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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

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Airbus : l'Iran achète 118 appareils - Dessin de Deligne

Airbus : l'Iran achète 118 appareils - Dessin de Deligne

À l'occasion de la visite du président iranien Hassan Rohani à Paris, un protocole d'accord a été signé hier avec Airbus pour l'achat de 118 appareils.

Montant de la commande : 25 milliards de dollars. L'annonce a été faite lors d'une cérémonie à l'Élysée en présence du président de la République François Hollande et de Fabrice Brégier, PDG d'Airbus.

Il s'agit d'un protocole d'accord et non de contrats définitifs en raison de la levée encore partielle des sanctions contre l'Iran.

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L'ACTUALITE EN DESSINS.....
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Assurance chômage : Alexandre Saubot, nouveau président de l'Unédic venu du Medef et de l'UIMM

Assurance chômage : Alexandre Saubot, nouveau président de l'Unédic venu du Medef et de l'UIMM

Alors que les partenaires sociaux doivent se retrouver dans deux semaines pour renégocier la convention sur l'assurance chômage, un nouveau président issu du Medef succède à une présidente CFDT pour deux ans.

Avec une dette qui devrait frôler les 30 milliards d'euros à l'Unédic cette année et un taux de chômage toujours en hausse, le nouveau président de cette structure chargée de gérer les indemnisations des demandeurs d'emplois arrive dans un contexte difficile.

Alexandre Saubot a été élu à la tête de l'Union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Unédic) par les membres du conseil d'administration de l'organisme paritaire. Tous les deux ans, la présidence alterne entre les organisations syndicales et patronales. La présidente sortante Patricia Ferrand était issue de la CFDT et redevient première vice-présidente de l'Unédic. Le nouveau bureau de l'Unédic est également composé de Benoit Willot (CGPME), Eric Courpotin (CFTC), Franck Mikula (CFE-CGC), Patrick Liébus (UPA), Stéphane Lardy (FO), Denis Gravouil (CGT), Eric Le Jaouen et Antoine Foucher (Medef).

À 50 ans, Alexandre Saubot avait déjà pis la direction de la puissante Union des industries et des métiers de la métallurgie de la métallurgie (UIMM) en mars. Il avait également remplacé Jean-François Pilliard à la vice-présidence du Medef en charge du pôle social le 1er janvier et récupéré son siège de vice-président au bureau de l'Unédic. Alexandre Saubot fait aussi partie de la délégation patronale dans la négociation en cours sur le compte personnel d'activité (CPA).

Ce polytechnicien passé par les directions de l'Armement et du Trésor, par le ministère de la Culture et par le groupe bancaire Natexis Banques populaires (devenu Natixis) dirige depuis 2000 le groupe Haulotte, qui fabrique des nacelles élévatrices et des chariots télescopiques dans la Loire.

Fin 2014, il avait conduit sa première négociation avec les syndicats sur la modernisation du dialogue social. Elle avait finalement échoué et le gouvernement avait repris la main.

À partir de mi-février, il ouvrira un nouveau dossier complexe. Le nouveau président devra piloter les tractations entre les partenaires sociaux autour de la convention d'assurance chômage, qui arrive à échéance le 1er juillet, alors que le nombre de demandeurs d'emplois continue d'augmenter.

La France métropolitaine compte 3,59 millions. Sur l'ensemble de l'année 2015 (hors évolutions mensuelles réputées très volatiles) la courbe du chômage révèle une réelle tendance à la hausse, avec 42.800 personnes de plus en catégorie A (sans activité) en métropole au 4e trimestre. Le chômage de longue durée continue de gagner du terrain. Fin 2015, 2,47 millions de demandeurs d'emploi étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an. La situation des seniors continue de se dégrader (+0,6% sur un mois, +8,4% sur un an) alors que celle des jeunes s'améliore (-21.900 demandeurs d'emplois -4,0%, sauf en décembre +0,7%).

