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8 mars : Journée internationale des droits des femmes Gagnons l’égalité

8 mars : Journée internationale des droits des femmes

Gagnons l’égalité

Les droits dont nous disposons aujourd’hui sont le fruit de la lutte de nos aîné-e-s. La période actuelle, avec les tentatives de remise en cause du droit à l’avortement ou encore la volonté d’enfermer les femmes comme les hommes dans des stéréotypes et des identités prédéfinies, montre pourtant que ces droits ne sont jamais acquis.

L’égalité proclamée dans la loi n’est pas effective au quotidien, il y a toujours :

  • 27% d’écart salarial et 40% d’écart de pension de retraite entre les femmes et les hommes ;
  • 80% des tâches ménagères assumées par les femmes ? ;
  • 80% des femmes qui considèrent qu’elles sont régulièrement confrontées à des comportements sexistes au travail ;

La maternité entraine encore trop souvent, au mépris de la loi, le licenciement ou la pénalisation dans la carrière !

Pour la CGT, l’égalité au travail est fondamentale car elle permet l’émancipation et l’autonomie économique des femmes. L’histoire le montre, les grandes avancées pour les femmes ont été obtenues par la mobilisation. Ces avancées ne se sont pas faites au détriment des hommes, mais permettent au contraire l’émancipation de tous et toutes.

Nous appelons les salarié-e-s à se mobiliser le 8mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Nous appelons les femmes à se syndiquer et à s’organiser pour gagner l’égalité professionnelle, la mixité au travail, et lutter contre le sexisme et les violences.

L’égalité maintenant, c’est possible !

La CGT propose :
  1. Lutter contre les temps partiels imposés aux femmes, garantir un minimum de 24 h par semaine, limiter les amplitudes horaires, majorer les heures supplémentaires, garantir à tout-es les droits sociaux (retraite, chômage, maladie…) sur la base d’un temps plein.
  2. Revaloriser et augmenter les salaires des métiers à prédominance féminine, parce qu’il n’est pas normal qu’une assistante de direction ne gagne pas autant qu’un technicien ; qu’il y ait 17% d’écart de salaire entre sage-femme et ingénieurs hospitaliers en fin de carrière ; que tous les emplois à domicile, auxiliaires de vie… soient payés aux minima et sans déroulé de carrière.
  3. Faire la mixité au travail comme dans la société. Un homme comme une femme doit pouvoir devenir informaticien-ne, infirmier-e, caissier-e, ouvrier-e ou cadre dirigeant-e.
  4. Mettre en place de vraies sanctions contre les entreprises et administrations qui discriminent.
  5. Lutter contre les discriminations de carrières que subissent les femmes, leur permettre le même accès à la formation professionnelle.
  6. Instaurer une action de groupe contre les discriminations.
  7. Garantir une articulation vie privée / vie professionnelle : réduire le temps de travail pour toutes et tous, limiter le travail en horaires décalés ou le dimanche, mieux partager les congés parentaux et augmenter considérablement les places en crèche, à l’école maternelle et la prise en charge des personnes âgées dépendantes.
  8. Lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail et protéger les femmes victimes de violence. Garantir à chacun-e un environnement de travail digne et sans violence (accès aux sanitaires, vestiaires, pas d’images ou propos dégradants…).
  9. Améliorer les conditions de travail et lutter contre la pénibilité des métiers à prédominance féminine (un-e caissier-e porte cinq tonnes chaque jour !).
  10. Garantir l’égalité de retraite : droit à la retraite à 60 ans, augmentation des minima de pension et des mesures compensatoires.

Pour faire enfin de l’égalité une réalité, il faut que les femmes s’organisent collectivement et se syndiquent pour agir au travail contre les discriminations. Se syndiquer, c’est casser l’isolement et faire vivre la solidarité pour agir ensemble. Se syndiquer, c’est se donner les moyens de se faire entendre et respecter au travail. Se syndiquer c’est pouvoir construire et porter des propositions pour améliorer notre quotidien.

Pour faire de l’égalité une réalité, le 8 mars comme toute l’année, syndiquons-nous !

