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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

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CASSEROLES DE SARKOZY. .....

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Au CE d’EDF et GDF, la CGT reste majoritaire...

Au CE d’EDF et GDF, la CGT reste majoritaire grâce au vote des retraités

La CGT a obtenu 50,55 % des voix avec une participation en forte hausse. Mais elle a perdu 4 points par rapport à 2009. La CGC, qui revendique une autre utilisation du budget hors-norme de la CCAS, a fortement progressé.

Cela sera-t-il le baroud d’honneur de la CGT à la tête du puissant comité d’entreprise de la branche des industries électriques et gazières (IEG) ? Appelés à élire leurs administrateurs dans les 69 caisses locales, les quelque 268.000 actifs et retraités de la branche ont donné une nouvelle fois à la CGT la majorité de leurs suffrages, avec 50,55 % des voix, dans un contexte de forte hausse de la participation (+7 points, à 67,53 %). « C’est un camouflet pour ceux qui, depuis des mois, veulent porter atteinte à la crédibilité de la gestion ouvrière », a salué la fédération Mines-Energie CGT dans un communiqué vendredi. Une référence implicite à la condamnation, en octobre, de la CGT et de plusieurs de ses responsables pour abus de confiance dans le procès de la gestion de la Caisse centrale d’activités sociales (CCAS) durant les années 2000. « Ce résultat confirme la pertinence des choix de la CGT et du projet qui est proposé », a-t-elle estimé. La CGT perd un siège à la CCAS, mais en aura encore 10 sur 18.

Le score de la CGT est en réalité à relativiser. A l’instar de ses performances lors des deux dernières élections professionnelles, la centrale a perdu 4,3 points depuis 2009. Elle doit aussi sa majorité à la forte mobilisation (74,52 % de participation) et au soutien des inactifs de la branche, qui, selon le statut des IEG, bénéficient des prestations. Ces inactifs, qui représentent 46 % des inscrits, ont voté à 58,28 % pour la CGT, quand les actifs ont voté pour elle à 42,7 %. Une répartition des voix qui laisse penser à la CFE-CGC et à la CFDT, très critiques de la gestion de la CGT, que sa domination ne durera pas. La campagne offensive de la CGC, avec des distributions de chèques vacances factices pour montrer qu’une alternative aux centres de vacances était possible, a fait mouche : elle a grimpé de 8 points, à 17,41 %, au détriment de la CFDT qui essuie un échec (– 1,3 point, à 19,44 %). La CGC réalise un fort score chez les actifs (à 25,57 %) et dans certaines caisses (les Hauts-de-Seine), reflétant notamment la nouvelle sociologie des salariés d’EDF.

Au cours de ce mandat de trois ans, la CGC et la CFDT devraient continuer à questionner la pertinence de l’utilisation des fonds de ce CE hors norme (529 millions d’euros de budget prévu en 2015, dont 380 millions au titre du 1 %). « On pourrait très bien réduire les frais de fonctionnement de 75 % à 40 % », estime Dominique Labouré, secrétaire général adjoint de la fédération Energies CFE-CGC. FO (11,14 %), qui s’est abstenu sur certains votes clés ces dernières années, pourrait jouer un rôle d’arbitre.

Au CE d’EDF et GDF, la CGT reste majoritaire...

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Roman. Pour solde de tout compte....

Roman. Pour solde de tout compte....

Au panthéon des pires ordures de la littérature noire, le commissaire Darlac de l’excellent roman d’Hervé Le Corre. Après la guerre, a une place toute trouvée auprès du Clément Duprest, campé par Didier Daeninckx dans Itinéraire d’un salaud ordinaire…

 C’est à Bordeaux – cité marchande tellement occupée à faire des affaires qu’elle a largement détourné les yeux de tous les sales commerces et de toutes les collaborations – que ce flic pourri exerce ses talents avec sadisme.

Tortionnaire zélé, ayant adopté pétainisme et nazisme avec le même entrain, cruel à la ville comme professionnellement, Darlac se trouve fort dérangé lorsque, au début des années 1960, un mystérieux tueur dessoude une dizaine de personnes en quelques mois. D’autant plus que les défunts ont tous trempé dans quelque combine ourdie par le fonctionnaire de police. Si Darlac ne manque pas d’ennemis – et pour cause –, il sait fort bien qu’aucun d’entre eux n’aurait eu les tripes de s’attaquer à lui.