Par ailleurs, la dette de l'assurance chômage devrait atteindre 29,4 milliards d'euros fin 2016, et 35 milliards fin 2018. Dans un rapport présenté au bureau de l'Unédic le 12 janvier, la Cour des comptes dénonce une dette qui menace la "soutenabilité du régime" et propose de réduire le niveau des indemnisations, alors que 750.000 personnes supplémentaires ont été indemnisées entre 2008 et 2014. La Cour juge le régime trop généreux, comparé aux autres pays de l'OCDE, tant sur le taux que sur la durée d’indemnisation et le nombre de chômeurs couverts. Le "montant maximal d'indemnisation (6.200 euros nets par mois) est le plus élevé parmi les pays comparables" indiquent les sages de la rue Cambon. Plutôt que d'espérer une résorption de la dette par une reprise de la croissance, la Cour appelle les partenaires sociaux et à "effectuer des choix pour garantir sa pérennité".

Aujourd'hui, un chômeur célibataire sans enfant touche en moyenne 70% de son ancien salaire net. "Une diminution d'un point" de ce taux "représenterait une économie de 422 millions d'euros", selon la Cour. La Cour pointe aussi du doigt le principe "un jour cotisé = un jour indemnisé" : le passage à un ratio de 0,9 jour indemnisé pour un cotisé "se traduirait par une économie de 1,2 milliard d'euros par an". Autre piste : passer la durée maximale d'indemnisation à trois ans pour les plus de 55 ans, au lieu de 50 ans aujourd'hui, représenterait une économie de 450 millions d'euros. La Cour prévient toutefois qu'une telle mesure aurait un "coût pour les finances publiques", en entraînant une "hausse des prestations versées dans le cadre du régime de solidarité".

Pour augmenter les recettes, la Cour des compte propose de changer le taux de contributions qui n'a pas évolué depuis 2007 : 0,1 point de cotisation supplémentaire rapporterait "environ 500 millions d'euros". La Cour relève aussi le "coût élevé" du mécanisme d'activité réduite, qui permet à un allocataire de cumuler salaire et indemnités, ce qui peut "installer les salariés de certains secteurs dans la précarité". Enfin, elle recommande d'allonger la durée de validité des conventions d'assurance chômage négociées par les partenaires sociaux. L'actuelle convention qui arrive à échéance le premier juillet n'a été conclue que pour deux ans.

Assurance chômage : Alexandre Saubot, nouveau président de l'Unédic venu du Medef et de l'UIMM

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L'Ardennais Patrick Tassin élu président du CESER d'Alsace Lorraine Champagne-Ardenne

L'Ardennais Patrick Tassin élu président du CESER d'Alsace Lorraine Champagne-Ardenne

Il aura fallu deux tours de scrutin pour que le champardennais Patrick Tassin remporte la majorité absolue. Il a été élu avec 131 voix devant le Lorrain Roger Cayzelle (107 voix). L'Alsacien Joseph Zorgniotti s'était retiré à l'issue du 1er tour.

L'élection du président du CESER, Conseil économique, social et environnemental de l'ACAL s'est déroulé le 29 janvier dans la matinée à Metz, lors la première réunion du CESER "formule grande région".
Afin de tenir compte de l’évolution de la carte régionale, et par arrêté en date du 7 janvier 2016, les Conseils Economiques Sociaux et Environnementaux des trois anciennes régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine ont fusionné pour une période transitoire de deux ans, avant le renouvellement de l’Assemblée socioprofessionnelle en janvier 2018.

Patrick Tassin est Ardennais, membre de la CGT et ancien président du CESER de Champagne-Ardenne. Il a été élu avec 131 voix sur 238 suffrages exprimés au secon
d tour.

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La Voix Est Libre : "Combat syndical : jusqu'où ?"

La Voix Est Libre : "Combat syndical : jusqu'où ?"

Tout au long du XXè siècle, le progrès social a fait que la situation des salariés s’est améliorée. Maisi avec les nombreux plans sociaux et les fermetures d'entreprises, la tendance depuis une vingtaine d’années s’inverse. Le combat syndical se durcit et parfois devient violent.

Le 12 janvier dernier, 8 anciens salariés du site Goodyear d'Amiens Nord étaient condamnés à 9 mois de prison ferme pour avoir séquestré deux de leurs cadres durant 30 heures en 2014. En attendant la décision en appel, les réactions ont été vives, tant de la part des syndicats de salariés, que de certaines personnalités publiques ou de particuliers.

