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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

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Jeudi, c'est la grosse manif' contre la loi El Khomri...à 10 heures 30   place de la TREMOILLE à Laval

Jeudi, c'est la grosse manif' contre la loi El Khomri

L'intersyndicale FO, FSU et CGT appelle à la mobilisation la plus large possible pour obtenir le retrait du projet de loi Travail de la ministre Myriam El Khomri.

La mobilisation sera-t-elle à la mesure de la colère ? C'est en tout cas le secret espoir de l'intersyndicale CGT, FO, FSU qui appelle à la plus large mobilisation, jeudi 31 mars, pour le retrait du projet de loi Travail de la ministre Myriam El Khomri.

Car les concessions du gouvernement accordées après les manifestations des 9 et 17 mars, sur le plafonnement des indemnités prud'homales pour licenciement abusif, le renoncement aux décisions unilatérales de l'employeur sans accord dans les entreprises de moins de 50 salariés pour le forfait-jour ou les astreintes, ne suffisent pas.

Quid de l'emploi ?« Les accords locaux, au sein des entreprises, vont l'emporter sur les accords de branche. Or quel est le patron qui ne cherche pas à réduire les acquis sociaux ? » s'insurge Michel Payen, de la FSU, affirmant la solidarité des enseignants dans ce combat.

Pour François Payen, de la CGT, ces « référendums d'entreprises remettent en cause la représentation syndicale », alors que les syndicats peinent déjà à recruter. « Certains patrons menacent leurs salariés de licenciement s'ils se syndiquent, notamment à la CGT. »Daniel Bousquet (FO), retraité de la Sagem, s'inquiète de voir des patrons « avec un jeu en or », à cause de la loi El Khomri qui facilitera le licenciement économique. « Avant, il y avait des protections. Demain, le patron aura carte blanche, c'est inacceptable. »

Retrait mais pas seulementLe gouvernement avance que certains articles auront un effet sur la croissance économique et « par conséquent l'emploi », mais se garde d'avancer le moindre chiffrage. Et Michel Payen de s'interroger : « Favoriser le licenciement, c'est créer de l'emploi ? Mais est-ce que la suppression de l'autorisation administrative de licenciement, il y a quelques années, a permis de créer de l'emploi ? Je ne crois pas. »

L'intersyndicale appelle donc les salariés du pays de Fougères à se mobiliser pour le retrait de loi El Khomri, mais également pour ouvrir la voie à de nouvelles négociations sur le dialogue social, le temps de travail et le partage des richesses.

Jeudi 31 mars, rassemblement prévu à 17 h 30, place Aristide-Briand, et rendez-vous à 10 h, sur le parking de la Poterne, pour les départs vers la manifestation de Rennes.

Jeudi, c'est la grosse manif' contre la loi El Khomri...à 10 heures 30   place de la TREMOILLE à Laval
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GREVE ET MANIFESTATION le 31 mars 2016

Les organisations syndicales

CGT- FO - FSU - Solidaires ,

de la Mayenne

appellent à la grève

pour le retrait de "la loi travail"

le 31 mars 2016

avec rassemblement

à 10 heures 30

place de la TREMOILLE à Laval

pour manifester.

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Loi travail: les syndicats divisés passent leur grand oral devant les députés

Loi travail: les syndicats divisés passent leur grand oral devant les députés

Assouplissement du temps de travail, référendum d'entreprise, primauté de l'accord d'entreprise, licenciement économique: les syndicats ont exposé mercredi devant les députés leurs positions divergentes sur le projet de loi travail, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation contre le texte.

Le camp dit "réformiste" (CFDT , CFTC et CFE-CGC), qui voit le texte comme une avancée sociale mais souhaite des évolutions, et celui des opposants (CGT, FO), qui craint une régression pour les salariés, ont été entendus pendant près de deux heures par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, au lendemain de l'audition de la ministre du Travail Myriam El Khomri.

"Ce texte nous paraît un véritable outil de modernisation du dialogue social et de protection des salariés", a estimé Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT, qui a ouvert le bal.

Pour la CFDT, la primauté de l'accord d'entreprise sur la branche n'est "pas une inversion de la hiérarchie des normes, mais une nouvelle construction de la norme sociale en proximité avec les salariés".

"Il n'y a pas d'affaiblissement des droits, puisqu'en l'absence d'accord d'entreprise, c'est le droit constant qui s'applique", a fait valoir Mme Descacq. "Rien à craindre" non plus, a-t-elle assuré, de la validation des accords par référendum d'entreprise, qui articule "démocratie représentative et démocratie participative".

