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L'ŒIL DE FAUJOUR : MÊME PAS COP !

L'ŒIL DE FAUJOUR : MÊME PAS COP !

COP21 La Cop21 s’ouvre sous haute surveillance, alors que se poursuivent les frappes en Syrie. L’État français est le 2e pays vendeur d’armes au monde, devant la Russie et la Chine. La CGT a demandé l’arrêt de tout commerce d’armes avec les États qui entretiennent des liens avec les terroristes. 

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LE « NON » DU BAZAR

LE « NON » DU BAZAR

TRAVAIL DOMINICALLes salariés du BHV ont dit non au bazar du travail dominical. Consulté le week-end du 20 novembre sur le projet d’accord, le personnel du magasin emblématique de la rue de Rivoli a voté contre.

Les salariés du BHV ont dit non au bazar du travail dominical. Consulté le week-end du 20 novembre sur le projet d’accord, le personnel du magasin emblématique de la rue de Rivoli, y compris les démonstrateurs (employés extérieurs au BHV travaillant sur les stands et rattachés à d’autres conventions collectives, ils constituent environ 50 % des effectifs), a voté contre à une courte majorité (640 contre, 627 pour).

« 80 % des vendeurs, en priorité concernés par le travail du dimanche, se sont déclaré contre. Une partie des temps partiels, qui a besoin de travailler plus, s’y est déclarée favorable », détaille Karl Ghazi, porte-parole du Clic-P et porte-parole de la CGT commerce de Paris.

S’inscrivant dans le cadre de la loi Macron, le projet d’accord soumis à consultation prévoyait d’ouvrir tous les dimanches le magasin situé près des Halles, une des 12 Zones touristiques internationales (ZTI) à Paris dessinées par la même loi.

En contrepartie, le texte proposait une majoration à 100 % les cinq premiers dimanches avec repos compensateur, toujours une majoration de 100 % du 6e au 15e sans repos compensateur, et 50 % de majoration pour le reste des dimanches, sans repos compensateur. Il prévoyait aussi un plafond de 15 dimanches travaillés par année civile pour les salariés en CDI.

LA CGT À L’OFFENSIVE

Dans les rayons, les arguments de la CGT (première organisation syndicale avec plus d’un tiers des voix aux élections professionnelles) ont fait mouche, en dépit des pressions de la direction arguant du fait qu’il en allait quasiment de la survie du magasin.

La participation au vote s’est élevée à 73 %. « Nous avons démontré aux salariés qu’ils y perdaient par rapport au Code du travail. Celui-ci prévoit une majoration à 100 % avec un jour de récupération des 12 dimanches du maire autorisés par la loi Macron, rappelle Karl Ghazi. C’est la deuxième fois dans le commerce qu’une direction perd un référendum, après la Fnac sur les lois Aubry. Or, un référendum est assez antidémocratique, la direction a entièrement la main en décidant de qui va voter par exemple ».

Le BHV était le premier grand magasin à s’exprimer sur le travail dominical, façon Macron. La victoire est d’autant plus éclatante qu’elle infléchit le cours des négociations au niveau de la branche (des grands magasins et des magasins populaires). Entamées en juin dernier, elles ont peu de risque d’aboutir, la CGT et FO, majoritaires, étant décidées à user de leur droit d’opposition.

DES RECOURS CONTRE LES ZTI

Réagissant à l’échec de sa politique au BVH, le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron a affirmé que ce résultat ne le surprenait pas, « les compensations proposées par la direction du BHV sont les moins-disantes socialement du secteur ». L’ancien banquier d’affaires ne manque pas de culot, les contreparties envisagées au niveau de la branche par exemple sont encore moins avantageuses.

Si le Clic-P continue de privilégier la mobilisation des salariés pour batailler contre le travail dominical, il manie aussi l’arme juridique. L’intersyndicale a déposé des recours devant le Conseil d’État visant à obtenir l’annulation du décret et des arrêtés définissant les ZTI à Paris.