La pétition qui circule sur Internet pour les soutenir approche des 150 000 signatures. La CGT dénonce un jugement politique, une décision prise pour l'exemple, au lendemain de l'épisode des chemises arrachées d'Air France. Pour d'autres, un conflit social ne saurait légitimer des actes de violence. L'action syndicale est-elle "criminalisée" ? Pour répondre à cette question, Cathy Colin réunira sur le plateau de la Voix est Libre Evelyne Becker, ancienne élue CGT de Goodyear, Maître Philippe Brun, avocat spécialisé en droit social, Sébastien Horemans, président de la CGPME Picardie, et Jacques Vincent, président du MEDEF Picard
ie.

"Combat syndical : jusqu'où ?", ce sera samedi à 11h30 sur France 3 Picardie

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L’assurance chômage dans le viseur de la rigueur

L’assurance chômage dans le viseur de la rigueur

Emploi. Les négociations syndicats-patronat sur l’indemnisation chômage débutent mi-février . Le gouvernement attend 800 millions d’euros d’économies.

  • L’assurance chômage dans le viseur de la rigueur

«Compliqué», «très difficile». Il y a au moins un consensus entre les partenaires sociaux qui s’apprêtent à renégocier, à partir de mi-février, la nouvelle convention Unédic fixant les futures règles d’indemnisation des chômeurs. Tous le disent, la tâche va être ardue. «Avant chaque négociation, on dit toujours que cela va être difficile et que l’Etat va être obligé de reprendre la main. Et ça se termine toujours mieux que ce qui est annoncé», tempère l’entourage de la ministre du Travail. Mais avec un nombre de demandeurs d’emploi - toujours - en hausse en 2015 (+ 2,6 % pour la catégorie A en France métropolitaine), donc plus d’indemnités chômage à verser et un creusement du déficit de l’Unédic, sur la même période (4,4 milliards d’euros), difficile de ne pas y voir quelques obstacles. Et pour ne rien arranger, la proximité d’élections internes au sein de la CGT et de la CGC, au printemps, puis de la présidentielle, risque, selon la CFDT, de créer un climat «peu propice au dialogue social».

Pourtant, c’est bien une «réforme ambitieuse» qu’attend le Premier ministre, qui n’a pas hésité, depuis Davos, le 21 janvier, à s’immiscer dans les affaires des syndicats et représentants patronaux - gestionnaires exclusifs de l’Unédic. Un sacré pied de nez, alors que ces derniers n’ont même pas débuté leurs négociations. Quelques jours plus tôt, c’était le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, qui appelait à son tour les négociateurs à faire preuve de «courage». Avant que François Hollande ne monte lui-même au front, le 18 janvier, au Conseil économique, social et environnemental (Cese), plaidant pour que ces négociations soient «l’occasion de revoir un certain nombre de règles et de réorienter les financements». Tout en ajoutant, en appui de son plan de formation de 500 000 chômeurs, que le but de l’assurance chômage était «surtout d’accompagner le retour vers l’emploi, de former les chômeurs vers les métiers d’aujourd’hui et de demain».

«Débat légitime»

Trois offensives, à peine cachées, pour un même objectif : faire sauter un énième «tabou» à gauche, celui de la dégressivité des allocations chômage. Abandonné en 2001, ce mécanisme de baisse progressive des allocations pendant la durée d’indemnisation des chômeurs est plébiscité par le Medef. Mais il semble aussi sérieusement étudié par le gouvernement. En octobre 2014, devant l’Assemblée nationale, Manuel Valls mettait déjà «la question de l’efficacité et de l’équité» de l’assurance chômage sur la table. «Un débat légitime», selon lui, qui devra porter tant sur les «devoirs des chômeurs» que sur «l’incitation à la reprise la plus rapide d’une activité». En toile de fond, c’est donc bien l’enjeu de l’inversion de la courbe du chômage qui se dessine, poussé par l’idée - loin d’être consensuelle - que la baisse du nombre de demandeurs d’emploi passe par une politique d’indemnisation plus restrictive.

Mais derrière ces recommandations, pas tout à fait du goût des partenaires sociaux, un autre objectif, financier celui-ci, anime le gouvernement : réaliser «800 millions de nouvelles économies dans le champ de l’assurance chômage». Un engagement pris, le 20 octobre devant l’Assemblée, par Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget, dans le cadre du plan global d’économies de 50 milliards. De quoi rassurer Bruxelles sur la capacité de la France à se rapprocher de l’objectif de baisse du déficit public à 3 % du PIB. Mais aussi réduire drastiquement les marges de manœuvre des partenaires sociaux. «Le gouvernement nous a rassurés, en nous disant qu’il fallait donner un chiffre à Bruxelles et que cela ne valait pas pour engagement, mais c’est quand même une contrainte», pointe Eric Aubin, le négociateur de la CGT.