Mais pour Jean-Claude Mailly, de FO, le référendum est un outil de "court-circuitage" des syndicats, et il faut au contraire "laisser vivre le droit d'opposition". "La démocratie sociale, ça n'est pas la démocratie politique: nous ne sommes pas en situation de décider tous seuls car en face, nous avons des employeurs", a-t-il plaidé.

Le secrétaire général de FO demande depuis de début le retrait du texte dont il conteste la "philosophie libérale" dictée selon lui par les politiques européennes.

Même tonalité à la CGT: "Cette philosophie est tout à fait opposée à ce qui est le droit du travail, qui vise à rééquilibrer le lien de subordination entre l'employeur et le salarié, qui n'a jamais été non plus un frein à l'efficacité économique", a commenté Fabrice Angéi.

- La branche rempart contre le 'dumping social' -

La CFE-CGC trouve "choquant" le "fondement même de la loi, qui fait un lien entre le chômage et le droit social". "Si c'était le cas, il y a belle lurette qu'il n'y aurait plus de chômage en France, puisque depuis 30 ans on ne cesse de flexibiliser les conditions sociales", a lancé son secrétaire national, Franck Mikula.

La CFE-CGC, la CGT et FO voient dans le texte une "inversion de la hiérarchie des normes" fondée sur une "remise en cause du rôle de la branche", qui sert actuellement de "régulateur contre le dumping social"

"L'entreprise est le lieu où la pression peut être la plus forte sur les salariés. La liberté de négocier est plus grande dans la branche", a souligné M. Mailly.

Bernard Sagez, de la CFTC, propose que le texte réaffirme "avec plus de force le rôle de la branche".

Concernant les licenciements économiques, tous les syndicats ont contesté la rédaction de l'article. La CFDT demande que le rôle du juge soit davantage renforcé, et que l'appréciation des difficultés économiques se fasse au niveau européen, et non national.

La CFE-CGC a insisté sur le fait qu'avant de procéder aux licenciements économiques, il faut "utiliser tous les moyens alternatifs tels que le chômage partiel, le recours à la réduction du temps de travail, le non renouvellement des contrats précaires", etc.

La commission entendra dans l'après-midi les organisations patronales, avant de démarrer ses travaux la semaine prochaine. Le texte sera examiné à partir du 3 mai dans l'hémicycle.

Jeudi, le gouvernement va une nouvelle fois passer le test de la rue, avec des grèves et manifestations prévues partout en France, à l'appel de la CGT, FO, Solidaires et des organisations de jeunesse Unef et UNL.

Loi travail: les syndicats divisés passent leur grand oral devant les députés

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Moins d’élus et moins d’heures

Moins d’élus et moins d’heures

Délégation unique du personnel

Dans les entreprises de moins de 300 salariés, l’employeur peut décider la mise en place de la délégation unique du personnel (DUP) réunissant les délégués du personnel, le comité d’entreprise et désormais le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail avec moins d’élus et moins d’heures en proportion pour les mêmes attributions comme l’attestent les décrets d’application qui viennent d’être publiés.

Depuis la loi du 17 août 2015 relative au dialogue social, dans les entreprises de moins de trois cents salariés, l’employeur peut décider la mise en place de la délégation unique du personnel (DUP) en y incluant le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) (Art. L. 2326-1 du Code du travail).

La DUP peut être mise en place soit lors de la constitution de l’une des trois institutions (DP, CE ou CHSCT), soit à l’occasion du renouvellement de l’une d’entre elles. La durée des mandats des représentants du personnel peut dès lors être prorogée ou réduite pour que l’échéance de ceux-ci coïncide avec la date de mise en place de la délégation. Toutefois, cette prorogation ou cette réduction ne peut excéder deux ans.

À noter que la DUP est composée des représentants du personnel élus dans les conditions d’une élection ordinaire. Il n’y a pas lieu en conséquence de réunir un collège désignatif pour élire les membres du CHSCT, puisque tous les élus de la DUP exercent l’ensemble des mandats.

Le décret du 23 mars 2016 précise que le seuil de 300 salariés à partir duquel il n'est plus possible de mettre en place une DUP, celui-ci doit avoir été atteint pendant douze mois, consécutifs ou non, au cours des trois années précédentes. Il s'agit des mêmes modalités que pour le seuil de 50 salariés applicable à la mise en place du comité d'entreprise (art. R. 2326-6 nouveau du Code du travail).

