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Grèves : Le Gouvernement cherche une sortie de crise

Grèves : Le Gouvernement cherche une sortie de crise

A dix jours de l’Euro de football, les grèves contre la loi El Khomri se multiplient, notamment dans les transports . Son texte le plus contesté est l’article 2 qui consacre la primauté de l’accord d’entreprise sur la branche.

L’exécutif envisage de lâcher du lest sur d’autres dossiers afin d’éviter les blocages, à l’image des routiers grévistes qui ont obtenu satisfaction sur le paiement de leurs heures supplémentaires. Les syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, Fidl, UNL ont appelé « à amplifier les mobilisations » avec une grande journée d'action le 14 juin.

Pour la première fois depuis deux mois, Manuel Valls a appelé samedi le patron de la CGT Philippe Martinez. « Que le Premier ministre daigne m’appeler, c’est plutôt bon signe », a-t-il déclaré. « Si le gouvernement dit "on suspend la procédure parlementaire, on discute, on améliore", y’a pas de problème », a-t-il ajouté.

Philippe Martinez a bien rappelé son opposition à l’article 2 de la loi, mais n'a plus demandé le retrait pur et simple du texte. François Hollande et Manuel Valls ont, pour l'instant, tous deux exclu toute réécriture de cet article 2 du projet de loi, malgré les appels du pied de Bruno Le Roux ou encore de Michel Sapin.

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Air France: le procès de la "chemise arrachée" renvoyé en septembre

Air France: le procès de la "chemise arrachée" renvoyé en septembre

Bobigny - Emblématique des impasses du dialogue social, le procès de cinq adhérents de la CGT, jugés pour l'épisode de la "chemise arrachée" du DRH d'Air France, a été renvoyé à septembre peu après son ouverture vendredi, un report opportun en pleine épreuve de force de la CGT avec l'exécutif sur la loi travail.

Quinze salariés d'Air France au total étaient convoqués devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) : cinq pour "violences en réunion", encourant jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, et dix pour "dégradations" lors de la manifestation du 5 octobre contre un plan de restructuration de la compagnie aérienne menaçant 2.900 emplois.

Saisi d'une demande de renvoi présentée par la défense, le tribunal, contre l'avis du procureur, a décidé d'ajourner le procès aux 27 et 28 septembre, estimant préférable d'examiner le dossier sur deux jours au lieu d'un seul.

L'avocate de la CGT Lilia Mhissen a plaidé la "jonction" entre les faits devant être jugés vendredi et des faits présumés d'"immixion dans un conflit social" pour lesquels elle a saisi la justice sous la forme d'une citation directe contre Air France, deux sociétés de sécurité privée et des vigiles.

Pour elle, la compagnie n'aurait pas dû faire appel à des sociétés extérieures pour assurer la sécurité dans le cadre d'un conflit social, ni "verrouiller" le portail d'accès au siège d'Air France où se déroulait le comité central d'entreprise (CCE).

Mais le juge a refusé de lier les deux affaires et, Me Mhissen ayant l'intention de réitérer sa demande, un nouveau report est possible à la rentrée.

"La défense des prévenus a tout fait pour ne pas être jugée aujourd'hui. Elle a commencé par une espèce de sabotage de l'audience pour obtenir un renvoi", a déploré Me Baudouin de Moucheron, l'un des avocats de la compagnie aérienne, partie civile au procès.

En contrebas du tribunal, malgré le renvoi, la mobilisation festive se poursuivait vendredi avec des prises de parole de syndicalistes et de personnalités politiques, tandis qu'à l'aéroport de Marseille-Marignane, plusieurs milliers de manifestants CGT se sont rassemblés dans la matinée en soutien aux prévenus.

"Aujourd'hui on a gagné une première manche face à un procureur à charge", s'est félicité le numéro un de la CGT d'Air France, Miguel Fortea.

Parmi les quelque 500 manifestants, dont des pilotes en uniforme, certains portaient des chasubles avec l'inscription "syndicaliste, pas voyou!". Les propos du Premier ministre Manuel Valls traitant de "voyous" les fauteurs de troubles avaient suscité un débat sur la légitimité du recours à la violence physique face à la "violence économique".