Ne manquait alors qu’un rappel à l’ordre de la Cour des comptes pour enfoncer le clou. C’est chose faite depuis le 18 janvier, date de la publication d’un rapport de la cour pointant le niveau de la dette de l’Unédic «devenu préoccupant et [qui] soulève la question de la soutenabilité du régime d’assurance chômage». En 2016, elle devrait atteindre 29,4 milliards d’euros, puis 35 milliards d’ici à 2018. Mais le rapport ne se contente pas d’alerter les partenaires sociaux, en amont des négociations. Elle leur propose aussi trois paramètres sur lesquels jouer pour augmenter les recettes : l’assiette des contributions payées par les salariés et les employeurs, leur taux et leur modulation. Et trois moyens d’agir sur les dépenses : modifier la durée d’affiliation requise pour avoir droit à des indemnités, la durée maximale d’indemnisation ou encore son mode de calcul.

Le Medef «discret»

Sauf que, sans surprise, les partenaires sociaux sont loin d’être d’accord sur les leviers à activer. Tout en restant «très discret» sur le sujet, le Medef reconnaît que la dégressivité peut être «une des solutions» pour aboutir à un système «plus soutenable». Mais l’organisation patronale plaide avant tout pour une «réforme importante», aboutissant à un mécanisme permettant de «mieux indemniser ceux qui en ont le plus besoin et moins ceux qui en ont le moins besoin».

Pour la CGT - qui n’avait pas signé la précédente convention de 2013 -, pas question en revanche de baisser les droits à l’indemnisation des chômeurs ou de remettre en place la dégressivité des droits. Le syndicat veut, lui, augmenter la durée d’indemnisation de vingt-quatre à trente mois (et de trente-six à soixante mois pour les seniors), «étant donné que la durée du chômage augmente».

Sans aller jusqu’à de telles propositions, la CFDT considère également la dégressivité comme «une fausse solution». «Il n’est pas question de remettre en cause les droits des demandeurs d’emploi», prévient son responsable, Laurent Berger. Tout aussi opposée, la CFTC : «Ce n’est pas comme cela que l’on va inviter les gens à se former», souligne Philippe Louis, son président. Signataire en 2013, la centrale est plutôt satisfaite des annonces de Hollande sur la formation des demandeurs d’emploi. «Il faut qu’une formation soit obligatoirement proposée aux chômeurs dans les quatre mois qui suivent la perte d’emploi», poursuit Philippe Louis. De quoi, explique-t-il, favoriser le retour à l’emploi et réduire, de fait, la durée moyenne d’indemnisation : «Ainsi, sans baisser la durée d’indemnisation maximale, on peut tout de même réduire les dépenses de l’Unédic.»

Comment faire d’autres économies ? Pour la CGT, il faut aussi taxer davantage les contrats précaires, et notamment les CDD d’usage et les contrats intérimaires. Mais aussi les ruptures conventionnelles permettant de rompre un CDI d’un commun accord entre l’employeur et le salarié - qui peut alors toucher des indemnités chômage. Or, elles seraient, selon Eric Aubin, instrumentalisées pour «déguiser des préretraites». Une proposition aussi formulée par Force ouvrière. Mais qui ne devrait pas plaire au patronat. FO, signataire en 2013, propose également d’augmenter les recettes en déplafonnant les cotisations sur les gros salaires. «Cela rapporterait 800 millions d’euros par an», souligne Stéphane Lardy, son négociateur, soit les économies visées par le gouvernement. Autant de points de vue qui devraient assurer des réunions houleuses.