Nombre d’élus

Le tableau ci-dessous indique le nombre d’élus titulaires et suppléants selon que l’employeur décide ou non d’instaurer la délégation unique du personnel (DUP). On peut constater globalement dans la colonne de droite un nombre d’élus en moins pour exercer les attributions de trois institutions différentes. Ce nombre peut être augmenté par un accord conclu entre l’employeur et les syndicats devant être invités à la négociation du protocole préélectoral pour les élections des délégués du personnel et du comité d’entreprise (Art. L. 2326-2-1 du Code du travail).

Crédit d’heures

Le crédit d’heures de fonctions est accordé aux élus titulaires. En apparence, dans certains cas, il peut sembler que le nombre total d’heures de délégation accordé aux élus en délégation unique du personnel est plus important que l’ancienne DUP avec CHSCT autonome. Mais il faut mettre en rapport les heures accordées avec le nombre d’élus.

Par exemple, dans les entreprises de 50 à 74 salariés, la perte est de 34 % d’élus avec la nouvelle DUP incluant le CHSCT par rapport à l’ancienne DUP avec CHSCT à part, et le gain d’heures de délégation est d’à peine plus de 9 % ! De même, avec la nouvelle DUP, la perte est de 50 % d’élus titulaires en comparaison avec des IRP séparés (CE+DP+CHSCT). Et une perte de 25 % d’heures de délégation. Il est vrai que les différences s’estompent au fur et à mesure que la taille de l’entreprise grandit.

Annualisation et mutualisation des heures

À la différence du crédit d’heure de droit commun, le crédit mensuel peut être annualisé. Ainsi, les heures inutilisées tel ou tel mois peuvent être reportées sur le ou les mois suivants dans la limite de douze mois (art. L. 2326-6 du Code du travail). Mais cela ne peut conduire un élu à disposer, dans le mois, de plus d’une fois et demie le crédit d’heures de délégation dont il bénéficie.

Par ailleurs, les heures inutilisées ne peuvent pas, sauf accord, être reportées à l’année suivante. Comme nous l’avions annoncé et dénoncé (lire ici), le décret précise que le représentant titulaire doit informer l’employeur de l’utilisation des heures reportées au plus tard huit jours avant la date prévue pour leur utilisation (Art. R. 2326-3 du Code du travail), ce qui revient à légaliser, sans le dire, la pratique des bons de délégation en vigueur dans certaines entreprises.

De même, les membres titulaires de la délégation unique du personnel peuvent chaque mois répartir entre eux et avec les membres suppléants le crédit d’heures de délégation dont ils disposent.

Cette répartition ne peut conduire un membre de la délégation à disposer, dans le mois, de plus d’une fois et demie le crédit d’heures de délégation dont bénéficie un membre titulaire. Le décret du 23 mars 2016 indique les membres de la délégation unique du personnel concernés informent l’employeur du nombre d’heures réparties au titre de chaque mois au plus tard huit jours avant la date prévue pour leur utilisation. L’information de l’employeur se fait par un document écrit précisant leur identité ainsi que le nombre d’heures mutualisées pour chacun d’eux.

Prochain article : Ce que contient le décret sur le fonctionnement de la DUP.

8 titulaires + 5 sup. = 13

37 h (20 h CC + [15 h DP + 2 h CHSCT]

6 titulaires + 3 sup. = 9

22 h [20 h DUP + 2 h CHSCT]

4 titulaires + 4 sup. =8

18 heures

10 titulaires + 7 sup. = 17

37 h [20 h CE + 15 h DP + 2 h CHSCT]

7 titulaires + 4 sup. = 11

22 h [20 h DUP + 2 h CHSCT]

5 titulaires + 5 sup. = 10

19 heures

12 titulaires + 9 sup. = 21

40 h [20 h CE + 15 h DP + 5 h CHSCT]

8 titulaires + 5 sup. = 13

25 h [20 h DUP + 5 h CHSCT]

6 titulaires + 6 sup. = 12

19 heures

13 titulaires + 10 sup. = 23

40 h [20 h CE + 15 h DP + 5 h CHSCT]

9 titulaires + 6 sup. = 15

25 h [20 h DUP + 5 h CHSCT]

7 titulaires + 7 sup. = 14

21 heures

13 titulaires + 10 sup. = 23

40 h [20 h CE + 15 h DP + 5 h CHSCT]

