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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

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Bonnet Rouge...Suite et Fin...

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Bonnet Rouge....

Bonnet Rouge....Foot...Taxe...

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Les 283 salariés de l’équipementier Heuliez, à Cerizay (Deux-Sèvres), dont la liquidation judiciaire à été prononcée, vivent avec beaucoup d’émotions jeudi eur dernier jour de travail.

Décidé le 30 septembre par le tribunal de commerce de Niort, l’arrêt de l’outil industriel devait prendre effet un mois plus tard.

La région Poitou-Charentes espère toutefois relancer l’activité dans l’usine par la création d’une Société d’économie mixte (SEM) chargée de reprendre l’outil industriel dans l’attente d’un hypothétique repreneur.

Le tribunal de commerce de Niort devait décider, jeudi également, de la validité du plan de reprise par la SEM qui prévoit de conserver une quinzaine d’employés dans l’espoir que des contrats ultérieurs permettent de ré-embaucher d’autres anciens salariés.

En attendant ce mieux hypothétique, les salariés étaient assez abattus : «Plus qu’un gâchis industriel, c’est un drame humain», pouvait-on lire sur des T-shirts.

Ces derniers, dont certains étaient venus avec leurs enfants, ont symboliquement assisté au dernier coup de presse sur un élément de carrosserie. Ils sont ensuite allés déposer leurs tenues de travail de couleur grise sur les grillages ceinturant l’usine.

Les prises de parole de représentants syndicaux, la gorge nouée, ont fait ensuite couler des larmes sur les joues des désormais ex-salariés.

«C’est la fin aujourd’hui d’un des fleurons de l’industrie automobile de la région. La fin d’une aventure industrielle commencée en 1920», a dit les larmes aux yeux le représentant CFDT, Claude Point.

Cette fermeture intervient six mois après le placement d’Heuliez en redressement judiciaire. Elle arrive aussi après des années de difficultés, le premier dépôt de bilan de l’équipementier remontant à 2007, alors que jusqu’à 3.000 ouvriers ont travaillé sur le site dans les années 70 à 90.

Heuliez était considéré comme un précurseur et un fleuron français de la carrosserie automobile. La 604 limousine du Pape Jean-Paul II, les bus doubles articulés ou la Renault 5 turbo sont en effet sortis des ateliers deux-sévriens.


Les 283 salariés de l’équipementier Heuliez, à Cerizay (Deux-Sèvres), dont la liquidation judiciaire à été prononcée....

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ECOTAXE....

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CONCURRENCE DÉLOYALE....

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L'Info...c'est CGT...Agir Aussi...

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http://cgtinergygroupeplasticomnium.over-blog.com/

La CGT INERGY (Groupe Plastic Omnium) ne peut pas rester immobile...
Nous ne pouvons pas fermer les yeux devant cette situation
Notre devoir, c'est d'agir
D'agir dans l'intérêt général, d'agir avec justice, mais d'agir»...
Nous croyons que la pire des injustices, c'est l'immobilisme

Les Blogs CGT INERGY Automotive Systems

Blog SYNDICAT CGT INERGY GROUPE PLASTIC OMNIUM

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La CGT ne peut pas rester immobile...

Nous ne pouvons pas fermer les yeux devant cette situation

Notre devoir, c'est d'agir...

D'agir dans l'intérêt général, d'agir avec justice, mais d'agir»...

Nous croyons que la pire des injustices, c'est l'immobilisme

Etat des effectifs chez INERGY LavaL....!!!!!

La Baisse des effectifs,en particulier celle des "ouvriers" sur l'année 2012/2013 est catastrophique...La pérénnité de l'usine de production est menacée devant une constante sous charge depuis plusieurs mois et une absence d'alternative à cette situation.Aprés les décisions d'Inergy et de Plastic Omnium de délocaliser son centre technique hors du département ,l'inquiétude est grande ,pour Tous,sur l'Avenir...
L'Info...c'est CGT...Agir Aussi...
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Published by CGT INERGY AUTOMOTIVE SYSTEMS -