- "Vies brisées" -

Pour Abdelkrim Abdesselam, responsable CGT venu de Roubaix, ce procès s'inscrit "dans la continuité de ce qui se passe ailleurs", à savoir une "répression syndicale" accrue, en particulier à l'endroit de la CGT. Les représentants du personnel ont "de plus en plus de difficultés avec leurs employeurs", a-t-il dit, un t-shirt "on lâche rien" du chanteur nordiste HK sur les épaules.

Une Parisienne de SUD Santé Sociaux est venue dénoncer "la logique de criminalisation des mouvements sociaux qui est à l'oeuvre partout". Les prévenus d'Air France ont été "choisis pour l'exemple, à nous de faire l'exemple de notre solidarité avec eux".

Prenant en exemple le documentaire Comme des Lions, sur la lutte des PSA d'Aulnay, diffusé sur écran géant, elle affirme que "la vraie violence, elle est là", dans les plans sociaux qui débouchent sur "des dépressions, des suicides, des vies brisées".

Le 5 octobre, après avoir forcé la grille d'accès au siège d'Air France à l'aéroport parisien de Roissy, une cohorte de mécontents avaient envahi la salle où se tenait le CCE. Au cours d'une bousculade, deux dirigeants et les vigiles assurant leur protection avaient été malmenés.

Sous les cris de "à poil" et "démission", le directeur des ressources humaines Xavier Broseta s'était retrouvé torse nu et le responsable de l'activité long courrier, Pierre Plissonnier, avec sa chemise en lambeaux. Ils étaient parvenus à s'échapper en escaladant un grillage.

Les images de la chemise arrachée avaient fait le tour du monde et conforté la mauvaise réputation de la France en matière de dialogue social en entreprise.

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Solidarité avec les militants d’Air France

Solidarité avec les militants d’Air France

Justice

Quinze salariés d’Air France passent en jugement devant le tribunal de Bobigny le 27 mai. Alors que le CCE du 5 octobre actait une nouvelle suppression de 2 900 emplois chez Air France, « l’affaire de la chemise déchirée » avait marqué l’opinion. En soutien au quinze d’Air France, la CGT organise une journée de mobilisation le 27.

Des centaines de salariés d’Air France, des syndicalistes d’un peu partout, les Good Year, la coordination jeunesse de Nuit debout... sont attendues devant le Palais de justice de Bobigny, ce vendredi 27 mai, pour soutenir les quinze salariés d’Air France dont le procès s’ouvre ce devant le TGI.

Onze sont poursuivis pour dégradation d’une grille et cinq – tous syndiqués CGT dont un délégué syndical – pour des violences présumées sur deux cadres et deux vigiles (l’un de salariés est poursuivi pour les deux chefs d’accusation) dans ce qui est devenu, pour l’opinion publique, « l’affaire de la chemise ».

Début du rassemblement à partir de 9 heures du matin, projection du film Comme des lions (qui raconte la lutte acharnée des salariés de PSA Aulnay contre la fermeture de leur usine) de Françoise Davisse, en présence de la cinéaste, prises de paroles pendant la pause déjeuner puis un concert de Soviet Suprem jusqu’à 17 heures.

Large solidarité

Par ailleurs, une large intersyndicale (CGT, FO, UNSA, CFTC, SNPNC, Unac, SUD, SNPL, SPAF – les seuls syndicats absents sont la CFDT et la CGC) de tous les personnels confondus de l’entreprise appelle à la grève pour « une mobilisation générale ». Une mobilisation à la mesure de l’inquiétude avec laquelle les salariés abordent ce procès.

Les mots de Valls

Pour mémoire, le CCE du 5 octobre qui actait une nouvelle suppression de 2 900 emplois chez Air France avait été interrompu par des manifestants. Deux cadres (dont le DRH) ayant eu leur chemise déchirée, le premier ministre, Manuel Valls, s’était déplacé, dès le lendemain, sur les lieux, n’hésitant pas à qualifier les salariés de « voyous », mais sans piper mot de la violence des suppressions d’emplois engagées.

Deux mois après, le dessaisissement de la présidente du tribunal de cette affaire dont le procès devait commencer en décembre 2015 a renforcé les soupçons de pressions de l’exécutif dans cette affaire. « Pas sûr que la justice puisse se prononcer sans se soumettre aux pressions politiques qui s’exercent », lâche ainsi un syndicaliste.