Pour rappel, les commerces implantés dans ces fameuses ZTI pourront ouvrir tous les jours jusqu’à minuit et 52 dimanches par an. La loi Macron autorise aussi le travail dominical dans les zones commerciales, les zones touristiques ou une gare fréquentée, sous réserve d’un accord territorial, ou un accord de branche, de groupe, d’entreprise ou d’établissement.

Dans toutes les villes de France, les maires pourront autoriser l’ouverture des commerces 12 dimanches par an à partir de 2016 (contre 9 actuellement).

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ETRE BIEN INFORMÉ AVANT D’ADHÉRER AU CSP...

ETRE BIEN INFORMÉ AVANT D’ADHÉRER AU CSP

LICENCIEMENTS ÉCONOMIQUESAvant d’accepter un contrat de sécurisation professionnelle, le salarié doit être informé des motifs de son licenciement. À défaut, celui-ci est sans cause réelle et sérieuse.

Dans un arrêt du 22 septembre, la Cour de cassation clarifie la situation des salariés sur le point d’accepter un contrat de sécurisation professionnelle (dispositif proposé aux salariés licenciés pour motif économique, plus communément appelé CSP). Avant d’accepter un CSP, le salarié doit être informé par écrit des motifs de son licenciement et de son droit à la priorité de réembauche. Le non-respect par l’employeur de cette obligation d’information invalide le licenciement.

LE CSP, KESACO ?

Dans les entreprises de moins de 1 000 salariés ou dans les entreprises en redressement ou liquidation judiciaire, tout salarié licencié pour motif économique doit se voir proposer un contrat de sécurisation professionnelle. L’objectif étant qu’il retrouve un emploi le plus rapidement possible, grâce à un accompagnement spécifique par Pôle Emploi : entretiens, bilans de compétence, validation des acquis de l’expérience, formations, etc.

Ce contrat a une durée en principe limitée à 12 mois. Le salarié, qui a le statut de stagiaire de la formation professionnelle, perçoit 75 % de son salaire journalier de référence durant la période (calculé en fonction du salaire brut).

Après proposition du CSP, le salarié dispose d’un délai de 21 jours pour accepter ou refuser. S’il accepte, alors son contrat de travail est rompu au moment de son adhésion. On ne parle plus, dans ce cas, de « licenciement économique », mais de rupture « d’un commun accord ». Il n’en demeure pas moins que cette rupture doit être justifiée par l’employeur.

Elle doit avoir une cause réelle et sérieuse, que le salarié doit connaître et être en mesure d’apprécier. Question : à quel moment le salarié doit-il en être informé ? Avec quelles conséquences en cas d’information tardive ? C’était tout l’enjeu de l’arrêt rendu le 22 septembre par la Cour de cassation (n° 14-16218).

DISPOSER DE TOUTES LES INFORMATIONS…

Cette affaire concernait un salarié engagé en 2004 par un concessionnaire automobile en qualité de vendeur. Au début de l’année 2012, son contrat est transféré à une société spécialisée dans l’entretien et la réparation de véhicules automobiles. Un mois plus tard, notre salarié est convoqué à un entretien préalable en vue d’un licenciement pour motif économique.

Au cours de cet entretien, on lui propose un contrat de sécurisation professionnelle, qu’il accepte après quelques jours de réflexion. Puis la société notifie par écrit au salarié les motifs économiques de la rupture de son contrat de travail, ainsi que de son droit à une priorité de réembauche. Le salarié décide de saisir les prud’hommes.

Il estime que les motifs de son licenciement, comme son droit à la priorité de réembauche, auraient dû lui être communiqués avant la rupture du contrat de travail, actée par son acceptation du CSP. Dit autrement, il aurait dû avoir connaissance des causes de son licenciement avant d’accepter un CSP. Ce raisonnement, logique, est approuvé par la Cour de cassation.

…AVANT LA RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL

Selon les juges, l’employeur est tenu d’énoncer le motif économique du licenciement, ainsi que le droit à la priorité de réembauche, au plus tard lors de l’acceptation du CSP par le salarié. Ce qui, concrètement, laisse deux possibilités pour la remise de ces informations :

dans le document écrit d’information sur le dispositif du CSP, remis obligatoirement au salarié concerné par le projet de licenciement ;dans tout autre document écrit, porté à sa connaissance au plus tard au moment de son acceptation de la CSP.