Les éditorialistes du dimanche

En quelques jours, il y a eu un torrent de commentaires sur l'ouverture des commerces aux heures de nuit et le dimanche. Des diatribes plutôt que des analyses, contre les syndicats, sur le conservatisme du droit social et sur l'incroyable « chance » que raterait la France en passant à côté de cette consommation dormante et non réalisée à cause des restrictions d'ouvertures des commerces. Exemple parmi des dizaines d'autres, L'Express : « les syndicats français sont nuls. Nuls, on le voit avec cette affaire Sephora, déplorable. Les commerçants veulent ouvrir, les salariés veulent travailler, les clients veulent venir dans les magasins à des heures inhabituelles, que ce soit le dimanche ou tard le soir... et évidemment, il y a toujours un syndicat pour être pointilleux et jouer le respect stupide du droit, jouer l'acquis social indu contre la croissance, contre l'économie, contre l'emploi, contre la prospérité. C'est contre cela qu'il faut se battre».

On piaffe d'impatience d'en connaître la démonstration. Hélas rien ne vient. Par contre quelques jours après, Ikea – dont les magasins sont souvent ouverts les dimanches et proposant une nocturne les vendredis soirs – annonce une baisse historique de ses ventes. Il affiche un recul des ventes de 4,3% lors de son exercice 2012/2013 avec une baisse de fréquentation (passée de 52 à 50 millions de personnes). Son PDG déclare à cette occasion : «La confiance des Français est entamée, ainsi que leur pouvoir d'achat. Et le secteur de l'ameublement est dépendant du marché de l'immobilier » lui-même atone.

A écouter les éditorialistes, pour ne pas passer à côté de ce formidable gisement de croissance que représente le commerce après 21 heures, du dimanche ou autre, Ikea devrait donc ouvrir tous les jours de la semaine jusqu'à minuit ! Sauf que le diagnostic du PDG d'Ikea lui-même n'est pas celui-là. Dans sa position, il lui est de toute manière difficile de poser la question des amplitudes horaires. Et du coup, il dit la vérité : problème de pouvoir d'achat. Toutes nos expertises dans le commerce attestent de cette réalité : érosion des taux de fréquentation, baisse du ticket moyen de passage en caisse, course à la baisse des prix pour garder ses parts de marché...mais cette expertise-là - celle que nous menons aux côtés des comités d'entreprise du Commerce - n'intéresse évidemment pas les analystes médiatiques.

Une société plongée dans la crise et dans le chômage n'est donc pas « en manque » de vitrines éclairées ! C'est hélas le contraire. Mais comme les médias se gardent bien de soulever la question du temps de travail, du « vivre ensemble », du temps socialement nécessaire à faire autre chose que de travailler etc., ils se rabattent sur le « contre-sens économique » que constituerait (comme le dit Le Figaro) le « couvre-feu » syndical imposé aux enseignes. Rien que ça ! Mais même de ce côté-ci de leur raisonnement rien ne tient debout. Un gros mensonge donc, une pure propagande.

Nous allions oublier un de leurs arguments, celui des étudiants contraints de travailler pour payer leurs études et donc « licenciés » par les syndicats qui leur refusent de travailler le dimanche ou à 23 heures sur les Champs-Elysées. Eh bien les mêmes altruistes devraient se pencher sur la récente étude des loyers étudiants dans les grandes villes européennes. Parmi les villes les plus onéreuses en Europe avec des loyers moyens supérieurs à 750 euros, Paris occupe la troisième place, avec un loyer de 740 euros, alors qu'un étudiant paiera un loyer 2,4 fois plus important à Paris qu'à Madrid et 1,9 fois plus qu'à Berlin. Ceux qui doivent se loger dans la capitale et qui n'ont pas trouvé de place dans une résidence étudiante ou dans une cité universitaire doivent débourser en moyenne 42% de plus que dans le reste de l'Union européenne. Ah mais où sont passés nos éditorialistes vedettes pour stigmatiser cette situation et regretter qu'un étudiant soit obligé de se plier à des horaires peu raisonnables pour couvrir son loyer ?

Les éditorialistes du dimanche.....
Les éditorialistes du dimanche.....

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Le Medef aux avant-postes de la politique sociale

Représentant des « entreprises de France », c'est ainsi que le Medef se présente, considérant au passage les deux syndicats patronaux (Confédération Générale des Petites et Moyennes entreprises, CGPME et l'Union Professionnelle Artisanale UPA) comme quantité négligeable. Ne dit-on pas que le président du Medef est le « patron des patrons » ? Et c'est même sans gêne que le nouveau président, Pierre Gattaz, affirme « Avec nos salariés, nous parlons pour 20 millions de français ». Rien que ça !