«Serpent de mer»

Reste à savoir où ces dernières se dérouleront ? Après l’échec des négos sur le dialogue social, fin 2014, les partenaires sociaux, poussés par Force ouvrière, s’étaient mis d’accord pour définir une nouvelle méthodologie de négociations interprofessionnelles. Le but : rompre avec la «mainmise» du Medef sur l’organisation. Tout le monde semblait alors d’accord pour se rencontrer dans un lieu neutre, et non plus au siège du syndicat patronal. Mais pour l’heure, rien ne bouge. «Nous avons eu plusieurs réunions sur le sujet pour changer le lieu, mais aussi la présidence ou encore le document de référence qui sert de base aux négociations et qui est toujours celui du patronat. Mais le Medef fait traîner», s’agace Eric Aubin de la CGT. «Ce sujet est un serpent de mer. Si on accueille les négociations dans nos locaux, c’est juste par tradition», se justifie le Medef, qui doute que les prochaines réunions aient lieu ailleurs. Ce que confirme la CFTC. Quant au document de référence servant à lancer les négos, l’organisation patronale compte bien, comme à son habitude, en proposer un. «A charge pour les syndicats de se mettre d’accord pour proposer aussi un texte», ironise un responsable du Medef.

Dernière inconnue qui pourrait peser sur l’issue des négociations: le casting. Sur les huit organisations engagées dans les discussions, quatre présenteront de nouveaux négociateurs. Jean-François Pilliard, le monsieur social du Medef, parti à la retraite, laissera sa place à Jean Cerutti, issu de la fédération nationale des travaux publics (FNTP). Même chose pour la CGPME et, du côté des syndicats de salariés, pour la CFTC. Reste à savoir si ces nouvelles têtes sauront trouver les recettes efficaces et justes pour donner un second souffle à l’assurance chômage.

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Résiliation judiciaire en l'absence de réintégration

Résiliation judiciaire en l'absence de réintégration

salarié protégé

Le fait pour l’employeur de ne pas rétablir dans ses fonctions une salariée, titulaire d’un mandat de déléguée du personnel, dont l’autorisation de licenciement a été refusée par l’administration du travail, constitue une inexécution de ses obligations contractuelles rendant impossible la poursuite de son contrat de travail. La salariée est donc en droit de procéder à la résiliation de son contrat aux torts de l’employeur.

Procédure de licenciement d’un salarié protégé

Certains salariés, notamment ceux qui sont détenteurs d’un mandat de représentation dans l’entreprise comme par exemple les délégués du personnel, bénéficient d’un statut « protecteur ». Ce statut particulier interdit à l’employeur de rompre le contrat de travail sans obtenir au préalable une autorisation de l’inspecteur du travail.

Si l’administration du travail accepte le licenciement, le salarié « protégé » est licencié conformément aux règles du droit du travail applicable aux salariés lambda. Si, au contraire, l’inspection du travail n’autorise pas le licenciement, l’employeur n’a pas d’autre possibilité que de maintenir le salarié à son poste. Mais voilà, cette règle est parfois malmenée par les employeurs comme en atteste une affaire récemment soumise à la Cour de cassation (Cass. soc. 11 décembre 2015, n° 14-18266).

L’opposition de l’administration et suppression du poste par l’employeur

Un employeur veut fermer son atelier de couture. Il propose à la salariée une modification de son contrat de travail pour des raisons d’ordres économiques. La salariée refuse cette modification. Elle est convoquée à un entretien préalable en vue de son licenciement.

L’employeur demande à l’inspection du travail d’autoriser le licenciement pour motif économique de la salariée, cette dernière étant élue délégué du personnel. L’administration rejette la demande de l’employeur. A ce moment-là, ce dernier aurait dû rétablir la salariée dans ses fonctions. Ce qu’il n’a bien entendu pas pu faire car entre temps, il a supprimé son poste de travail.

La résiliation judiciaire du contrat de travail

La salariée, restée sans activité, saisit alors le conseil de prud’hommes pour demander la résiliation judiciaire de son contrat de travail et les indemnités résultant du non-respect de son statut protecteur. La résiliation du contrat aux torts de l’employeur signifie que la salariée rompt son contrat en raison des manquements de son employeur qu’elle considère comme suffisamment graves.

La résiliation judiciaire présente la particularité de laisser le salarié en poste dans son entreprise alors que l’instance est en cours. Si, selon les juges, les manquements de l’employeur ne sont pas avérés, la procédure n’a aucun effet sur le contrat de travail qui continue à être exécuté.