Dans notre affaire, la lettre notifiant le motif économique du licenciement et la priorité de réembauche n’avait été adressée au salarié que postérieurement à son acceptation du contrat de sécurisation professionnelle. La haute Cour considère cette notification comme hors délai, peu important que le courrier soit parvenu au salarié avant l’expiration du délai de 21 jours dont il bénéficie pour accepter ou refuser le CSP.

Le principe est le même pour la priorité de réembauche : ce droit doit être porté à la connaissance du salarié avant toute adhésion au CSP. Le non-respect par l’employeur de ces obligations rend le licenciement sans cause réelle et sérieuse.

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Après le terrorisme, le climat...par Chappatte

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Top départ pour la COP21...

Top départ pour la COP21...

Lundi 30 novembre, 147 chefs d'Etat donnent le top départ de la COP21. Pendant plus de 10 jours, 195 pays vont négocier un accord sensé endiguer le réchauffement climatique sous la barre des 2°C d'ici à 2100.

La menace terroriste plane sur ces négociations. "Le terrorisme ne doit pas faire passer l'enjeu climatique au second plan. François Hollande tente de mettre sur pieds une coalition internationale contre l'État islamique. Cette semaine, il va tenter de mettre en place une coalition pour aider la planète.

Clause de revoyure, partage de technologie, transparence, accord contraignant, engagement des pays développés, en développement... Les conditions nécessaires au succès de l'accord de Paris sont nombreuses.

50 points bloquent toujours pour parvenir à un accord pérenne. Les chefs d'État doivent donc donner une impulsion pour parvenir à un consensus. Ils auront chacun trois minutes pour s'exprimer.

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Manger mieux et manger tous....

Manger mieux et manger tous

agriculture À la veille de la COP 21 et alors que les médias alignent les sujets consacrés à l’alimentation, l’Indecosa CGT organisait, le 17 novembre, une journée d’étude autour du thème « Produire autrement pour nourrir l’humanité : le défi du 21e siècle ».

À la croisée des enjeux d’environnement et d’alimentation, la question de l’agriculture a toujours été un enjeu majeur pour l’Humanité. Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde. Près d’un million de Français bénéficiaient des denrées de la Banque alimentaire en 2014. Comment réussir à nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 alors que seuls 12 % des terres sont cultivables ?

Comment produire suffisamment de nourriture sans porter atteinte à notre environnement et à notre santé ? « Il faut savoir que les rendements mondiaux n’augmentent plus malgré le gaspillage de l’eau et l’utilisation massive d’engrais et de pesticides », notre Arnaud Faucon de l’Indecosa CGT.

Fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT, Confédération paysanne, Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), Syndicat national des agents des douanes CGT… Plusieurs intervenants ont apporté des pistes de réflexion sur le sujet ; les salariés des madeleines « Jeannette » et des thés et infusions SCOP TI, le témoignage de leur lutte pour la sauvegarde de l’emploi et de leur production.

Bernard Verne, représentant de l’Indecosa CGT au Conseil national de l’alimentation (CNA), rappelait tout l’intérêt de l’avis adopté, en décembre dernier : « Communication et alimentation : les conditions de la confiance » – et qui propose des pistes concrètes pour sortir de « la crise de confiance actuelle et retrouver une communication positive et pacifiée sur l’alimentation en France ».

Le CNA organise, le 10 décembre prochain, à Paris, un colloque en vue d’approfondir le sujet avec des professionnels de l’alimentaire, communicants, des gestionnaires de crises et des managers, mais aussi des consommateurs, des associations et des syndicalistes.

Ce colloque s'adresse à tous les professionnels de l'alimentaire, tout particulièrement aux communicants, gestionnaires de crises et managers, ainsi qu'aux consommateurs et syndicalistes.
Inscription gratuite mais obligatoire (nombre de places limi
té).

Manger mieux et manger tous....

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Protection du salarié qui demande les élections : les conditions....

Protection du salarié qui demande les élections : les conditions

http://www.nvo.fr

Élections professionnelles Un salarié peut demander que soient organisées les élections de représentants du personnel dans l’entreprise. Sans être, hélas, systématiquement protégé contre le licenciement.