Plongé dans la guerre d'Algérie

Pendant que l’étau de la vengeance se resserre autour de Darlac, on embarque de jeunes appelés pour la sale guerre d’Algérie. Parmi eux, Daniel, un apprenti mécanicien dont les parents ont disparu dans les camps et qui a été élevé par un couple ami. Daniel qui n’a jamais oublié l’arrestation de ses parents et les longues heures où, tout minot, il a attendu sur le toit de l’immeuble où son père l’avait caché in extremis… Embarqué en Algérie et parce qu’il n’était pas sûr de devoir déserter comme son meilleur ami, Daniel y devient tireur d’élite. Mais les horreurs auxquelles il est confronté vont vite lui faire comprendre dans quel camp il se sent à sa place. Daniel s’enfuit, rentre à Bordeaux.

« On fait des gens ce qu’on veut. Il suffit qu’ils aient faim ou peur et qu’on tende un dévidoir à leur haine, parce que haïr leur donne l’illusion d’exister.

Les Juifs hier. Les Arabes aujourd’hui. »

L’intrigue concoctée par l’auteur pour son troisième roman est fort bien ficelée et sa fine connaissance de la ville girondine lui permet d’en restituer l’ambiance, d’en éclairer les recoins les plus cachés et les secrets les mieux enfouis. Les dessous de Bordeaux, la grande bourgeoise, ne sont guère propres et lorsqu’un fantôme vient remuer cette fange, l’odeur est nauséabonde. Né à Bordeaux où il enseigne depuis toujours, Hervé Le Corre prend son temps pour écrire, et le fait avec style, observant ce qui lie passé et présent : « On fait des gens ce qu’on veut. Il suffit qu’ils aient faim ou peur et qu’on tende un dévidoir à leur haine, parce que haïr leur donne l’illusion d’exister. Les Juifs hier. Les Arabes aujourd’hui. »

 

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DRH ATTITUDE.... Les Blogs CGT AUTO INERGY  DIVISION (Groupe Plastic Omnium)
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La CGT ne peut pas rester immobile...

La CGT AUTO INERGY DIVISION(Groupe Plastic Omnium) ne peut pas rester immobile...

Nous ne pouvons pas fermer les yeux devant cette situation

Notre devoir, c'est d'agir

D'agir dans l'intérêt général, d'agir avec justice, mais d'agir»...

Nous croyons que la pire des injustices, c'est l'immobilisme

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BON WEEK END. ... Les Blogs CGT AUTO INERGY  DIVISION (Groupe Plastic Omnium)

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L'info,c'est CGT...Agir Aussi...

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1 DECEMBRE :Journée Mondiale de la lutte contre le SIDA

Journée Mondiale de la lutte contre le SIDA

"Notre stratégie pour l’avenir doit être de donner aux femmes les moyens d’agir dans ce combat. Les véritables héros de cette guerre, c’est parmi elles qu’il faut les chercher, et il nous appartient de leur fournir l’arme de l’espoir."

Extrait du message de M. Kofi Annan, Secrétaire général de l'ONU

En 1988, l’Assemblée générale avait exprimé sa vive préoccupation devant la pandémie de sida. Notant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait choisi la date du 1er décembre 1988 comme Journée mondiale du sida, l’Assemblée a souligné l’importance de cette manifestation (résolution 43/15). Aujourd’hui, plus de 41 millions de personnes sont séropositives et sidéennes. La journée mondiale de lutte contre le SIDA n'est pas la seule occasion de revenir sur ce dossier brûlant, mais en insistant sur le fait que nous devons être tous ensemble contre le SIDA, elle a toute sa place dans le calendrier des journées internationales.

La mobilisation doit rester entière

Cette année encore, la journée a pour thème "Objectif zéro: zéro nouvelle infection due au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida". A cette occasion, la ministre des Affaires sociales et de la Santé française, Marisol Touraine, a rappelé la mobilisation totale du gouvernement pour la lutte contre le virus et l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la Santé) a relancé une campagne de sensibilisation pour inciter chacun à se protéger et se faire dépister

De son coté, l'église catholique (audience générale du pape Benoît XVI, le 28 novembre 2012) a précisé que la journée mondiale "est une occasion de rappeler que cette maladie cause la mort de millions de personnes et entraîne de grandes souffrances, aggravées dans les régions du monde les plus pauvres où l’accès des médicaments efficaces est très difficile". La pensée du Pape va en particulier au grand nombre d’enfants contaminés par leurs mères alors qu’il existe des thérapies pour bloquer cette contagion. Benoit XVI souhaite notamment encourager les initiatives qui (...) incitent à combattre ce fléau.