10 titulaires + 7 sup. = 17

25 h [20 h DUP + 5 h CHSCT]

8 titulaires + 8 sup. = 16

21 heures

14 titulaires + 11 sup.= 25

40 h [20 h CE + 15 h DP + 5 h CHSCT]

11 titulaires + 8 sup. = 19

25 h [20 h DUP + 5 h CHSCT]

9 titulaires + 9 sup. = 18

21 heures

15 titulaires + 11 sup. = 26

40 h [20 h CE + 15 h DP + 5 h CHSCT]

Sans objet

[voir à gauche ci-contre]

11 titulaires + 11 sup. = 22

21 heures

16 titulaires + 12 sup. = 28

40 h [20 h CE + 15 h DP + 5 h CHSCT]

Sans objet

[voir à gauche ci-contre]

12 titulaires + 12 sup. = 24

21 heures

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LES AUTRES EXPLOSIONS SERONT SOCIALES

LES AUTRES EXPLOSIONS SERONT SOCIALES

LOI TRAVAIL Malgré quelques modifications à la marge, le projet de loi El Khomri, présenté mardi 29 mars en commission devant l’Assemblée nationale, en touchant aux règles protectrices du Code du travail, constitue la plus grave régression sociale de ces dernière décennies. Sûr que ces mesures ultralibérales, les mêmes qui embourbent les salariés depuis des lustres, vont continuer à faire exploser les chiffres du chômage. Le rendez-vous est d’ores et déjà pris avec la rue, jeudi 31 mars, pour exiger le retrait de la loi « Travail ».

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Hollande se met au podomètre...

Hollande se met au podomètre...

François Hollande compte bien garder la ligne. Depuis quelques semaines, le président de la République utilise une application sur son iPhonepour compter le nombre de ses pas. Le chef d’État a d’ailleurs un objectif très précis : faire un minimum de 6.000 pas quotidiens. Il ne s’agit pas d’une soudaine lubie du Président, mais tous simplement des recommandations du médecin et animateur télé Michel Cymes.

Après avoir fait un régime remarqué pendant pendant la campagne présidentielle de 2012, François Hollande a repris du poids pendant son mandat présidentielle. À l'occasion d'un événement organisé mardi 29 mars à l’Insep pour de l'Euro 2016, le président de la République sera équipé d'un podomètre qui mesurera le nombre de pas qu'il aura effectués tout au long de la matinée. Aux côtés du Michel Cymes, l'ambassadeur santé de l'Euro, le chef de l'État annoncera un objectif de réduction du taux de sédentarité des Français, évalué à près de 70 % aujourd'hui, à 50 % d'ici 2024

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La mobilisation pour la grève contre la loi Travail.....
La mobilisation pour la grève contre la loi Travail.....
La mobilisation pour la grève contre la loi Travail.....
La mobilisation pour la grève contre la loi Travail.....

La mobilisation pour la grève de demain contre la loi Travail portée par Myriam El Khomri risque d’être forte, au moins dans les transports. Les jeunes se mobilisent. La rue suivra-t-elle?

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Loi Travail : François Hollande temporise.......

Loi Travail : François Hollande temporise.......

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Plastic Omnium : «Notre force c’est notre taille, notre savoir-faire et notre capacité d’innovation»

Plastic Omnium : «Notre force c’est notre taille, notre savoir-faire et notre capacité d’innovation»

Entretien exclusif avec le PDG de l'équipementier automobile Laurent Burelle. il détaille pour Le Revenu les perspectives de sa société.

Âgé de 66 ans, diplômé de l’École polytechnique fédérale de Zurich et de l’Institut de technologie du Massachusetts, il est entré chez Plastic Omnium en 1975 comme ingénieur. Après avoir gravi tous les échelons, il devient PDG en 2001, en remplacement de son frère Jean, qui pilote le holding familial Burelle SA, principal actionnaire de Plastic Omnium.

Le Revenu : Plastic Omnium a encore amélioré sa rentabilité l’an passé. Quels leviers avez-vous actionnés pour atteindre une marge opérationnelle de 9,4% ?
Laurent Burelle
: Nos solides performances financières résultent de la conjonction d’une bonne saturation de l’outil industriel, d’une rigoureuse organisation de nos ressources humaines et d’une relative stabilité de nos processus de fabrication et de contrôle qualité. Cette harmonie générale est facilitée par un marché régulièrement en croissance et par notre présence dans une trentaine de pays, qualité essentielle pour amortir les chocs et saisir les opportunités de reprise.