Outre un syndicat, un salarié peut demander l’organisation des élections dans l’entreprise avant que l’employeur n’agisse, ou bien du fait que l’employeur s’abstient justement de toute initiative en ce sens.

Le salarié n’est alors protégé contre le licenciement qu’à la condition d’être appuyé par un syndicat. Comme l’affirment les juges dans un arrêt du 15 octobre 2015, ce dernier doit être habilité à négocier le protocole d’accord préélectoral et présenter des candidats au premier tour du scrutin.

Une protection soumise à condition

Lorsqu’un salarié prend l’initiative de saisir l’employeur pour qu’il déclenche des élections professionnelles dans l’entreprise, il est protégé contre tout risque de représailles pendant 6 mois.

Il faut toutefois que sa demande soit relayée par celle d’une organisation syndicale, qui va elle-même envoyer à l’employeur un courrier recommandé qui fait courir le délai de protection (art. L. 2411-6 du Code du travail [élections des DP] et L. 2411-9 du Code du travail [élections du CE]).

La protection, précise la loi, ne bénéficie qu’à un seul salarié par organisation syndicale et au premier salarié, non mandaté, qui a demandé l’organisation des élections. À ces conditions légales, la Cour de cassation ajoute une précision, manifestement inspirée par la circulaire DRT n° 83-13 du 25 octobre 1983, qui évoque le rôle possible de syndicats et salariés dans la mise en place des IRP (voir la page 11 du document).

Précision extra légale concernant le syndicat

Certains commentateurs soulignent que le salarié qui prend l’initiative de la demande reste d’une grande vulnérabilité tant qu’aucune intervention syndicale n’a eu lieu.

Cela ne décourage pas la Cour de cassation de se montrer exigeante. Selon elle, il est nécessaire que l’organisation en question soit habilitée à négocier le protocole d’accord préélectoral et à présenter des candidats.

Conformément aux articles L. 2314-3 et L. 2324-4 du Code du travail, elle doit donc figurer parmi :

  • Les organisations représentatives dans l’entreprise ou l’établissement ;
  • Les organisations qui ont créé une section syndicale dans ce périmètre ;
  • Les organisations affiliées à des syndicats représentatifs au niveau national et interprofessionnel
  • Ou encore les organisations syndicales qui répondent aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance, qui sont légalement constituées depuis au moins deux ans et dont le champ professionnel et géographique couvre l’entreprise ou l’établissement concerné.

Dans l’affaire tranchée par l’arrêt du 15 octobre 2015, la salariée qui avait assigné son employeur pour un certain nombre de motifs, faisait valoir qu’en tant que salariée protégée, elle ne pouvait pas avoir été congédiée sans autorisation administrative.

Or la Cour de cassation avait noté que le syndicat ayant soutenu sa demande relative aux élections ne justifiait pas de deux ans d’ancienneté, car il n’avait déposé ses statuts en mairie que quelques jours avant d’envoyer son courrier recommandé.

Les conditions n’étaient donc pas réunies pour que la salariée bénéficie de la protection légale.

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Urgence pour la clinique du Pont de Chaume

Urgence pour la clinique du Pont de Chaume

http://www.nvo.fr

Santé C’est une situation critique que vivent les camarades de la clinique du Pont de Chaume, à Montauban. En lutte depuis le 22 octobre, la situation est toujours au point mort, la direction refusant toute négociation. Ils ont besoin de la solidarité de tous. La NVO se fait le relais naturel de cet appel.

Depuis le rachat, en 2012, par le groupe Vedici, rien ne va plus à la clinique du Pont de Chaume de Montauban. En trois ans, l’établissement privé a déjà subi trois restructurations, et le non-remplacement des postes supprimés pose de véritables problèmes d’organisation du travail et de mise en danger du personnel et des patients.

Depuis le 22 octobre, c’est donc un véritable bras de fer qui se joue entre les salariés et la direction. Christophe Couderc, secrétaire du syndicat CGT et secrétaire du CHSCT, fait le point sur la situation. Entretien.