Combler l'écart

A l'occasion de la journée 2014 l'OMS se fixe un objectif ambitieux: combler l'écart en matière de prévention et de traitement. L'OMS publiera de nouvelles recommandations pour aider les pays à combler les importantes disparités des services disponibles pour prévenir et traiter le VIH.

Un site à visiter : www.inpes.sante.fr

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Mixité:La CGT se félicite de l’adoption par le CESE d’un avis sur la mixité des métiers

Mixité

La CGT se félicite de l’adoption par le CESE d’un avis sur la mixité des métiers

La section Travail du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), présidée par la CGT, a adopté, ce jour, un avis, sur saisine du Premier ministre, « Agir pour la mixité des métiers ». La CGT, qui a voté pour, se félicite de son adoption à l’unanimité, moins 5 abstentions, par les membres du CESE.

Alors que seuls 17 % des métiers peuvent être considérés comme mixtes*, l’avis du CESE fait de la mixité « une étape supplémentaire dans la politique d’égalité professionnelle ». Il constate une forte asymétrie : d’un côté des métiers à dominante masculine qui restent difficilement accessibles aux femmes, qui rencontrent dès l’étape de formation professionnelle des obstacles considérables sur leur parcours ; de l’autre, des métiers à dominante féminine qui n’attirent pas les hommes, car ils « sont peu valorisés, faiblement rémunérés, et parfois voués au sous-emploi et au temps partiel ».

Le CESE fait 4 grandes propositions :
- Déconstruire les stéréotypes sexistes sur les métiers à l’école et dans l’emploi
- Une action volontariste des branches dans les négociations quinquennales sur les classifications pour revaloriser les métiers à prédominance féminine, lutter contre le temps partiel, agir pour la mixité… Le CESE recommande la mise en place d’incitations publiques.
- Une action volontariste de l’État en appliquant le principe « à travail de valeur égale, salaire égal », et la revalorisation des métiers à prédominance féminine dans la fonction publique
- Promouvoir la mixité par la négociation et l’information-consultation dans l’entreprise. Cela nécessité notamment de faire de la mixité un levier pour l’amélioration des conditions de travail, de lutter contre les discriminations qui pèsent sur la carrière des femmes et de négocier sur l’articulation des temps.

Par cet avis, le CESE démontre l’enjeu pour la société toute entière de renforcer la mixité au travail. Le CESE pointe les leviers concrets, et démontre que la mixité des métiers ne repose pas seulement sur la lutte contre les stéréotypes mais nécessite une revalorisation des métiers à prédominance féminine, des mesures pour lutter contre la discrimination durant les carrières ou encore une amélioration des conditions de travail.

Le consensus obtenu au CESE doit se traduire à tous les niveaux. Le blocage opéré par le patronat doit cesser, et des négociations doivent s’ouvrir à tous les niveaux pour permettre l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité des métiers. La CGT interpelle également le gouvernement qui, après avoir saisi le CESE, doit se donner les moyens de faire appliquer ces propositions.

La CGT continuera de porter dans toutes les négociations dans les branches, et dans les entreprises l’égalité professionnelle et la mixité des emplois.


* Pour qu’un métier soit considéré comme mixte il doit être occupé par au moins 40% de femmes ou d’hommes.

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Responsabilité sociale de l’entreprise:La CGT accède à la présidence de la plateforme nationale de la RSE

Responsabilité sociale de l’entreprise

La CGT accède à la présidence de la plateforme nationale de la RSE

Pierre-Yves CHANU, représentant de la CGT au sein de la plateforme d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises, dont la candidature était portée par le pôle syndical, a été élu président de cette instance, ce mardi 25 novembre.

Créée en 2013, cette plateforme regroupe des représentants des organisations syndicales, des organisations d’employeurs et des directions d’entreprises, des ONG et des élus politiques.

C’est un espace de dialogue, de concertation et de construction de propositions entre acteurs de la RSE.

Cette élection est la reconnaissance de l’implication de la CGT dans la question de la responsabilité sociale de l’entreprise.

Ainsi que la CGT l’affirme depuis de nombreuses années, les entreprises ont des comptes à rendre sur les conséquences de leur activité sur la société, que ce soit en France ou dans les autres pays, en particulier ceux du sud.

C’est pourquoi la CGT considère la lutte pour que les entreprises aient des comportements respectueux des salariés, des citoyens, comme de l’environnement comme un combat revendicatif à part entière.