L'ère Gattaz sera donc à peu près identique à l'ère Parisot avec ses discours démagogiques et paternalistes : « J'ai coutume de dire que l'entreprise est la cellule humaine la plus importante et la plus belle après la famille ». Et ses revendications brutales et sans fard : un transfert en 5 ans de 50 milliards d'euros de cotisations sociales vers des mécanismes de type TVA et CSG et une baisse des prélèvements obligatoires de l'ordre de 50 milliards d'euros, en impôts divers et taxes. Pourquoi d'ailleurs se forceraient-il à plus de sophistication puisque tout ce qu'ils demandent, ils l'obtiennent – hier et aujourd'hui ?

Contrairement aux affirmations de ses dirigeants, le Medef ne parle ni au nom des « entreprises » en général, ni au nom de la collectivité, il parle au nom de la position sociale de ses dirigeants et des actionnaires qui leur donne mandat. Seulement voilà, leur voix a beaucoup plus de poids auprès des gouvernements que celle des salariés. S'ils répètent sans arrêt qu'en France « ils ne sont pas aimés », en tout cas ils sont très écoutés et très suivis !

Le Medef, « l'entreprise France » ?

Pour se déjouer de toute cette propagande regardons qui est représenté au Conseil Exécutif du Medef : Radiall (Pierre Gattaz), Laboratoires Boiron (Patrick Caré), BNP Paribas (Marie-Claire Capobianco), Renault (Patrick Blain), Plastic Omnium et Veolia Transdev (Anne-Marie Couderc), PSA (Frédéric Saint-Geours) Arkema (Philippe Goebel), Ernst&Young (Jean-Pierre Letartre), Virgin France (Geoffroy Roux de Bezieux), Accenture (Christian Nibourel), Assurances Generali (Claude Tendil), Eramet (Catherine Tissot-Colle), Dedienne Aérospace (Jean-Claude Volot), groupe Acadomia et Shiva (Maxime Aiach), ONET (Gilles Lafon), Aqoba (Thibault Lanxade), etc.

Sur les 45 membres, il y a bien sûr des représentants régionaux et de certaines branches qui viennent de la moyenne entreprise, mais à la vue de cette première liste comment ne pas voir que syndicat patronal fonctionne d'abord comme le syndicat des grandes firmes ? Or la fameuse « compétitivité » c'est aussi de la compétition. Compétition entre toutes ces entreprises pour le partage des marges ! Drôle de syndicat donc où l'on assiste à de régulière tension par exemple entre la Fédération de la grande distribution (FCD) et celle des industries alimentaires (ANIA) qui fournissent la première. Ou des échanges d'amabilité comme celle-ci entre la Plasturgie et la Pétrochimie : « Les pratiques que les transformateurs subissent depuis 12 mois, de la part des fournisseurs de matières premières et de leurs clients, étranglent les plasturgistes (...) Les groupes de chimie annoncent des résultats et des marges record, se félicitant d'avoir fait passer les hausses auprès de leurs clients » (Dossier de presse FD de la Plasturgie, 2011).

Et qu'apprend-t-on dans le même ordre d'idée ? D'après la revue Challenges du 18 juillet de « plus en plus de grands groupes demandent aux PME de leur reverser tout ou partie du crédit d'impôt compétitivité emploi. Voici comment elles peuvent se défendre » ! C'est le médiateur des relations inter-entreprises, Pierre Pelouzet qui le dit. De plus en plus de grands groupes réclament à leurs fournisseurs, généralement des PME, de leur reverser tout ou partie du crédit d'impôt compétitivité emploi. « Ce chantage peut prendre trois formes : d'abord, une forme directe, quand la grande entreprise explique au fournisseur qu'il va toucher le CICE, et qu'elle lui demande, à ce titre, de lui faire une remise de quelques pour cent (généralement 2%) sur ses prix de vente. La forme peut être indirecte, quand le commanditaire exige un "gain de productivité de 2%", en précisant que cet effort pourra être compensé par le CICE. Enfin, un "plan de réduction des coûts" peut être invoqué, avec, à la clé, la même demande de baisse de prix ». Le journal Le Parisien a d'ailleurs publié des exemples de lettres allant dans ce sensenvoyées par les grandes entreprises à leurs fournisseurs. Le médiateur ajoute que d'autres types d'aides sont également concernés, comme les allègements sur le coût de la main d'œuvre. Les secteurs dans lesquels cette pratique est la plus répandue seraient la santé, l'énergie, l'automobile et le BTP.