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Report de la présentation de loi « El Khomri » :Un premier recul du gouvernement

Report de la présentation de loi « El Khomri »

Un premier recul du gouvernement

lundi 29 février 2016

L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un 1er recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante.

Le gouvernement doit prendre en considération les revendications qui s’expriment dans les entreprises, les services sur les questions de salaires, d’emploi, de conditions de travail ainsi que le rejet massif du projet de loi code du travail.

Il doit maintenant annoncer son retrait et ouvrir une phase de négociations réelles avec les représentants syndicaux et les organisations de jeunesse pour élaborer un code du travail protecteur. La CGT a des propositions concrètes en ce sens, et poursuit ses échanges intersyndicaux pour la construction de nouveaux droits.

La CGT propose aux salariés, la semaine du 7 au 11 mars des initiatives multiples dans les entreprises et le 9 mars de participer aux rassemblements et manifestations unitaires en construction.

Fin mars, elle appelle avec d’autres organisations syndicales et organisations de jeunesse, les salariés à une journée de mobilisation convergente, nationale sur les revendications, pour le retrait du projet El Khomri, pour un code du travail du 21ème siècle !

Montreuil, le 29 février 2016

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Loi El Khomri : la présentation du texte reportée au 24 mars

Loi El Khomri : la présentation du texte reportée au 24 mars

Manuel Valls a décidé de temporiser en annonçant ce lundi le report de deux semaines de la présentation du controversé projet de loi sur le Travail. Il va recevoir l’ensemble des partenaires sociaux.

Pas un retrait mais plus de temps pour la concertation. Comme « Les Echos » l’annonçaient ce lundi matin , le projet de loi sur la réforme du Code du travail ne sera pas à l’ordre du jour du Conseil des ministres du 9 mars prochain. Manuel Valls a annoncé ce lundi matin que la présentation du texte était reporté d’une « quinzaine de jours sans doute ». La date retenue sera finalement le 24 mars, a précisé une source gouvernementale à l’AFP. Le Conseil des ministres aura exceptionnellement lieu cette semaine-là un jeudi et non le mercredi en raison d’un déplacement à Bruxelles du Premier ministre.

« Il faut lever un certain nombre d’incompréhensions, il faut expliquer, répondre à toute une série de fausses informations qui sont données sur ce texte. Donc, nous allons nous donner quelques jours supplémentaires avant le passage en Conseil des ministres », a déclaré le chef du gouvernement depuis le Salon de l’Agriculture.

Pas de recul

Manuel Valls a par ailleurs nié tout recul : « Le recul, ce serait abandonner le texte ». Ce report doit « permettre de faire bouger le texte sans revenir sur ses grands principes », avaient expliqué un peu plus tôt des sources gouvernementales à l’AFP. Il s’agit de déterminer « les lignes rouges » des partenaires sociaux et de formuler des ouvertures, a précisé l’entourage du Premier ministre.

Nouveau nom

Le gouvernement a changé ce lundi le nom du projet de loi de Myriam El Khomri, en biffant notamment une référence aux « nouvelles libertés ». Dans le communiqué diffusé par Matignon pour justifier ce report de deux semaines, le texte est désormais nommé « avant-projet de loi sur les nouvelles protections pour les entreprises et les salariés ». Jusqu’à présent, le vocable utilisé par le gouvernement était « projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs ». Le terme « actifs » disparaît donc lui aussi, au profit de « salariés », plus marqué à gauche.

Myriam El Khomri a vu, elle dans ce report, une « marge supplémentaire pour approfondir le dialogue avec les partenaires sociaux et enrichir la loi ».

Interrogé en marge d’une réunion à Bruxelles, Emmanuel Macron a expliqué que lui-même ne souhaitait pas forcément de changements, préférant parler de possibles « enrichissements » du texte. Mais, a-t-il ajouté, « la décision appartient au Premier ministre, je crois qu’il veut se réserver la possibilité de (le) changer si besoin était ».

Ce report « ne change pas grand-chose par rapport au calendrier parlementaire initial qui était prévu », a insisté le chef du gouvernement. « Le texte pourra être voté comme c’était prévu au mois de mai définitivement à l’Assemblée nationale » avant d’aller au Sénat.