Prendre le marché de vitesse

Le Revenu : Quelles sont vos prévisions pour 2016 concernant le marché automobile ? Et allez-vous encore croître plus vite que vos pairs ?
Laurent Burelle
: La production automobile mondiale a augmenté de 1,5% l’an passé et elle pourrait accélérer de 3% en 2016. Cette année, nous comptons afficher une croissance supérieure d’au moins 5 points à cette prévision, capitalisant sur la mise en service ou la montée en charge des dix-huit usines construites ces trois dernières années pour honorer les commandes en portefeuille.

Le Revenu : Le carnet de commandes représente déjà 97% de l’objectif de chiffre d’affaires fixé pour 2017. Comment expliquer cette prouesse ?
Laurent Burelle
: Notre force c’est notre taille, notre savoir-faire et notre capacité d’innovation. Par exemple, si 2015 a été une année record en termes de prises de commandes, c’est d’abord grâce à notre crédibilité technologique.
En face des demandes de ses clients, Plastic Omnium sait mettre des moyens humains, des bureaux d’études, de l’outillage et des usines pour un service adapté aux besoins du véhicule à construire. Et sur la planète, il y a peu d’acteurs à même d’accorder des dizaines de millions d’euros d’avance de frais sur une commande à trois ans.

Le Revenu : Quelle a été votre réaction face au scandale des moteurs truqués du groupe Volkswagen et quelles en seront les conséquences pour Plastic Omnium ?
Laurent Burelle
: L’industrie automobile n’avait pas besoin de ce genre d’affaire. L’impact sur la perception du diesel par les populations est fâcheux. Pour l’instant, nous constatons un effet négatif sur nos ventes d’équipements pour les véhicules diesel aux États-Unis et au Mexi­que. Celui-ci sera temporaire et n’a d’ailleurs pas eu d’effet significatif sur les comptes 2015 et ne pèsera pas non plus sur ceux de 2016. À long terme, Plastic Omnium pourrait même sortir gagnant de cette épreuve à en juger par l’accélération de la demande pour nos systèmes SCR de dépollution des moteurs diesel (réduction catalytique sélective).

Parlez-nous de cette technologie et des positions de Plastic Omnium sur ce créneau…
Laurent Burelle
: Connectés au système d’échappement des véhicules à motorisation diesel, les systèmes SCR permettent de neutraliser 95% des émissions d’oxyde d’azote. Plastic Omnium a su, par un développement pour compte propre resté secret pendant dix ans, développer cette technologie mécatronique et chimique en dehors de son périmètre naturel.
Notre part de marché mondial dans les modules SCR atteint déjà 15% et c’est pour moi une grande satisfaction. Après 600.000 éléments produits l’an passé, nous visons 3 millions de livraisons en 2019, soit 33% des volumes mondiaux.

Succession en douceur

Le Revenu : Jean-Michel Szczerba vient d’être promu codirecteur général de Plastic Omnium. Il s’agit de la première personne extérieure à la famille Burelle à accéder à ce titre. Expliquez-nous ce choix…
Laurent Burelle
: Je suis très fier d’avoir assuré de manière anticipée et transparente ma succession. C’est en effet un bon signal envoyé à toutes les parties prenantes du groupe, des fournisseurs aux actionnaires, en passant par les clients et les banquiers. Jean-Michel Szczerba était le candidat tout désigné pour ce challenge. Il fait partie de la société depuis plus de trente ans, ayant exercé successivement les fonctions de directeur financier, puis de directeur général adjoint, avant d’être nommé directeur général délégué en 2010 et administrateur en 2012. Sa fine connaissance du groupe et de ses marchés garantit une transition en douceur.

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SNCF : SUD, CGT et FO posent un préavis de grève

SNCF : SUD, CGT et FO posent un préavis de grève

Les organisations syndicales appellent les agents à manifester jeudi contre le projet de loi travail controversé de Myriam El Khomri.

Les agents SNCF ont été appelés à se mettre en grève par les syndicats CGT, SUD et FO et à rejoindre les manifestations de jeudi contre le projet de loi travail. Les organisations accusent le groupe public et le gouvernement de chercher à « abaisser les conditions de travail ».