En 2015, plusieurs échéances importantes concernant la RSE figureront sur l’agenda :

- Le plan national d’action RSE, que la France devra élaborer en direction de l’Union européenne ;
- La transposition en droit interne de la toute nouvelle directive de l’Union européenne sur le reporting social et environnemental des entreprises. Cette transposition doit être l’occasion pour la CGT d’améliorer la législation actuelle, notamment en supprimant la distinction entre sociétés cotées et non cotées pour les entreprises de plus de 500 salariés et en améliorant les informations de nature sociale ;
- La mise en place d’une législation française portant sur la reconnaissance de la responsabilité entre sociétés mères et filiales et donneurs d’ordres/sous-traitants. Une proposition de loi en ce sens a été déposée par tous les groupes parlementaires de gauche. La CGT soutient cette proposition, et demande qu’elle soit débattue rapidement au Parlement.
- La tenue à Paris en novembre 2015 de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 21).

La plateforme RSE peut jouer un rôle très important pour faire avancer cet ensemble de sujets, et manière générale faire progresser la responsabilité sociale de l’entreprise.

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Militer, c’est une remise en question perpétuelle...

 Militer, c’est une remise en question perpétuelle

Christophe Garreta dirige la CGT narbonnaise, dans l’Aude, depuis 2010. Le quadragénaire, œnologue passé au rail, puise son engagement dans l’héritage familial. Il forge ensuite son militantisme au gré d’un parcours professionnel qui le conduit de la cave coopérative de Ventenac-en-Minervois à la SNCF, avant d’arriver à la tête de l’union locale de Narbonne.

Élémentaire, mon cher Watson… Christophe Garreta vit le syndicalisme comme il respire. Comme quelque chose de naturel et de vital. Le Lotois, né voilà presque quarante-deux ans à Figeac de parents aveyronnais, accorde moins d’intérêt aux responsabilités qu’il a exercées qu’à sa capacité à vivre pleinement son militantisme : « C’est important de changer et de se renouveler, affirme celui dont les propos empruntent souvent à la passion et à ses substantifs. L’idée, c’est de se remettre en question pour essayer d’être au maximum de mon engagement syndical. Et ça, de mon point de vue, ça limite la durée d’exercice des mandats. »

Le secrétaire général de l’union locale CGT de Narbonne joint le geste à la parole tandis qu’il évoque l’éventualité d’une troisième mandature consécutive à la tête de la structure audoise, à l’occasion du congrès qui se déroulera d’ici à deux ans : « Les discussions sont en cours, confesse-t-il dans un sourire amusé. J’ai trouvé ces dernières années passionnantes, mais d’autres militants sont capables de prendre la suite et d’assumer cette responsabilité. Si je décidais de ne pas présenter à nouveau ma candidature, je continuerais quand même à militer. Parce qu’arrêter une responsabilité, ce n’est pas arrêter de militer. »

 

Petit à petit, le militant s’aguerrit

Loin de toute coquetterie, Christophe Garreta défend une ligne de conduite dont il ne s’est jamais éloigné. Biberonné à la CGT et au PCF par un père cheminot et une mère employée de mairie à Capdenac, il n’est pas arrivé au syndicalisme par hasard : « Cela s’est fait petit à petit,raconte ce diplômé d’œnologie qui a travaillé son nez et son palais à l’université des sciences Paul-Sabatier à Toulouse, en Haute-Garonne. Lorsque je suis entré dans le monde du travail, j’ai fait pas mal de stages et de contrats qui m’ont conduit de Limoux à la Touraine, avant de revenir dans le Narbonnais. J’ai toutefois attendu de signer un CDI, au bout de deux ou trois années, pour me syndiquer. » Et de détailler : « C’était en 1998, j’étais salarié à la cave coopérative de Ventenac-en-Minervois. J’ai choisi la CGT, par tradition familiale sans doute, aussi parce que mes collègues et moi-même étions confrontés à des difficultés et à des conflits qui portaient sur l’organisation du travail. À l’époque, la grève était la seule alternative que nous envisagions. J’ai donc pris contact avec les militants narbonnais pour savoir comment, lorsque l’on n’est que trois employés, on peut s’organiser et être efficace. Là, on m’a tout de suite répondu et expliqué les autres démarches revendicatives possibles. Je me suis penché sur la question et, depuis, je n’ai pas arrêté. » De militer bien sûr.