Si la Cour de cassation reconnait les manquements comme c’est le cas dans notre affaire, la rupture du contrat doit être qualifiée de licenciement nul puisque l’employeur n’a pas respecté la procédure de licenciement propre aux salariés « protégés ».

En effet, « le fait pour l’employeur de ne pas rétablir dans ses fonctions le salarié protégé dont l’autorisation de licenciement a été refusée constitue une inexécution de ses obligations contractuelles rendant impossible la poursuite de son contrat de travail ».

À noter : s’il s’agit d’un salarié non détenteur d’un mandat de représentation, la rupture s’analyse en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

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Battre le pavé pour nos libertés

Battre le pavé pour nos libertés

Libertés

Les associations et organisations syndicales regroupées autour de l’appel « Nous ne céderons pas ! » pour la levée de l’état d’urgence et contre la révision de la Constitution, appellent à manifester ce samedi partout en France et à Paris, à 14 h 30, place de la République.

Pour s’opposer à l’entrée dans la Constitution de l’état d’urgence comme à la déchéance de la nationalité, un appel unitaire « Nous ne cèderons pas ! » a été lancé par une centaine d’associations et de syndicats, dont la Ligue des droits de l’homme, Attac, le MRAP ou la CGT. Un appel, suivi d’une pétition, signée à ce jour par plus de 40 000 personnes.

« Nous affirmons qu’il est nécessaire et possible que l’État protège les habitants face au terrorisme, sans remettre en cause les droits et les libertés. Nous refusons une société du contrôle généralisé, une société qui glisse de la présomption d’innocence au présumé potentiellement coupable. Ne donnons pas satisfaction aux terroristes qui cherchent justement à nous faire renoncer à notre vie démocratique. » Les initiateurs du mouvement appellent chaque citoyen à manifester samedi 30 janvier dans toute la France et à Paris, place de la République, à 14 h 30.

Au lendemain de la démission de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, opposée à la déchéance de la nationalité et alors que des experts de l’ONU demandent au gouvernement français de ne pas prolonger l’état d’urgence, la bataille pour la défense des libertés publiques est plus que jamais de mise. « À la veille de la réforme constitutionnelle, il est important de nous rassembler et de nous faire entendre, explique Céline Verzeletti, de la CGT. Même chose dans les entreprises, il faut libérer la parole. Dans ce climat de peur et de suspicion, beaucoup craignent de témoigner et font profil bas ».

Et de citer le cas d’un salarié de la RATP, licencié parce soupçonné d’extrémisme, qui a porté plainte au commissariat et s’est vu perquisitionné dès le lendemain. « Plus on aura des remontées sur ces dérives, plus on sera à même de les combattre », martèle Céline. La CGT a d’ailleurs mis en place un dispositif d’alerte contre les dérives de l’état d’urgence avec une adresse mail pour faire remonter tous les incidents dlaj@cgt.fr

Gageons que cette manifestation unitaire sera un succès.

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Une bataille royale

Une bataille royale

GrèveIls étaient ouvriers chez PSA Aulnay.

En 2013, durant quatre mois, ils ont fait grève pour empêcher la fermeture de leur usine. Ils ont fait connaître leur bataille, interpellé François Hollande et Arnaud Montebourg, appris à décrypter les documents internes, se sont transformés en experts, en orateurs, en leaders... Aujourd’hui, ils sont les héros du film documentaire « Comme des lions » de la réalisatrice Françoise Davisse.

Une caméra sautée, des travellings flous… D’emblée la caméra de Françoise Davisse nous plonge dans un décor. Celui d’une usine à l’arrêt. Plus aucune voiture ne doit sortir des chaînes de production. Nous sommes à Aulnay, au cœur de PSA et les ouvriers CGT viennent de décider de faire grève.

L’histoire de cette lutte acharnée pour la sauvegarde de l’usine commence en 2011. Un courrier anonyme est envoyé à la CGT de l’usine. Il annonce la fermeture programmée du site. Avec aplomb, la direction nie. Mais les syndicalistes s’alarment. Très vite, les rumeurs deviennent certitudes. Très vite, il leur faut agir. Commence alors une longue bataille pour convaincre ceux qui ne veulent pas débrayer, ceux qui renvoient l’argument de « la gosse à nourrir » à leurs collègues grévistes.