Rencontre avec les partenaires sociaux

Alors que la ministre du Travail doit poursuivre cette semaine ses consultations sur son projet de loi - après s’être entretenue avec la CFDT et la CFE-CGC la semaine dernière , elle doit recevoir ce lundi l’Unsa avant l’UPA et FO mardi, puis la CGT, la CFTC, le Medef et la CGPME jeudi -, Manuel Valls a annoncé qu’il allait, lui aussi, recevoir, « les unes après les autres » et « dans une semaine sans doute », l’ensemble des organisation syndicales et patronales. Il envisage ensuite de « les réunir » avec les ministres Myriam El Khomri et Emmanuel Macron (Economie), « pour restituer le débat ».

Les syndicats ont eux d’ores et déjà programmé de se réunir le 3 mars au siège de l’Unsa pour travailler sur le fond du projet de loi. Puis, au siège de la CGT, se retrouveront ceux qui veulent mobiliser le 31 mars. Fait inédit depuis 2013, une intersyndicale d'une dizaine d'organisations - CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires-Sud, Unsa, Unef (étudiants), UNL et Fidl (syndicats lycéens) - s'était réunie mardi dernier pour dénoncer ce projet. Une pétition en ligne contre ce projet de loi , lancée par la militante féministe Caroline de Haas, avait recueilli lundi matin plus de 775.000 signatures.

La CFDT veut « un rééquilibrage du texte »

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui avait dimanche soir poussé à un report de l’examen du projet de loi et appelé à « repartir sur une concertation », a réagi rapidement aux annonces ce lundi matin de Manuel Valls. Et a d’ores et déjà posé ses conditions, demandant entre autres le retrait du plafonnement des indemnités prud'homales et de « revoir le cadre des licenciements économiques » .

Du côté de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly estime qu'un report « de 3 semaines ou 1 mois ça ne change rien » et appelle à « accroître la pression ».

« L'implosion en direct de la majorité »

Côté réactions politiques, le parti Les Républicains a affirmé, par la voix de son porte-parole Guillaume Larrivé, qu'avec le report du projet de loi sur le travail « on assiste à l'implosion en direct de la majorité ». De l’autre côté de l’échiquier politique, le cofondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste ont continué de demander le « retrait » du projet de loi, tandis que certains frondeurs socialistes réclament le retrait de certaines dispositions ou « une réécriture en profondeur ».

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CPAM. Stop au démantèlement des accueils des assurés sociaux en Île-de-France

CPAM. Stop au démantèlement des accueils des assurés sociaux en Île-de-France

À l’occasion des 70 ans de la Sécurité Sociale en octobre 2015, le discours du Président de la République fut applaudi par le Directeur Général et le Président du Conseil (CFDT) de la CNAM, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés.

François Hollande ne fut pas avare de belles paroles, déclarant que la Sécu était inscrite dans notre ADN et fondait notre identité collective. Il appelait à la préserver pour qu’elle soit toujours mieux aux services des assurés sociaux et remplisse toutes ses missions au plus près de la population et de ses besoins de Santé.

Le Président omettait de dire en déclarant son attachement à la Sécu que les 10 milliards d’économie imposées par Le « Pacte d’Austérité » au budget de la Protection Sociale se traduisent par des diminutions de budgets à la CNAMTS avec des conséquences immédiates dans les Caisses Primaires de l’Assurance Maladie. Une volonté politique affichée d’adapter le modèle social à « notre époque » qui selon le Président n’aurait plus rien à voir avec celle de la Libération… rejoignant en cela le discours et le programme du MEDEF.

La loi de financement de la Sécurité Sociale 2016 pour la 1ière fois entérine une progression de seulement 1.75%, quand il faudrait à minima 3.8% dans les hôpitaux pour maintenir en moyens et en personnels les capacités de soins actuels.

Les Caisses Primaires en Ile de France sont frappées de plein fouet par ces choix de « maitrise » budgétaire et subissent une nouvelle vague de fermetures des services d’accueils du public.

