de recharge rapide partout en ville. Les conducteurs amèneraient simplement leur voiture à une station... pour y échanger la batterie de leur véhicule contre une autre, entièrement chargée. 

Le modèle norvégien

Aux Pays-Bas, acheter une voiture à moteur thermique (essence, diesel ou GPL) sera impossible à partir de 2035. En Suède, le constructeur automobile Volvo a annoncé qu'il ne lancerait plus que des modèles électriques ou hybrides à compter de 2019. Mais le pays de référence en Europe est sans conteste la Norvège. Celle-ci s'est fixé pour ambition de voir cesser dès 2025 les ventes de voitures traditionnelles. En juin, pour la première fois, les voitures électriques y ont d’ailleurs trusté la plus grosse part de marché des ventes automobiles. 

Selon les chiffres du Conseil d'information sur le trafic routier, les voitures zéro émission ont représenté 27,7% des nouvelles immatriculations le mois dernier, quand les véhicules à moteur diesel en constituaient 24,2% et les moteurs à essence 23,1%. Un classement qui fait dire à la secrétaire générale de l'Association pour la voiture électrique que celle-ci est «en train de conquérir les marchés de masse pour de bon».

Un secteur accro aux aides publiques

Un optimisme qu’il convient toutefois de nuancer. Pour l’heure, dix pays regroupent à eux seuls 95 % de la flotte électrique : la Chine, les États-Unis (surtout la Californie), le Canada, la Japon, la Norvège, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède. Une disparité qui s’explique notamment par le fait que le secteur dépend largement des aides publiques. Avec deux millions de véhicules roulant dans le monde, les voitures fonctionnant à l'électricité (hybrides rechargeables incluses) ne sont encore que 0,2% du parc automobile mondial. 

Published by CGT INERGY AUTOMOTIVE SYSTEMS -

commentaires

Hébergé par Overblog