Car, si le secteur viticole perd alors un salarié, le syndicalisme gagne un militant. « J’ai compris que l’œnologie constituait davantage une passion qu’un métier pour moi. J’ai donc démissionné pour rejoindre la SNCF en 1999. Là, j’ai rapidement pris des responsabilités syndicales et électives. »

Christophe Garreta devient en 2001, pour deux mandats, délégué du personnel et membre de la commission exécutive du syndicat des cheminots CGT en 2001. En 2006, il devient le secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail pour un mandat.

Le terrain avant tout

Cette période forge le militant. Christophe Garreta prend de l’assurance. La CGT cheminots, à Narbonne, est un syndicat structuré et organisé. Le nombre des syndiqués, qui représente la moitié des effectifs du site, lui permet de construire et de déployer son engagement. Mais ce contexte appelle aussi des exigences : « J’ai appris que les réunions organisées avec la direction ne servaient qu’à obtenir des informations, explique celui qui reste affecté à la SNCF quatre-vingt-dix jours par an. Car, pour faire avancer nos revendications, il fallait surtout garder le contact avec les salariés et maintenir un certain niveau de pression. Bref, sans abandonner la représentation collective au sein des instances, ni bouder le dialogue social, j’ai privilégié le travail sur le terrain. »

A l’union locale, 

il s’agit de transformer les situations individuelles 

en démarche collective

Deux batailles sont révélatrices de cette conviction. La première concerne, en 2007 à Narbonne, la réouverture par la SCNF de 14 hectares d’infrastructures pourtant vouées à la fermeture et à la vente par la direction. La seconde, tout aussi juste, n’a quant à elle pas abouti. Elle concernait, en 2006, l’autorisation donnée à des cheminots issus d’entreprises privées de manipuler des aiguillages. Là aussi la bataille fut longue, elle a duré plusieurs mois. Si le syndicaliste se réjouit d’avoir ouvert le débat autour de la libéralisation du rail et de la formation des personnels, il regrette l’échec de l’élargissement de la mobilisation des cheminots à l’ensemble de la population.

 

S’exprimer, un droit et une légitimité

Le cheminot ne descend pas pour autant du train syndical. Son « cogito », toujours très dialectique, et ses capacités de dirigeant l’amènent à briguer en 2010 la tête de l’union locale (UL) CGT de Narbonne. À nouvelle responsabilité, nouvelle découverte : « Lorsque l’on milite au sein des chemins de fer à Narbonne, on baigne dans un contexte où le syndicat CGT est très organisé, le rapport de force élevé. La question qui se pose est la suivante : comment utiliser le rapport de force pour faire avancer des points précis au niveau local et régional,précise Christophe Garreta. Lorsque l’on bascule vers le militantisme interprofessionnel, ne serait-ce qu’au niveau d’un territoire tel que celui que couvre cette UL, les salariés qui viennent vous voir arrivent la plupart du temps seuls. Ils connaissent l’image de la CGT, pas toujours son fonctionnement et sa démarche revendicative. Ils sont engagés dans une démarche individuelle, souvent proches de la rupture avec leur employeur et/ou de la porte de sortie, non dans une stratégie de construction du rapport de force et du dialogue social. La question, alors, tient à transformer ces situations individuelles en démarche collective. À l’instar des luttes que nous avons conduites aux côtés des ouvriers dans la viticulture en 2013 et des saisonniers cet été, la CGT se présente comme un outil que les militants mettent à la disposition des salariés. À eux, la prise de conscience qu’il en faut parfois peu pour faire avancer les choses. À nous, la construction et le déploiement de la présence CGT sur le terrain. »

L’objectif convient à chacune des parties : l’UL de Narbonne accueille et forme chaque année quarante nouveaux syndiqués, issus du secteur privé pour la majorité d’entre eux. Élémentaire, mon cher Watson… et efficace.

 

Biographie

8 janvier 1973 : naissance à Figeac (Lot)

1995 : diplôme d’œnologie à l’université Paul-Sabatier à Toulouse (31)

1997 : CDI à la cave coopérative de Ventenac-en-Minervois (11)

1998 : adhésion à la CGT

1999 : CDI à la SNCF à Narbonne (11)

2001 : DP et membre de la commission exécutive du syndicat CGT cheminots à Narbonne. Il exercera deux mandats à ces fonctions

2006 : secrétaire du CHSCT du site SNCF à Narbonne

2010 : premier mandat à la tête de l’UL CGT de Narbonne 

2013 : deuxième mandat à la tête de l’UL CGT de Narbonne

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