Diable ! Cela voudrait-il dire que des entreprises ne sont seulement « étranglées » par le code du travail et les charges sociales ? Comment se fait-il que Pierre Gattaz et le Medef n'aient toujours pas pris à bras le corps cette terrible nouvelle sur le triste sort des PME dans notre pays ?

Pour rire un peu

La plupart des déclarations publiques du Medef font froid dans le dos et questionnent souvent l'intelligence. Pierre Gattaz, le nouveau président reprend ainsi les balourdises de Laurence Parisot sur la victimisation des chefs d'entreprise :

« (L'entreprise) est un lieu de développement personnel, d'intégration sociale, de dignité humaine par le travail individuel et collectif (...) Etre entrepreneur, c'est être capable d'oser, c'est affronter le risque, les incertitudes, non pas comme un casse-cou inconscient, mais comme un découvreur, un bâtisseur, un visionnaire. Je dis toujours que les chefs d'entreprise sont des héros. Mesdames et Messieurs, vous êtes des héros. (...) Et de cela, le pays devrait vous être profondément reconnaissant. Alors, je veux que le MEDEF porte haut et fort cette audace créatrice qui fait tant défaut à notre pays. Non pas que nous en soyons incapables, mais toute notre société nous pousse au renoncement facile qui est le début du déclin».

Ou encore la thèse de la « complexité volontaire » et le nombre de pages du code du Travail qui « terrorise » les entreprises. Une question nous brûle les lèvres...Pourquoi le Medef ne reproche-t-il pas au Code du commerce (Dalloz 2013) de faire 3.552 pages, aux Codes comptable général et droit comptable de totaliser 872 pages et au Code des impôts d'atteindre 3.552 pages ? Curieux non ? Pourquoi la complexité serait affaire de goût et seulement illogique quand il s'agit du contrat de travail ?

« Nos entreprises sont ligotées par un environnement législatif et réglementaire qui se complexifie tous les jours. Nous avons 85 codes, dont 3 qui font plus de 3000 pages. Notre Code du travail compte 3200 pages et augmente de 50 à 100 pages par an. Comment voulez-vous qu'un chef d'entreprise ou même un salarié s'y retrouve ? Enfin, nos entreprises sont terrorisées par un code du travail trop complexe qui génère la peur d'embaucher. Trop de codes, trop de lois bavardes et contraignantes, trop de règlements inutiles et tatillons, trop de complexité... Tout cela ne peut plus durer, ne doit plus durer » (discours d'investiture de P. Gattaz).

Le Medef aux avant-postes de la politique sociale,....

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FOOTBALL...A L'ENTRAINEMENT

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La pensée scientifique patronale ou E = Mc2 + PSE

Les directions d'entreprises se plaisent à utiliser des formules de science de la vie pour justifier leurs choix... Combien de fois ne lit-on pas que « l'ADN » ou les « gênes » d'une entreprise sont ceci ou cela ? Combien de fois n'a-t-on pas entendu dans un CE que l'entreprise est confrontée à son « écosystème » ? Ou plus drôle encore, la référence à la disparition des dinosaures (trop grands, trop lourds ?) pour justifier une compression de personnel ou la cession d'une activité.

Ces références, répétées à satiété dans les médias et reprises d'entreprise en entreprise, ont pour but d'apporter à la gestion marchande un statut scientifique. Un article sur le site des Echos titrait par exemple : « Innovation : quel est l'ADN de votre entreprise ? ». Ou encore L'Express : « Esprit PME, l'ADN des entreprises qui gagnent ». Tout récemment, le directeur général de la Compagnie Lebon (finances, hôtellerie) affirmait procéder à une revue de la stratégie dans le « respect de l'ADN de l'entreprise ». En d'autres termes : on ne touche à rien mais ça va tout de même beaucoup changer ! Le rapport Danone de 2009 stipulait également « Le double projet économique et social étant l'ADN de l'entreprise,la force de notre approche réside dans la cohérence des actions que nous entreprenons ». Ou comment transformer une approche pragmatique et financière en bouillie pseudo conceptuelle et théorique.