La Cpam des Hauts de Seine le lundi 15 novembre, après les attentats meurtriers, fermait huit centres d’accueils des assurés sociaux dans 8 villes pour raison de sécurité. Depuis ils n’ont jamais rouverts, les assurés d’Issy Les Moulineaux, de Villeneuve La Garenne, de Levallois Perret… n’ont plus dans leur ville de présence de l’Assurance Maladie. Comme par hasard les centres fermés à la suite des attentats font partie de la liste des 11 centres sur les 22 du département dont la direction avait programmé la fermeture.

A Anthony, Malakoff et Montrouge la mobilisation CGT et le soutien des élus a permis la réouverture des centres le 4 décembre, mais pour combien de temps ! La direction n’a qu’une seule politique d’accueil, celle de l’accueil à minima des assurés. Qu’ils aillent sur Ameli, qu’ils prennent rendez-vous, qu’ils se débrouillent par internet, par téléphone… mais qu’ils ne viennent pas à la Sécu.

La Cpam de Paris applique avec zèle le même service minimum pour les assurés. Dans le 19ième, un des arrondissements les plus populaires de la capitale, le centre de La Chapelle a fermé définitivement ses portes en janvier. Il ne reste que 10 centres pour accueillir les 2.6 millions d’assurés parisiens ou se pressent 500 à 600 assurés/jour. Là aussi le discours est identique, que les assurés utilisent les canaux de communication moderne comme le mail et le téléphone, au pire qu’ils patientent et prennent un rendez-vous.

Les 6 autres CPAMs en Ile de France suivent cette même logique du moins disant social.

Dans le Val de Marne, il ne reste plus que 4 accueils pour 750 000 visiteurs/an. Dans le Val d’Oise, de 20 centres il n’en faudrait selon la direction que 4 « gros » à Cergy, Goussainville, Argenteuil et Sarcelles et 7 petits…et c’est tout, circulez ! En Seine et Marne, il ne reste plus que 5 centres et 10 petits « points » d’accueils dans un département grand comme la moitié de l’Ile de France. Dans l’Essonne, il ne reste plus que 3 centres ouverts et 11 agences assurant des permanences dont 5 uniquement sur rendez-vous… La direction est contrainte d’admettre malgré les fermetures l’augmentation de la fréquentation des assurés sociaux. En Seine Saint Denis, la direction de la Caisse n’est pas non plus à court d’idée. Sur 24 sites ouverts, 9 doivent fermer d’ici 2017 et dans les 15 accueils restant, les assurés ne seront reçus que sur rendez-vous dans un département ou les conditions sociales des assurés sont les plus difficiles de l’Ile de France. Dans Les Yvelines, les assurés sont confrontés également aux fermetures des accueils.

Pour la CGT, c’est ensemble qu’il faut combattre cette casse méthodique. Les centres de Sécurité Sociale sont toujours une idée neuve.

Ces centres sont la seule structure à assurer un accueil de proximité, à pouvoir rendre avec efficacité les services attendus par les assurés sociaux, tant en ce qui concerne les renseignements sur les droits, la délivrance des prises en charge, que sur les conseils et orientations pour accéder aux soins, via la connaissance des droits, de l’implantation des structures hospitalières, des cabinets et établissements médicaux.

Cette conception du centre polyvalent de Sécurité Sociale, intégrant accueil et instruction, traitement des demandes de remboursements et prises en charge dans tout leur éventail : Maladie ; Maternité ; Accidents du Travail et Maladies Professionnelles ; Invalidité… est la seule à pouvoir garantir l’égalité d’accès aux soins.

Elle est à reconquérir face à une autre conception étriquée qui a spécialisé le traitement des dossiers à travers la mise en place de plate-forme de traitement derrières lesquelles disparait totalement la dimension humaine de la demande de l’assuré social. Cette logique a massifié et déqualifié les opérations de travail et surtout permis de supprimer des milliers d’emplois !

Elle est à reconquérir face au « Tout Internet » qui aggrave la fracture numérique, isole nombres de personnes déconnectées. Les personnes âgées et/ou celles privées d’accès Internet sont coupés de leurs Services Publics et confrontés seuls à la complexité de maintes situations pour accéder aux droits Sécurité Sociale : salariés précaires ; avec multi-employeurs, intérimaires, accidentés du travail…

Une Sécurité Sociale de haut niveau à reconquérir, ça Monsieur Hollande c’est une idée neuve !

