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François de Rugy: les faits et les on-dit

Dans une interview accordée ce mercredi 12 juillet à France Bleu Loire Océan, le président de l'Assemblée nationale François de Rugy explique qu'il ne démissionnera pas forcément de son poste dans deux ans et demi, comme l'a pourtant annoncé Richard Ferrand, fin juin.


Il réclame "un certain temps de fonctionnement"


Le président du groupe La République en marche au Palais-Bourbon, Richard Ferrand, avait affirmé que tous les postes à responsabilités du parti, ainsi que le perchoir, seraient remis en jeu à mi-mandat. François de Rugy devrait donc démissionner de la présidence de l'Assemblée fin 2019, mais ce dernier préfère temporiser. "Nous avons eu une discussion au sein du groupe En marche qui a consisté à dire qu'on redébattrait des responsabilités à mi-mandat. On le fera, insiste-t-il. Je ne vais pas préjuger des conclusions de ce débat mais, en ce qui me concerne, je suis élu pour cinq ans, c'est un fait."


François de Rugy invite à "rester serein" par rapport à cette question. "J'en discute avec les députés : seul un certain temps de fonctionnement permettra d'avoir le recul nécessaire sur cette question", explique-t-il.


Les exemples Debré et Bartolone


Cette déclaration intervient alors que l'un des prédécesseurs de l'actuel président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, secrétaire général du parti LR, a conseillé, mercredi, à François de Rugy "de ne pas démissionner à mi-mandat" et de "refuser le diktat de l'Elysée". L'article 32 de la Constitution stipule en effet que le président de l'Assemblée nationale est élu pour la durée de la mandature.


François de Rugy rappelle que d'autres anciens présidents de l'Assemblée, comme Jean-Louis Debré (LR) et Claude Bartolone (PS), ont pris une position similaire, au nom de la défense de l'autonomie du pouvoir parlementaire vis-à-vis du pouvoir exécutif.


Une décision collective


Le député nantais rappelle aussi que cet engagement "concerne l'ensemble des responsabilités, présidents de groupe, vice-présidents de l'Assemblée, présidents de commissions..." Il n'est donc pas le seul concerné, "donc il faudra bien mesurer ce que l'on doit faire sur l'ensemble de ces responsabilités à mi-mandat." Et quand France Bleu Loire Océan lui demande si cela signifie qu'il ne démissionnera pas forcément dans deux ans et demi, le président de l'Assemblée répond que "cela dépendra de la discussion qu'il y aura en groupe, parce que c'est l'engagement" qui a été pris.

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