« Immixtion dans un conflit social »

D’un point de vue juridique, la CGT a demandé que soit jointe à cette audience sa plainte pour « immixtion dans un conflit social » conformément au code de sécurité intérieure que la direction n’a pas respecté en embauchant des vigiles et en installant, la veille, des caméras de surveillance. « On s’interroge sur cette démarche qui nous laisse penser que la direction avait prévu de tirer le meilleur parti des débordements », explique Mehdi Kemoune, secrétaire général adjoint de la CGT Air France.

« Le procureur de la République était d’accord au départ, mais refuse désormais que la plainte de la CGT soit jointe au jugement des salariés d’Air France mis en cause. Les choses sont pourtant bien liées : si la direction d’Air France a commis des infractions à la loi au cours de cet épisode, on ne peut pas juger des salariés inculpés au cours de cette infraction ».

Parmi les cinq salariés licenciés – tous syndiqués à la CGT –, la CGT a réussi à trouver un travail temporaire à quatre d’entre eux. Le cinquième étant protégé en tant que délégué du personnel est encore salarié de l’entreprise. Son cas fait l’objet « d’un recours hiérarchique auprès des ministres », car malgré le refus de son licenciement par l’inspection du travail, la direction s’obstine. Le gouvernement doit se prononcer avant le 4 juin.

Si son avis allait contre celui de l’inspection du travail, ce serait mettre de l’huile sur le feu en plein conflit social contre de la loi El Khomri. Ce serait également une nouvelle attaque dans un climat de criminalisation de l’action syndicale dont le conflit à Air France est devenu un symbole de plus, à côté de celui des Good Year.

Licenciements : la face cachée de la souffrance

Le traitement médiatique de l’affaire est également source d’inquiétude : « certains ont oublié le fond de l’histoire, c’est-à-dire la souffrance des salariés d’une entreprise qui n’a cessé d’opérer des coupes drastiques dans l’emploi depuis 2012, explique un syndicaliste. L’opinion publique en est malheureusement restée à une chemise déchirée, et à la maltraitance d’un cadre dirigeant. La maltraitance des salariés, elle, est restée cachée, car moins spectaculaire. Alors, non, nous ne légitimons pas la violence, mais il faut comprendre ce qu’il y a derrière ».
Et de conclure : « entre 2012 et 2014, nous avons perdu 5 200 emplois et recensé dix suicides de salariés » ou la face cachée de la violence chez Air France.

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Grandpuits ferme le robinet

Grandpuits ferme le robinet

Raffinerie

Toutes les raffineries de France sont à l’arrêt. Le pdg de Total menace de retirer ses investissements en France. Mais que se passe-t-il réellement dans les raffineries ? Reportage à Grandpuits.

Au fin fond de la Seine-et-Marne, la raffinerie Total de Grandpuits offre l’étonnant spectacle d’un complexe industriel posé tel un ovni au milieu des champs. Des tuyaux, de hautes cheminées et des cuves aux formes et dimensions diverses qui renferment essence, gaz, bitume et autres dérivés pétroliers.

Le site entouré de barrières sécurisées jouxte la ligne de chemin de fer Paris-Bâle, ce qui permet d’acheminer les productions par wagon ou camion. De loin, un détail attire l’attention : la torchère crache une fumée noire.

« C’est le signe que l’installation est en train d’être mise à l’arrêt » explique Laurent Gaston-Carrere, secrétaire du syndicat CGT de la raffinerie. « Le brut nous arrive du Havre par le PLIF (pipeline d’Île-de-France), mais on ferme les vannes. ». Les odeurs d’hydrocarbure viennent chatouiller les narines. On arrive devant l’écriteau « en grève » entouré des drapeaux FO et CGT.

Les salariés ont voté la grève

À l’entrée, des équipes de la télévision et de la radio cherchent à interviewer les quelques syndicalistes en chasubles rouges qui se prêtent au jeu. Nous sommes le 24 mai 2016, la pénurie d’essence a commencé à se faire sentir et ici c’est un lieu stratégique pour l’Île-de-France.

« Est-ce que vous pouvez comprendre que les gens sont exaspérés de ne pas trouver d’essence ? » interroge un journaliste de la télévision suisse, pas même conscient de ce que ce type de question peut avoir d’exaspérant… pour les grévistes qui sacrifient leurs salaires pour le bien du pays.