Dans les années 70, le site Peugeot-Citroën d’Aulnay symbolisait, tout autant que les usines Renault de Billancourt, le règne de la toute-puissante bagnole. Durant quarante ans d’existence, Aulnay a produit plus de huit millions de voitures et usé des milliers d’ouvriers. En 2013, date de la fermeture de l’usine, la boîte emploie encore 3 300 personnes, dont près de 400 intérimaires. L’entreprise n’est pas en peine. Pour PSA, c’est de choix politique qu’il s’agit : faire toujours plus de bénéfice en « rationalisant » les coûts de production sans se soucier d’une quelconque responsabilité sociale.
C’est à ça que les grévistes on dit non.

En plongeant au cœur de la bataille, Françoise Davisse donne à voir ce qu’aucune télévision ne montre. Les réunions houleuses, les doutes, les votes à main levée, le comité de grève qui décidera « au-dessus des syndicats », la caisse de solidarité qui délivrera des chèques aux grévistes plus conséquents que leurs salaires d’ouvriers, les tensions avec les cadres, les arguments-choc des ouvriers, leurs réflexions, leurs doutes, la fraternité.

On les suit dans leurs négociations avec le gouvernement, lorsqu’ils envahissent le siège de l’IUMM, lorsqu’ils poussent la porte des technocrates, lorsqu’ils interpellent Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif. Ils scandent « Hollande, président » lorsque celui-ci, en campagne pour la présidentielle, leur rend visite et leur fait la promesse que « le 6 mai, si les Français me choisissent, nous aurons rendez-vous ».
Quelques mois plus tard, Salah Keltoumi, embarqué dans un car de CRS avec ses camarades en grève lance à la caméra : « vous direz à Hollande que le changement avec lui, ça ne sera pas pour demain. Il s’aplatit devant les patrons et nous fout dans les paniers à salade, la honte, parce qu’on défend notre emploi ».

Car bien sûr, on connaît la fin de l’histoire. Ce n’est pas une happy end. Malgré leur bataille royale, les lions ont dû s’incliner. L’usine a fermé. Ils ont obtenu des indemnités de licenciement plus importantes que s’ils n’avaient rien fait. Mais l’essentiel du film de Françoise Davisse est ailleurs. Il dit que, quelle qu’en soit l’issue, la lutte mérite toujours d’être menée. Tout simplement parce qu’elle nous change en profondeur, nous fait réfléchir et redonne aux ouvriers cette dignité humaine dont on essaie de les priver au quotidien.

Quelques rendez-vous :

Vendredi 29 janvier à 20 h 30

Au cinéma « Espace 1789 » à Saint-Ouen. Projection suivie d’un débat avec Philippe Julien (CGT ex-PSA Aulnay), protagoniste du film, Ghislaine Tormos, ouvrière et auteure de Le Salaire de la vie, Marcel Trillat, journaliste et réalisateur & Luc Martin Gousset, producteur (Films du Balibari).

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Tapis rouge pour Rohani en France...

Tapis rouge pour Rohani en France

Le président Hassan Rohani poursuit ce jeudi une visite officielle en France, la première d'un chef de l'État iranien depuis 1999, avec la perspective de juteux contrats pour Paris et des échanges diplomatiques centrés sur la guerre en Syrie, dans laquelle Téhéran est un acteur majeur.

Hassan Rohani devait achever jeudi soir sa visite, après un entretien et la signature d'accords avec le président français François Hollande. Sorti de dizaines d'années d'isolement avec l'entrée en vigueur en janvier de l'accord nucléaire et la levée des sanctions internationales, l'Iran et ses 79 millions d'habitants s'ouvrent aux industriels occidentaux, et Paris compte bien y prendre sa part.

Le ministre iranien des Transports Abbas Akhoundi a annoncé ce dimanche que lors de cette visite, "le contrat pour l'achat de 114 Airbus sera signé".

Dans l'automobile, un accord entre le constructeur automobile français PSA Peugeot-Citroën et l'Iranien Iran Khodro sera signé, afin de constituer une coentreprise qui produira à terme 200 000 véhicules par an avec l'utilisation de pièces produites localement, selon une source gouvernementale française. De grosses entreprises françaises, comme Total, sont aussi sur les rangs, et Bouygues, ADP et Vinci souhaitent participer à l'extension ou à la gestion de plusieurs aéroports iraniens.

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