Quel est le moral des troupes après plus d’un mois de grève ?

Nous sommes environ 150 grévistes sur un effectif total de 500 salariés, mais ces grévistes représentent 80 % du personnel de santé. Les infirmières et les aides-soignantes sont presque toutes mobilisées. Malgré les difficultés financières, malgré les fins de mois à zéro euro et les fins de non-recevoir de la direction, tout le monde reste déterminé. Les femmes sont fières et ne veulent pas lâcher. Elles ont des gosses à nourrir, mais elles disent qu'elles « préfèrent manger des cailloux à Noël que de reprendre ». On ne reprendra pas dans ces conditions. Voilà, où on en est.

Les conditions de travail sont-elles si terribles ?

Condition de travail, salaires… rien ne va. Et le dialogue social est simplement impossible. Durant l’été dernier, deux débrayages ont eu lieu en juin et en juillet. La seule réponse de la direction a été de nous dire : « On ne négocie pas sous la pression sociale ». Du grand n’importe quoi. Au début de la grève, la seule proposition a été une augmentation de salaire de 9 euros net par mois. Chez nous, déjà les salaires ne sont pas lourds ; quelqu’un qui débute au SMIC y reste durant au moins huit ans. C’est long.

Finalement, qu’est-ce qui a mis le feu aux poudres ?

Avec le dernier projet de restructuration, l’été à la clinique ce n’est tout simplement plus tenable. Par exemple, il est arrivé qu’une aide-soignante soit seule pour 36 patients sur deux étages.

Les salariés en grève ne font pas grève pour eux, mais avant toute chose pour la qualité des soins, pour la santé des patients.

Comment envisagez-vous la suite ?

On a résisté aux attentats, on résistera au patronat. Je veux dire qu’avec le deuil national, il était normal que tout s’interrompe et qu’il n’a pas été facile de reprendre la mobilisation. De plus, la situation d’exception que nous vivons, l’interdiction des manifestations qui se met en place est une négation de nos droits.

Le groupe Vedici a rompu les négociations. Il prend la responsabilité de nous voir passer à la vitesse supérieure. Nous demandons l’intervention de toute urgence des pouvoirs publics pour trouver une issue favorable aux salariés à ce conflit.

Que vous enseigne cette grève hors norme ?

La direction montre un visage vindicatif et méprisant. Elle veut nous briser c’est certain. Mais nous ne céderons pas.

Face à de grands groupes qui ont les moyens de se payer des cabinets d’avocats, des briseurs de grève, il nous faut étudier ces nouvelles stratégies patronales, débriefer avec la fédération, se faire aider par la confédération. Il ne faut plus rester seul face à eux. Il faut mutualiser les luttes.

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Hollande et Poutine se coordonnent contre Daech...

Hollande et Poutine se coordonnent contre Daech...

Le président français rencontrait, jeudi soir au Kremlin, son homologue Vladimir Poutine pour la dernière étape de son marathon diplomatique post-attentats entamé mardi à Washington. «Nous sommes tombés d'accord pour augmenter les échanges d'informations de toute nature entre nos forces et afin de coordonner les frappes contre Daech, en particulier sur le transfert du pétrole », a expliqué François Hollande. De même, «les groupes visés par l'EI », parmi lesquels les troupes de l'Armée syrienne libre, soutenue par les Occidentaux, ne «doivent pas constituer des cibles », a insisté le chef de l'État, qui pour mieux afficher sa proximité avec son hôte russe, l'a publiquement tutoyé à plusieurs reprises.

La réponse russe aux offres françaises a été un peu plus évasive. «Nous échangerons des informations sur les territoires occupés par la partie saine de l'opposition que nous serons alors plus réticents à frapper », a expliqué Vladimir Poutine. Depuis le début des frappes aériennes russes, le 30 octobre, Moscou s'est vu accuser par Washington, en particulier au début des opérations, de cibler en priorité les opposants au président syrien, négligeant par là même les combattants de l'État islamique.