Privilège des journalistes de la NVO, les représentants de la CGT nous invitent dans les locaux syndicaux. L’ambiance est bon enfant : un camarade se fait chambrer pour avoir fait le plein des voitures de sa famille, de peur de tomber en panne sèche…

Guillaume Larivière, délégué syndical raconte son usine et la grève : « C’est le mardi 17, suite à l’action nationale contre la loi “travail”, que nous avons voté en AG une grève de 72 heures renouvelables. Ici la majorité des personnels vote CGT aux élections professionnelles, suivie de peu par FO, puis loin derrière la CFE-CGC et la CFDT toutes deux absentes du mouvement. Notre site compte 420 salariés et est rattaché à celui de Gargenville (78) avec 48 salariés qui stocke le kérosène pour les avions. » Où va la grève et combien de temps se prolongera-t-elle ?

Une lutte décidée démocratiquement

Les syndicalistes expliquent que la réponse est dans la démocratie. « Nous votons à bulletin secret. Cela permet à certains membres de l’encadrement d’échapper à la pression. Lors de la première AG il y a eu 169 votes et 75 % ont voté la grève. Pour la seconde, nous n’étions assurés de rien. De nombreux cadres sont venus et pas mal de non-syndiqués. Au final, la grève a été reconduite mardi, et ce jusqu’à vendredi, avec 60 % des voix. Mais cette fois, il y avait 284 votes ».

Les propos de Valls sur les prises en otage du site ou de la population par des minoritaires ont le don d’énerver : « Ce sont des salariés et non des encartés CGT qui votent la grève. Nous sommes au septième jour d’action. Nous avons fermé les expéditions et nous mettons en sécurité le site. ».

Le droit de faire grève

En lien avec les autres raffineries, un point est réalisé toutes les deux heures. Le compte rendu du déblocage de Fos la veille avec des camarades CGT gazés dans les locaux syndicaux scandalise les syndicalistes. « Ça nous rappelle ce qu’il s’est passé ici en 2010. Ils ont nous ont envoyé les gendarmes alors que le droit international ne l’autorise pas. Dans l’immédiat, il résulte qu’il n’y avait que six raffineries en arrêt sur huit, mais qu’avec ces méthodes maintenant ce sont les huit ! » explique Laurent Gaston-Carrere.

Un combat pour l’intérêt général

Contrairement à l’idée répandue dans les médias, les salariés des raffineries ne sont pourtant nullement dans un esprit jusqu’au-boutiste. Les syndicalistes ne toléreraient en aucun cas que s’installe une pénurie d’approvisionnement pour les hôpitaux, le Samu ou les services d’urgence. « Nous nous battons pour l’intérêt général, contre cette loi qui va amputer les droits pour les générations futures. Les gens sont outrés lorsqu’ils comprennent les effets de l’inversion de la hiérarchie des normes. Et demain, s’il y a un plan social, on ne prendrait en compte qu’une partie du groupe déficitaire, et Total s’arrangerait pour qu’on ait un plan social au même niveau qu’une PME » s’insurge un ouvrier.

Durant notre présence dans les locaux CGT, les délégués FO entrent et sortent. Franck Bobard – c’est son vrai nom, mais lui-même en sourit – délégué FO répond aussi à nos questions sur l’action unitaire : « Vu la gravité du sujet, l’heure n’est pas à la division. On voit que les médias veulent retourner l’opinion contre la CGT, qu’ils s’ingénient à victimiser les forces de l’ordre, alors même que parmi celles-ci il y en a beaucoup qui nous soutiennent contre la loi “travail”. Pour retrouver l’ordre, c’est très simple. Il suffit de mettre cette loi à la poubelle. »

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Un décret pour le télétravail

Un décret pour le télétravail

Fonction publique

Avec le déploiement des nouvelles technologies, le télétravail est en plein essor. Afin de prévenir les risques et protéger tous les agents, il est indispensable que le télétravail soit bien encadré. Ainsi, les modalités de mise en œuvre de ce mode de travail viennent d’être précisées, pour la fonction publique, par un décret du 11 février 2016. Le point sur ces nouvelles mesures.

C’est la loi Sauvadet du 12 mars 2012 qui instaure le télétravail dans la fonction publique. Entré en vigueur le 13 février 2016, le décret relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature a pour objectif de préciser les conditions d’exercice de ce mode de travail.

