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Syndicat CGT  AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

Syndicat CGT / AUTO INERGY DIVISION / Groupe Plastic Omnium

L’hydrogène pourrait.....

L’hydrogène pourrait alimenter 10 à 15 millions de voitures d’ici 2030

À l’occasion de la COP23, le Conseil de l’hydrogène, qui réunit 18 multinationales du secteur, a publié une feuille de route ambitieuse pour la filière. Celle-ci estime que l’hydrogène, déployé à grande échelle, pourrait représenter un cinquième de l’énergie consommée en 2050. Mais pour cela, gouvernements et investisseurs doivent l’intégrer dans leurs stratégies.  

L'hydrogène pourrait générer un chiffre d'affaires de 2 500 milliards de dollars en 2050.
iStock

Alors que la France, suivie par de nombreux autres pays, a décidé de se passer des voitures thermiques à l’horizon 2040, l’hydrogène tente de se frayer un chemin aux côtés des véhicules électriques. La filière, réunie au sein du Conseil de l’hydrogène ("Hydrogen Council"), a profité de la COP23 pour publier une feuille de route particulièrement optimiste pour l’avenir (1).

Intitulée 'La montée en puissance de l’hydrogène', l’étude menée par le cabinet McKinsey, table sur le fait que l’hydrogène, déployé à grande échelle, pourrait représenter près d’un cinquième de l’énergie totale consommée en 2050, avec une demande annuelle multipliée par dix. L’hydrogène pourrait ainsi alimenter 10 à 15 millions de voitures et 500 000 camions d’ici à 2030.

"Le monde du XXIème siècle doit effectuer une transition vers l’utilisation d’énergies à faibles émissions de carbone, explique Takeshi Uchiyamada, PDG de Toyota Motor Corporation et co-président de l’Hydrogen Council. L’hydrogène est une ressource indispensable pour parvenir à cette transition car il peut servir à stocker et transporter de l’électricité d’origine éolienne, solaire ou provenant d’autres sources renouvelables en vue d’une utilisation dans les transports ou dans tout autre domaine." 

30 millions d’emplois

L’hydrogène pourrait ainsi contribuer à hauteur de 20 % à l’objectif de réduction des émissions de CO2 d’ici la moitié du siècle. Il générerait un chiffre d’affaires de 2 500 milliards de dollars et créerait plus de 30 millions d’emplois. Mais pour cela, d’importants investissements sont nécessaires, de l’ordre de 20 à 25 milliards de dollars par an.

"Les solutions sont matures sur le plan technologique et des acteurs industriels se sont engagés. Nous avons désormais besoin d’efforts concertés de toutes les parties prenantes pour que cette ambition se matérialise", lance Benoît Potier, PDG d’Air Liquide et co-président de l’Hydrogen Council.

Jusqu’ici reléguée au second plan derrière les véhicules électriques, la filière hydrogène commence à se faire une place dans la mobilité propre. Le constructeur ferroviaire français Alstom vient d’annoncer la livraison de 14 trains à hydrogène, d’une autonomie de 1 000 kilomètres, en Allemagne. Pau (Pyrénées-Atlantiques) a également lancé la première ligne de bus alimentés par de l’hydrogène. Et un bateau bus à hydrogène a été inauguré début novembre à La Rochelle (Charente-Maritime).

7 000 voitures à hydrogène

L’hydrogène peut être produit à partir de gaz naturel, ou bien à partir d’énergies renouvelables, par électrolyse de l’eau. Avec une consommation mondiale de 60 millions de tonnes par an, il représente moins de 2 % de la consommation mondiale d’énergie. Mais le déploiement des énergies renouvelables pourrait rapidement changer la donne. L’énergéticien Engie a ainsi décidé de se doter d’une entité dédiée à l’hydrogène renouvelable, après avoir cédé ses actifs de la filière amont de gaz naturel liquéfié à Total.

Pour l’instant, 7 000 voitures roulent à l’hydrogène dans le monde, dont une cinquantaine de taxis Hype à Paris. Mais le conseil de l’hydrogène, lancé en début d’année au forum économique mondial de Davos, entend bien convaincre les gouvernements et les investisseurs de l’intérêt de la filière. Il réunit 18 multinationales parmi lesquelles Air Liquide, Alstom, Audi, BMW, General Motors, Hyundai, Statoil, Total ou encore Toyota… mais pour l’instant, aucun constructeur français.

Audi, Faurecia, Plastic Omnium et Faber Industries rejoignent le Hydrogen Council

Lancé en janvier 2017 à Davos par 13 industriels internationaux, le Hydrogen Council accueille 11 nouveaux membres. Ces 24 entreprises entendent bien défendre l’hydrogène comme pilier de la transition énergétique.

Audi, Faurecia, Plastic Omnium et Faber Industries rejoignent le Hydrogen Council © D.R. - CEA

 

L’hydrogène est l'avenir de l'énergie. Air Liquide en est persuadé. Il n’est pas le seul. En janvier dernier, à Davos, treize dirigeants de grands groupes internationaux (Air Liquide, Alstom, Anglo American, BMW Group, Daimler, Engie, Honda, Hyundai, Kawasaki, Royal Dutch Shell, The Linde Group, Total et Toyota) se sont réunis pour constituer le Hydrogen Council. Ils viennent d’être rejoints par ceux d’Audi, Iwatani, Plastic Omnium et StatoilMitsui & Co, Plug Power, Faber Industries, Faurecia, First Element Fuel (True Zero), Gore et Toyota Tsusho. Au total, le conseil de l’hydrogène compte maintenant vingt-quatre membres, qui génèrent collectivement un chiffre d’affaires de 1 300 milliard d’euros et emploient 2,06 millions de personnes dans le monde (chiffres 2015-2016).

24 membres

Leur ambition commune est de poser l’hydrogène comme la molécule pilier de la transition énergétique. "La forte augmentation du nombre de membres au sein du Hydrogen Council montre que la technologie hydrogène bénéficie du large soutien nécessaire à son développement et, bientôt, il sera difficile d’imaginer le quotidien sans l’hydrogène", explique Takeshi Uchiyamada, co-président du Hydrogen Council et président de Toyota Motor Corporation, dans un communiqué.

Séduire les investisseurs

Présidé par Benoît Potier, président directeur général d’Air Liquide, ce conseil de l’hydrogène s’est fixé comme mission d'intensifier les investissements, le développement et la commercialisation de l’hydrogène et des piles à combustible et de peser sur les politiques publiques. Il organise le 18 septembre prochain une demi-journée destinée aux investisseurs dans le cadre de la Semaine du climat à New York et en marge du Forum pour l’investissement responsable (SIF). 

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