Autre exemple, la plaquette financière de L'Oréal 2012 affirme « La recherche s'inscrit dès lors comme un des éléments de l'ADN du Groupe ». Soit, mais ça ne veut en fait rien dire. Affirmer que la R&D est décisive pour un grand groupe de cosmétique est une banalité. Par contre suggérer à travers ce discours que, dans un grand groupe mondial, les choses sont données définitivement, immuablement est contradictoire avec un autre discours patronal sur le thème du « tout change, les prévisions au-delà de quelques années ne sont plus possibles ». Nous sommes donc en présence d'une propagande et non d'un discours économique rationnel. D'ailleurs la direction de l'Oréal doit le savoir : la théorie de l'évolution impute justement aux transformations génétiques l'apparition de nouveautés dans le génome et donc dans l'évolution des espèces. Tel est pris qui croyait prendre !

L'économie d'entreprise est-elle rationnelle ?

Cette « logique biologique » est appelée à la rescousse pour verrouiller des orientations qui, en réalité, concernent des centaines ou des milliers de salariés. Les décisions industrielles, financières ou sociales sont du coup les « seules possibles » puisque présentées sous forme d'un axiome sceintifique. Pas d'alternative, pas de doute, pas de questionnement. L'ADN c'est l'ADN et on n'y touche pas ! Devant un tel mur d'objectivité comment serait-il encore possible de questionner la parole de l'entreprise ? Sauf que souvent le fameux ADN change avec le PDG. Allez comprendre ?

Avant d'en rire, il convient tout de même de prendre l'affaire au sérieux. Comme le dit Pierre Gattaz président de Medef dans son discours d'investiture « Il faut que les français comprennent l'économie ». Comprendre l'économie, comprendre l'entreprise... Ce leitmotiv est répété à tout va. Ce fut même un des arguments avancé par l'Association française des entreprises privées (les grands groupes) dans un document préparatoire à ce qui sera l'ANI : il faut que les salariés s'habituent à... « comprendre » l'entreprise.

C'est qu'ils ont la tête dure ces salariés ! Ils continuent aussi de penser que l'entreprise est l'enjeu d'intérêts sociaux divergents et qu'ils y a de toute évidence plusieurs efficacités possibles. Or, pour nos scientifiques-patronaux, dans la nature il n'y a pas de tels choix possibles : un chat est un chat, voyez-vous. En faisant de l'entreprise une sorte d'organisme ils tentent assez médiocrement, il faut bien le dire, d'effacer les contradictions et la violence sociale de l'économie contemporaine.

Salariés, ne vous avisez donc pas de questionner un choix industriel douteux, celui-ci est dans les « gênes » de l'entreprise. Ne contestez pas l'ouverture des magasins le dimanche, c'est en raison de leur « écosystème ». Ne vous étonnez pas d'un soudain recentrage sur « notre métier » et la cession des autres activités, c'est pour ne pas disparaître un jour comme les grands sauriens ! Que pourrait-on en effet répliquer contre de telles lois de la nature ? Pourtant, si l'entreprise et ses « écosystèmes » étaient si rationnels que cela, ça se saurait. Nous vivrions dans un monde sans chômage, sans misère, sans faillite, sans pollution. Dans lequel la prédation d'un plus petit par un plus gros déboucherait immédiatement sur un nécessaire et nouvel équilibre vertueux.

Alors quand votre direction abuse de tels termes, n'hésitez pas à lui demander d'aller plus loin : c'est quoi l'écosystème de l'entreprise, son ADN ? Demandez-en toujours plus sur le fond, n'hésitez pas : les dividendes c'est de l'écosystème ? Les erreurs stratégiques passées c'était de l'ADN ? Les dysfonctionnements jamais réglés, une simple indigestion ? La pression des banques, un prédateur ? Un dépôt de bilan, une mutation génétique ? Vous allez vous amuser, c'est promis !

La pensée scientifique patronale ou E = Mc2 + PSE
La pensée scientifique patronale ou E = Mc2 + PSE

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