Une définition proche du droit privé

Le télétravail désigne toute forme d’organisation du travail dans laquelle les fonctions qui auraient pu être exercées par un agent dans les locaux de son employeur sont réalisées hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication.
Le télétravail est organisé au domicile de l’agent ou, éventuellement, dans des locaux professionnels distincts de ceux de son employeur public et de son lieu d’affectation.

3 jours par semaine maximum

Par ailleurs, le nombre de jour pouvant être exercés sous forme de télétravail ne peut être supérieure à trois jours par semaine. Ainsi, le temps de présence sur le lieu d’affectation ne peut être inférieur à deux jours par semaine. Toutefois, à la demande des agents dont l’état de santé le justifie et après avis du médecin de prévention ou du médecin du travail, il peut être dérogé pour six mois maximum aux nombres de jours exercés en télétravail. Cette dérogation est renouvelable une fois après avis du médecin de prévention ou du médecin du travail.

Sur la base du volontariat

L’exercice des fonctions en télétravail est accordé sur demande écrite de l’agent. Celle-ci précise les modalités d’organisation souhaitées, notamment les jours de la semaine travaillés sous cette forme ainsi que le ou les lieux d’exercice.

Le chef de service, l’autorité territoriale ou l’autorité investie du pouvoir de nomination apprécie la compatibilité de la demande avec la nature des activités exercées, l’intérêt du service. Lorsque le télétravail est organisé au domicile de l’agent, la conformité des installations aux spécificités techniques précisées par l’employeur doit également être vérifiée.

La durée de l’autorisation est d’un an maximum. L’autorisation peut être renouvelée par décision expresse, après entretien avec le supérieur hiérarchique direct et sur avis de ce dernier. En cas de changement de fonctions, l’agent intéressé doit présenter une nouvelle demande.

Le refus doit être motivé

L’autorisation peut prévoir une période d’adaptation de trois mois maximum. Suite à cette période, il peut être mis fin à cette forme d’organisation du travail, à tout moment et par écrit, à l’initiative de l’administration ou de l’agent, moyennant un délai de prévenance de deux mois. Dans le cas où il est mis fin à l’autorisation de télétravail à l’initiative de l’administration, le délai de prévenance peut être réduit en cas de nécessité du service dûment motivée. Pendant la période d’adaptation, ce délai est ramené à un mois.

Le refus opposé à une demande initiale ou de renouvellement de télétravail formulée par un agent, ainsi que l’interruption du télétravail à l’initiative de l’administration doivent être précédés d’un entretien et motivés.

Même droits et devoirs

Les agents exerçant leurs fonctions en télétravail bénéficient des mêmes droits et obligations que les agents exerçant sur leur lieu d’affectation.
L’employeur prend en charge les coûts découlant directement de l’exercice des fonctions en télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci.

L’avis du comité technique

Pour chaque fonction publique, une décision de l’organe délibérant prise avec avis du comité technique fixe :

  • Les activités éligibles au télétravail ;
  • La liste et la localisation des locaux professionnels éventuellement mis à disposition par l’administration pour l’exercice des fonctions en télétravail, le nombre de postes de travail qui y sont disponibles et leurs équipements ;
  • Les règles à respecter en matière de sécurité des systèmes d’information et de protection des données ;
  • Les règles à respecter en matière de temps de travail, de sécurité et de protection de la santé ;
  • Les modalités d’accès des institutions compétentes sur le lieu d’exercice du télétravail afin de s’assurer de la bonne application des règles applicables en matière d’hygiène et de sécurité ;
  • Les modalités de contrôle et de comptabilisation du temps de travail ;
  • Les modalités de prise en charge, par l’employeur, des coûts découlant directement de l’exercice du télétravail, notamment ceux des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci ;
  • Les modalités de formation aux équipements et outils nécessaires à l’exercice du télétravail ;
  • La durée de l’autorisation à télétravailler si elle est inférieure à un an.

Le télétravail fait l’objet d’un bilan annuel présenté aux comités techniques et aux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Les risques liés aux postes en télétravail sont pris en compte dans le document unique d’évaluation des risques.