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Les matelas Cauval en grande difficulté

Les matelas Cauval en grande difficulté

Gilles Silberman dit ne pas avoir « trouvé d’autres solutions ». Le président et actionnaire du groupe Cauval Industries, fabricant de matelas, s’est présenté, lundi 29 février après-midi, au tribunal de commerce de Meaux (Seine-et-Marne) pour demander son placement en redressement judiciaire. « Nous pensions que les négociations avec l’un des deux investisseurs aboutiraient ce week-end. Mais non : nous voilà au tribunal de commerce », déplore sur place le délégué syndical CGT, Moustapha Mamouri, venu en car depuis l’usine Cauval de Bar-sur-Aube (Aube) pour assister à l’audience.

Le fabricant de matelas, titulaire des licences Dunlopillo, Tréca et Simmons en France, est confronté à de gros problèmes de trésorerie depuis plusieurs années. Les organismes sociaux lui réclament pas moins de 55 millions d’euros. En 2015, la situation financière avait contraint les actionnaires à envisager l’entrée d’un concurrent au capital.

Les usines tournent au ralenti

En octobre 2015, le groupe aux 380 millions d’euros de chiffre d’affaires avait dévoilé un accord signé avec le groupe portugais Aquinos, fournisseur d’Ikea. « Il était convenu, expliquait récemment M. Silberman, qu’Aquinos apporte 12,5 millions d’euros en février, puis 12,5 millions d’euros en juin ». Mais, le fondateur de cette entreprise, Carlos Aquino, aurait « soudain décidé unilatéralement de remettre en cause cet accord et indiqué vouloir renégocier celui-ci », assure l’industriel français qui fournit Conforama et But.

Le 24 février, M. Silberman a dévoilé avoir « introduit une requête en conciliation-homologation » auprès du tribunal de commerce de Meaux pour résoudre leur différend. En parallèle, il s’est lancé dans une négociation « avec un fond d’investissement anglais et un industriel allemand » pour lui apporter de nouveaux fonds, rapporte M. Mamouri. En vain.

Il y a urgence. Cauval n’est plus en mesure de payer ses fournisseurs de matières premières. Et, depuis, faute d’approvisionnement, les usines du groupe français tournent au ralenti.
Ce nouvel épisode judiciaire plonge les 1 800 salariés dans un profond désarroi. « Nous sommes bien conscients qu’il va y avoir de nouveau des licenciements », s’alarme le délégué syndical CGT.

En 2009, le groupe avait déjà mené un plan de sauvegarde portant sur 420 postes. « A Bar-sur-Aube, les filiales OCM et Atmosphère Interiors avaient procédé à 210 licenciements », rappelle M. Mamouri. Depuis, les 420 salariés s’étaient pliés à la réorientation complète de l’activité de ce site spécialisé dans la fabrication de canapé vers la production de sommiers et de matelas vendus sur internet. « Et ça marchait très bien », assure M. Mamouri. Quel sera le destin des salariés Cauval ? Le scénario d’une reprise des actifs du groupe ne peut pas être écarté, assure un proche de M. Silberman.

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Loi travail : le gouvernement reporte la présentation du texte

Loi travail : le gouvernement reporte la présentation du texte

Le projet de réforme du Code du travail si décrié sera présenté au conseil des ministres le 24 mars afin de "lever les incompréhensions", selon Manuel Valls.

Pour répondre à la forte opposition des syndicats et retravailler le texte, le gouvernement a annoncé le report de deux semaines concernant la présentation du projet de loi sur le travail. "Nous allons nous donner quelques jours supplémentaires avant le passage en conseil des ministres, une quinzaine de jours sans doute", a déclaré Manuel Valls depuis le Salon de l'agriculture. Le texte sera présenté en conseil des ministres le jeudi 24 mars au lieu du 9 mars, date initialement prévue, a précisé une source gouvernementale à l'Agence France-Presse. L'objectif reste une adoption du texte "avant l'été", dit-on à Matignon.