La SNCF communiquera mardi en fin de journée ses prévisions de trafic. L'entreprise publique s'attend « à une grève un peu moins suivie » que celle, unitaire, du 9 mars. Coïncidant déjà avec la première mobilisation des opposants au projet de réforme du gouvernement, la précédente grève avait été suivie par 35,5 % du personnel, selon la SNCF, et elle avait fortement perturbé le trafic national, avec en moyenne une liaison sur trois assurée.

Cette fois, l'Unsa et la CFDT n'ont pas déposé de préavis. Les deux syndicats ne souhaitaient pas voir la défense des conditions de travail des cheminots éclipsées par les critiques contre le projet El Khomri. Seul le syndicat SUD (troisième force) a déposé un préavis national, selon la SNCF. Il court sur deux mois, du 30 mars 19 heures au 31 mai 8 heures. Mais la CGT (premier syndicat) a lancé au total « 85 préavis locaux et régionaux » couvrant l'ensemble du territoire, de mardi soir à jeudi, et FO (non représentatif) des préavis dans 9 régions, a précisé à l'Agence France-Presse l'entreprise.

Des négociations délicates en cours

La CGT, comme SUD, font le lien entre les négociations en cours sur de nouvelles règles d'organisation du travail pour les cheminots et le projet de réforme du Code du travail : avec les bases de la future réglementation commune aux travailleurs du rail (privé/SNCF) posées par le gouvernement, « on est dans la même logique que pour la loi El Khomri, baisse des conditions sociales, augmentation de la productivité, de la flexibilité et de la précarité », écrit SUD dans un tract.

« Le gouvernement et la direction du groupe public ferroviaire, qui n'est certainement pas neutre dans la rédaction de ce décret (qui doit être publié d'ici à juillet, NDLR), veulent abaisser les normes des conditions de travail des cheminots qu'ils considèrent comme une charge pour les comptes du groupe », estime également la CGT. Des négociations délicates sont en cours au sein de la branche ferroviaire en vue d'une convention collective commune et à la SNCF pour réaménager le temps de travail. Du côté de la RATP, où CGT et SUD appellent aussi à la grève, la régie publiera ses prévisions mardi en début de soirée.

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Loi travail. El Khomri va essayer de convaincre les députés

Loi travail. El Khomri va essayer de convaincre les députés

Avant la contestation attendue dans la rue, jeudi, Myriam El Khomri défend mardi son projet de loi travail devant les députés de la commission des Affaires sociales

Cette étape formelle, mais délicate, va permettre à la ministre de prendre le pouls du Parlement.

La ministre du Travail doit être entendue à partir de 16 h 30 par cette commission, présidée par Catherine Lemorton (PS).

Composée d'un peu plus de 70 députés, elle reflète la composition de l'Assemblée nationale, avec des membres PS, écologistes, Les Républicains, Union des Démocrates et Indépendants… Toutefois, la plupart des frondeurs l'ont quittée depuis septembre 2014.

Concession et critiquesSuppression du plafonnement des indemnités prud'homales pour licenciement abusif, renoncement aux décisions unilatérales de l'employeur sans accord dans les entreprises de moins de 50 salariés pour le forfait-jour ou les astreintes : le gouvernement a déjà fait des concessions qui ont satisfait la majorité, d'abord vent debout contre ce projet visant à réformer le droit du travail.

Mais pour des raisons diverses, voire opposées, frondeurs, écologistes et LR restent très critiques.

Frondeurs et écologistes, qui dénoncent une réforme reposant sur « une philosophie libérale » et des « régressions sociales », réclament le retrait du texte, comme les syndicats CGT, FO, Solidaires ou les organisations de jeunesse Unef et UNL, qui appellent à une « grosse mobilisation » jeudi.


Côté PS, rien n'est gagnéEn écho au patronat, les députés LR fustigent la nouvelle version du texte et réclament une « réécriture » qui permettrait aux TPE et PME d'embaucher.

Côté PS, rien n'est gagné : le député Christophe Sirugue, rapporteur du projet, compte sur des amendements. Il a par exemple évoqué l'article très décrié sur le licenciement économique. Modifié à la marge, il continue de faire craindre aux syndicats un risque de licenciement abusif au sein des grands groupes français.

L'ancien ministre du Travail François Rebsamen vient d'ailleurs d'inviter le gouvernement à faire évoluer l'avant-projet, notamment sur le licenciement économique. « Quatre trimestres consécutifs de baisse du chiffre d'affaires, c'est insuffisant pour qualifier une réelle difficulté économique. Six trimestres seraient plus adaptés », a-t-il jugé, reprenant la proposition de la CFDT.

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