Un écrit pour chaque télétravailleur

L’acte autorisant l’exercice des fonctions en télétravail doit mentionner :

  • Les fonctions de l’agent exercées en télétravail ;
  • Le lieu ou les lieux d’exercice en télétravail ;
  • Les jours de référence travaillés, d’une part, sous forme de télétravail et, d’autre part, sur site, compte tenu du cycle de travail applicable à l’agent ;
  • Les plages horaires durant lesquelles l’agent exerçant ses activités en télétravail est à la disposition de son employeur et peut être joint, par référence au cycle de travail de l’agent ou aux amplitudes horaires de travail habituelles ;
  • La date de prise d’effet de l’exercice des fonctions en télétravail et sa durée ;
  • Le cas échéant, la période d’adaptation et sa durée.

Le chef de service doit remettre à chaque agent en situation de télétravail un document d’information indiquant les conditions d’application à sa situation professionnelle et l’exercice de ses fonctions en télétravail, notamment :

  • La nature et le fonctionnement des dispositifs de contrôle et de comptabilisation du temps de travail ;
  • La nature des équipements mis à disposition de l’agent et leurs conditions d’installation et de restitution ;
    Les conditions d’utilisation, de renouvellement et de maintenance de ces équipements et de fourniture d’un service d’appui technique ;
  • Une copie des règles fixées par les organes délibérants de chaque fonction publique et un document rappelant les droits et obligations en matière de temps de travail et d’hygiène et de sécurité.

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500 manifestants ce jeudi midi à Laval contre la Loi travail

500 manifestants ce jeudi midi à Laval contre la Loi travail

La mobilisation ne s'essouffle pas. Ce midi, quelque 500 personnes sont encore descendues dans la rue pour demander le retrait de la Loi Travail.

Les slogans sont connus et recyclés à chaque manifestation. Et ils ont une nouvelle fois été scandés, ce mercredi 26 mai, dans les rues de Laval, par quelque 500 manifestants.

La manifestation, qui s'est déroulée dans le calme, a commencé par un sit-in sur le pont Aristide-Briand. Le cortège a ensuite emprunté la rue du général-de-Gaulle, en vue de rejoindre la permanence du député socialiste Guillaume Garot.

500 manifestants ce jeudi midi à Laval contre la Loi travail

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Loi Travail: Manuel Valls recadre Michel Sapin en direct sur l'article 2

Loi Travail: Manuel Valls recadre Michel Sapin en direct sur l'article 2

DESACCORD

Michel Sapin a estimé qu’il fallait « peut-être » toucher à l’article 2 du projet de loi Travail, ce que refuse d’envisager Manuel Valls…

Cacophonie au sein de l’exécutif. Manuel Valls et le ministre des Finances Michel Sapin se sont livrés ce jeudi matin à une joute verbale par médias interposés.

Michel Sapin a jugé sur LCP qu’il fallait « peut-être » toucher à l’article 2 du projet de loi Travail, portant sur l’articulation entre accords de branche et accords d’entreprise, tout en écartant toute « remise en cause des principes » essentiels du projet de réforme.

Valls recadre Sapin en direct

« Peut-être qu’il faut toucher à l’article 2 » sur certains « points », a déclaré le ministre, interrogé sur d’éventuelles évolutions concernant cet article contesté par les syndicats hostiles au texte. « Il faut regarder tout cela dans le détail », et « en finesse », a ajouté le ministre.

Mais Manuel Valls a immédiatement recadré son ministre des Finances. Sur RMC, le Premier ministre était interrogé sur la déclaration de Michel Sapin, faite quelques minutes plus tôt.

« Michel Sapin, il fait partie de votre gouvernement ? Il est proche de François Hollande ? (…) Est-ce que vous savez ce qu’il vient de dire ? "Peut-être qu’il faut toucher à l’article 2 de la loi Travail" ». « On ne touchera pas à l’article 2 », a tranché le Premier ministre.

« Je suis toujours ouvert quand il faut améliorer tel ou tel aspect », a toutefois assuré Manuel Valls. « Mais en revanche sur les grandes lignes du texte, l’article 2 c’est-à-dire la négociation dans l’entreprise, la garantie jeunes, les nouveaux droits pour les salariés, la lutte contre le détachement illégal, ce que nous faisons pour les jeunes, ça, il n’est pas question d’y toucher », a-t-il affirmé.