"Il faut lever un certain nombre d'incompréhensions, il faut expliquer, répondre à toute une série de fausses informations qui sont données sur ce texte", a jugé le Premier ministre qui, mardi, ne doutait pourtant "pas un seul instant" de l'adoption de ce texte en conseil des ministres à la date prévue du 9 mars. Le chef du gouvernement a annoncé également qu'il consulterait séparément l'ensemble des partenaires sociaux, syndicats et organisations patronales. Il recevra aussi mardi les députés PS Christophe Sirugue, possible rapporteur sur ce texte, et Catherine Lemorton, présidente de la commission des Affaires sociales.

Le gouvernement prêt à discuter des modalités

Selon une source gouvernementale, l'élargissement du licenciement économique et du plafonnement des indemnités prud'homales, deux points parmi les plus contestés, "doivent être dans le texte", mais le gouvernement est prêt à discuter des "curseurs", c'est-à-dire des seuils de déclenchement ou des plafonds de ces mesures. Les modifications seront "peut-être" apportées avant le conseil des ministres "si on trouve un point d'accord" d'ici là, notamment avec les syndicats.

Le gouvernement entend par ailleurs toiletter "un certain nombre de coquilles, de scories et d'erreurs qui ont donné le sentiment aux syndicats qu'(il) était revenu sur des garanties sur l'aménagement du temps de travail". De même, sur le forfait-jour pour les cadres, "il y a moyen de retravailler", selon la même source. Sur la philosophie générale du texte, souligne-t-on, pas question de revenir sur la prédominance de la négociation d'entreprise.

L'opposition évoque une "implosion de la majorité"

Sur le front syndical, ce report avait été instamment demandé dimanche par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. "Nous allons maintenant nous battre dans la concertation pour obtenir un rééquilibrage du texte", a-t-il réagi lundi, demandant entre autres le retrait du plafonnement des indemnités prud'homales et de "revoir le cadre des licenciements économiques". Pour Jean-Claude Mailly (FO) en revanche, "reporter n'est pas suspendre (...). Cela ne change rien".

Sur la forme, l'éventualité d'un recours à l'article 49.3 (adoption d'un texte sans vote, sauf motion de censure) pour faire passer ce texte, comme pour la loi Macron en 2015, évoquée par la ministre du Travail, avait aussi suscité une forte opposition au sein du PS. Dans une tribune au vitriol publiée mercredi dans Le Monde, Martine Aubry avait dénoncé un "affaiblissement de la France" auquel mènerait la politique de François Hollande et de Manuel Valls. À gauche, Jean-Luc Mélenchon a vu dans ce report une "première victoire", mais persiste à demander le retrait total du texte, de même que le Parti communiste.

Les frondeurs demandent une réécriture complète du texte

Chez les socialistes frondeurs, la revendication oscille entre le retrait des dispositions les plus contestées (Laurent Baumel) et une "réécriture complète" (Christian Paul). À droite, "on assiste à l'implosion en direct de la majorité", a ironisé lundi le député Les Républicains Guillaume Larrivé. Fait inédit depuis 2013, une intersyndicale d'une dizaine d'organisations - CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires-Sud, Unsa, Unef (étudiants), UNL et Fidl (syndicats lycéens) - s'était réunie mardi pour dénoncer ce projet. Une pétition en ligne contre ce projet de loi, lancée par la militante féministe Caroline de Haas, avait recueilli lundi matin plus de 775 000 signatures.

Dans sa version initiale, le projet de loi prévoit des référendums d'entreprise pour valider des accords minoritaires, la primauté des accords d'entreprise en matière de temps de travail, une clarification des critères de licenciement économique et un plafonnement des indemnités prud'homales. Le texte contient aussi la création du compte personnel d'activité (CPA), qui vise à rattacher des droits sociaux (formation, pénibilité, fiche de paie) à la personne et non plus au statut, une disposition jugée positive par les syndicats de salariés.