Paris et Moscou se sont montrés plus ouverts sur le partage d'informations. Mais cette avancée a été aussitôt contrebalancée par le rôle que Vladimir Poutine entend réserver à l'armée de Bachar el-Assad dans la lutte contre le terrorisme. Le président syrien est habitué à agglomérer l'ensemble de ses opposants dans la catégorie des «terroristes ». «Les forces syriennes sont nos alliés naturels », a répliqué pour sa part le chef du Kremlin.

François Hollande, pour qui le président syrien ne représente pas l'avenir du pays, a préféré faire l'impasse sur ces réserves. «J'ai la conviction que la Russie peut jouer un grand rôle dans ce processus destiné à combattre Daech », a conclu le chef de l'État français

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AUTOMOBILE : la filière est déjà «sur la pente positive»

AUTOMOBILE : la filière est déjà «sur la pente positive»

Après une année 2014 de transition, la filière automobile a renoué avec la croissance en 2015 et peut espérer atteindre les 600 000 véhicules assemblés en fin d’année. En attendant les nouvelles productions pour 2017.

Renault-Douai qui devient le site « haut de gamme » de la marque au losange ; Toyota-Onnaing qui surfe sur le succès de sa Yaris ; MCA qui augmente sa production de Kangoo… Après avoir perdu 10 000 postes en dix ans et la moitié de sa production, la première région automobile de France a renoué avec la croissance en 2015. Et devrait continuer à monter en puissance jusqu’en 2017, avec l’espoir de produire 700 000 véhicules chaque année. Et renouer avec les 920 000 d’ici à 2020 ?

« Nous sommes déjà sur la pente positive ! » L’image est osée, mais elle reflète bien la réalité. Pour Luc Messien, directeur général du Pôle automobile régional et observateur attentif de la filière, l’industrie automobile du Nord – Pas-de-Calais semble sortie de l’ornière. « La croissance est au rendez-vous avec une production de véhicules en hausse de 5 à 10 %. On devrait approcher des 600 000 assemblés en fin d’année. Partout, on sent l’amélioration ou tout au moins la stabilité des volumes », affirme-t-il.

Effectifs : toujours la frilosité

Gonflés par la reprise de l’intérim, même les effectifs reprennent des couleurs (+4 % cette année) : 150 CDI ont été embauchés cette année (au total, les sept sites constructeurs comptent 17 621 salariés à fin septembre, contre 16 998 à la même époque de 2014). Largement insuffisant, selon les syndicats. Selon Philippe Nalewajek, secrétaire CGT du comité d’entreprise SNWM à Douai, « il faut recréer les 10 000 emplois nécessaires pour assurer la production des 920 000 véhicules promis à la région en 2020 ».

Une production de moteurs et de boîtes de vitesses stables, une production de voitures en hausse : la filière semble enfin voir les fruits des 2 milliards d’euros investis depuis trois ans.

La progression la plus spectaculaire est évidemment celle de Renaul-Douai, devenu le site « haut de gamme » de la marque. L’usine a même du mal à faire face au succès du nouvel Espace, en attendant les productions, l’an prochain, du nouveau Scenic puis de la Talisman (break et berline).

De son côté, Toyota maintient sa forme avec 225 000 Yaris produites à Onnaing. Le site a même retrouvé ses effectifs d’avant la crise.

Avec ses Kangoo, Kangoo ZE pour Renault, et Citan pour Mercedes-Benz, MCA (à Maubeuge) va, pour sa part, voir sa production croître de 5 à 10 % cette année.

Après des années difficiles, la Française de Mécanique a bien débuté la production de son moteur 3 cylindres. Mais le site de Douvrin (surdimensionné) est en pleine réflexion quant à sa restructuration physique.

Enfin, concernant les boîtes de vitesses, STA (à Ruitz) et UMV (à Trith-Saint-Léger) vont maintenir leurs volumes.