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L'ACTUALITE EN DESSINS.....SYNDICAT CGT AUTO INERGY GROUPE PLASTIC OMNIUM....
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Le 8 mars, le ton est donné

Le 8 mars, le ton est donné

Ile-de-FranceLa journée du 8 mars marque les luttes pour l’émancipation des femmes et pour l’accès au travail. C’est une journée internationale d’action pour obtenir des droits, l’égalité au travail et dans la société. Il n’est donc pas inutile de le rappeler, tant cette journée est dénaturée de son contenu.

Méfions-nous des bons principes affichés et des évidences. L’égalité femmes-hommes est loin d’être acquise. Deux chiffres en témoignent : le salaire des femmes est de 27 % inférieur à celui des hommes, et leur retraite 40 % plus faible. En Île-de-France, les femmes constituent la moitié de la population active, le taux d’activité est de 87 %, l’écart salarial progresse, la première discrimination est celle liée à la grossesse.

La loi d’août 2014 permet d’agir et de négocier l’égalité sur de nombreux aspects – salaires, formation professionnelle, déroulement de carrière, etc. –, mais elle n’est pas contraignante. Il y a des combats à poursuivre et des luttes à mener avec les salarié·e·s du privé et du public contre toutes les discriminations. Les stéréotypes sexistes et sexuels doivent être combattus dans la société comme au travail, où se produisent 5 % des viols et 25 % des agressions sexuelles.

Cette réalité a motivé à juste titre la journée d’études de la CGT du 3 février. L’actualité a révélé les viols de nombreuses femmes en Allemagne, le procès engagé par une gendarme pour harcèlement sexuel par des hommes de sa hiérarchie, et la grâce présidentielle d’une femme battue toute sa vie. Nous avons besoin de lois protectrices, et de mettre fin aux maux de notre société. Les politiques d’austérité aggravent la précarité et les inégalités, et donc la place faite aux femmes. Il faut les combattre.

Et il faut aussi « balayer devant sa porte ». Dans notre CGT, un guide pour la mise en place d’une démarche égalité sera présenté le 17 mars aux organisations. Futur outil pour nos syndicats, mettons-le en haut de la liste des choses à faire ! Le 8 mars, le ton est donné : visibilité de la CGT sur les lieux de travail avec nos cahiers de revendications, pétitions et débrayages.

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Jeunes et CGT : deux jours pour en débattre

Jeunes et CGT : deux jours pour en débattre

Assises jeunes confédérales

Dans le cadre de la préparation du 51e congrès de la CGT, le collectif confédéral des Jeunes organise ses assises les 2 et 3 mars. Quelque 350 jeunes syndiqués, militants de toute la France et de très nombreuses professions viendront confronter leurs points de vue, leurs expériences sous la grande verrière du siège de Montreuil.

Témoignages à l’appui, le 2 mars au matin, ils débattront par exemple de leur place dans la CGT et de leur engagement dans les luttes. L’après-midi, ils s’interrogeront sur l’utilité des collectifs jeunes animés au sein des professions comme en territoire sur des unions locales, des départements ou des régions.


À la suite de quoi ils poursuivront leurs échanges avec deux organisations lycéenne et étudiante, l’UNL et l’UNEF, très souvent présentes aux côtés des organisations de salariés dans de grandes mobilisations ainsi que dans les intersyndicales.


Jeudi 3 mars, ils entameront leurs travaux pour parler démarche revendicative, stratégies de mobilisation, ainsi que nouveaux modes de communication et d’expression qu’ils investissent volontiers et qui font partie de la vie de jeunes.

La NVO de mars rendra compte de ces deux journées et vous proposera quelques témoignages recueillis.

Télécharger le programme de ces assises

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Des bulldozers dans la jungle

Des bulldozers dans la jungle

Calais

Ça n’a pas trainé. Ce matin, les CRS encerclent la jungle de Calais et la destruction de la zone sud a commencé, alors que jeudi, la juge du tribunal administratif de Lille rejetait le recours des associations et validait l’arrêté préfectoral d’évacuation. Elle avait cependant autorisé la préservation des lieux de vie (lieu de culte, école, théâtre...) et précisé que le démantèlement ne se ferait pas par la force. Avec des bulldozers humanitaires ?

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