« Nous sommes déjà sortis de l’année de transition et nous allons monter en puissance jusqu’en 2017, estime Luc Messien. Là, nous aurons tous les effets du programme 15-40 (nouvelles gammes) pour Renault, Sevelnord aura débuté la fabrication du nouveau modèle K-Zéro pour PSA, UMV réalisera une nouvelle boîte manuelle 6 vitesses, la Française de Mécanique aura un nouveau moteur diesel, etc. » Bref, de quoi stabiliser la filière automobile régionale à défaut de la voir renouer avec son « âge d’or ». Jean-Marc PETIT

Avec la Picardie, «la» grande région automobile

La filière automobile régionale n’a pas attendu la fusion des régions pour se rapprocher de la Picardie. L’Association régionale de l’industrie automobile (ARIA) Nord - Pas-de-Calais, qui rassemble la majorité des acteurs de la filière, s’est élargi à nos voisins picards dès 2012.

« Cette anticipation était un vrai mariage de raison, explique Luc Messien, secrétaire général de l’Aria Nord - Pas-de-Calais et Picardie. Nos deux régions sont totalement complémentaires. » Nous avons sept constructeurs et une myriade d’entreprises de services et de biens d’équipements. La Picardie représente 12 500 emplois dans l’automobile et 120 entreprises, dont d’importants centres de développement des équipementiers.

C’est le cas de Faurecia Méru (Oise), le grand centre technique de Faurecia pour l’intérieur automobile qui emploie plus de 1 000 salariés. Ou du tout nouveau centre de développement de Plastic Omnium à Compiègne pour les systèmes de carburant (550 salariés, 65 millions d’euros investis dans le site). C’est le cas également de Montupet, important fabricant de culasses près de Beauvais ; l’usine de fabrication de motos et quads MBK à Saint-Quentin. Ou encore Valéo embrayages à Amiens qui possède sa propre piste d’essais. La nouvelle grande région automobile pèsera près de 55 000 salariés, incontournable au niveau européen. J.-M. P.

Équipementiers : une nouvelle génération en quête de formation

Quand les constructeurs vont mieux, c’est bien évidemment toute la filière des 140 équipementiers régionaux qui retrouvent des couleurs. À condition de savoir s’adapter.

« On commence à voir la prise en compte du travail réalisé sur l’impact carbone, avec des approvisionnements au plus près des usines. Les grosses pièces volumiques sont davantage fabriquées en région qu’auparavant », constate Luc Messien, directeur du Pôle automobile régional.

Ainsi, les pavillons de toit pour le site de Renault-Douai sont désormais fabriqués par Antolin à Hénin Beaumont, tandis que la SNWM (à Douai) et UMC livrent des pièces métalliques pour cette même usine Georges-Besse. Le précurseur en la matière est Toyota Bushoku qui fabrique désormais la totalité des sièges à côté de l’usine Toyota d’Onnaing (alors qu’elle n’en faisait avant que l’assemblage).

« L’enjeu est aujourd’hui celui des nouveaux métiers, liés à l’électronique, aux voitures connectées et aux nouveaux matériaux (composites, etc.) demandant de nouvelles compétences », précise Luc Messien.

Notre région possède déjà des leaders européens dans le domaine des composites comme Faurecia ou Plastic Omnium, ou des sites maîtrisant parfaitement de nouvelles techniques. À l’image de Gestamp, à Gouzeaucourt, spécialiste de l’emboutissage à chaud qui permet de réduire les épaisseurs d’acier. Ou encore de Mecaplast, à Libercourt, qui vient de présenter son premier véhicule intelligent, démonstrateur de toutes ses innovations dans la conception et la fabrication de pièces de carrosserie et de moteur.

Pour rester dans la course, la formation, notamment celle des équipementiers, reste essentiel. C’est tout l’enjeu du Campus des métiers du ferroviaire, de l’industrie automobile et de l’écomobilité qui doit voit le jour à Valenciennes. « On sera la première région de France à avoir un campus automobile », s’enthousiasme Luc Messien. En attendant, la région est déjà bien armée, notamment avec le programme Asparance porté par l’Association régionale de l’industrie automobile (ARIA, qui regroupe désormais le Nord - Pas-de-Calais et la Picardie). Cofinancé par l’État, la région et l’Europe, ce programme (formation continue, approche stratégique, management) vise à accompagner la compétitivité des PME. Un travail de longue haleine réalisé depuis 2007, qui a permis d’éviter la catastrophe au moment de la crise et doit nous permettre maintenant d'être en pole position pour le futur.

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