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Loi Travail: le 26 MAI 2016

Loi Travail: le 26 MAI 2016

Le bras de fer se poursuit ce jeudi entre le gouvernement et la CGT. Le syndicat a durci sa contestation contre la loi Travail pour obtenir son retrait. Manuel Valls évoque des "modifications" possibles mais "pas de retrait".

"Le bras de fer continue"

Interrogé en ce moment sur RTL, le leader de FO Jean-Claude Mailly appelle aujourd'hui à maintenir la mobilisation. Il appelle au retrait de l'article 2 et à une reprise des négociations entre les partenaires sociaux.

"Moi j'appelle au maintien du conflit. Quand on discute et quand on aborde la question avec un membre du gouvernement on nous dit 'Ah ben non on garde l'article 2'"

Loi Travail: le gouvernement perdant à tous les coups

Les récents couacs de l'exécutif sur les modifications à apporter à la loi El Khomri soulignent la difficulté pour le gouvernement à trouver une voie de sortie de crise. C'est normal: il n'y en pas. Enfin, aucune qui ne soit pas douloureuse.

Premiers chiffres de la mobilisation en province

Dans la matinée, les défilés ont rassemblé, selon les préfectures:

  • 7 400 manifestants au Havre (30 000 selon les organisateurs)
  • 3 500 manifestants à Rennes (8 000 selon FO)
  • 3 300 à Rouen
  • 3 000 à Lyon
  • 2 500 à Saint-Nazaire (4 500 selon la CGT)
  • 1 550 à Clermont-Ferrand (7 000 selon la CGT).

A Caen, après une manifestation officielle de 2 000 personnes, les forces de l'ordre ont chargé un rassemblement sauvage en utilisant des gaz lacrymogènes.

100 000 personnes à Paris selon FO

Force ouvrière annonce de son côté 100 000 personnes dans les rues de la capitale.

C'est autant que la semaine dernière selon les chiffres de la CGT.

De 6 000 à 20 000 manifestants à Toulouse

Selon la préfecture, à Toulouse, 6 000 manifestants ont défilé. Ils seraient plutôt 20 000 d'après les syndicats. Le défilé a commencé à 13h30 et s'est terminé un peu avant 17h.

Martinez veut "changer de politique"

En amont du défilé parisien, Philippe Martinez a de nouveau appelé le gouvernement à "changer de politique". Pour le leader de la CGT, François Hollande "n'a plus la majorité"

Martinez estime que Hollande "n'a plus la majorité"

Loi Travail: le 26 MAI 2016

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Coupure de courant : plusieurs pannes d'électricité liées à la grève, les villes et départements touchés

Coupure de courant : plusieurs pannes d'électricité liées à la grève, les villes et départements touchés

Dernière minute

COUPURE DE COURANT - Après de premières coupures d'électricité mardi, la grève dans les centrales nucléaires a provoqué d'autres pannes de courant à Boulogne-sur-Mer, Lille et en Ile-de-France...

La grève dans les centrales nucléaires a été bien suivie ce jeudi 26 mai si l'on en croit la CGT. Le syndicat rapporte entre 50 et 80 % de grévistes dans les centrales qui avaient déposé un préavis la veille. Et la crainte d'une nouvelle grève, jeudi prochain 2 juin, plane ce soir. A la centrale de Civaux, dans la Vienne, une assemblée générale a eu lieu pour décider d'un mouvement plus dur la semaine prochaine.

Selon Réseau de transport d'électricité (RTE), il n'y a "pas de problème d'alimentation" en électricité aujourd'hui. Un porte parole de la société, filiale d'EDF, indique que "l'offre de production" en France est "suffisante pour couvrir les besoins électriques des Français". RTE ajoute que les centrales ne sont pas à l'arrêt complet et qu'il peut compter sur d'autres sources comme le thermique, l'hydraulique, le photovoltaïque ou l'éolien. Ce jeudi matin, le nucléaire représentait encore 68 % de la production de courant, à peine moins qu'hier. La production électrique serait néanmoins en baisse de 5000 mégawatts a indiqué la CGT à l'agence Reuters. Une baisse mesurée, puisque celle-ci peut encore aller jusqu'à 20 000 MW, selon Laurent Langlard, porte-parole de la CGT Mines et Energie.

Si le réseau a tenu, la question des pannes de courant a provoqué une nouvelle escarmouche entre la CGT et Manuel Valls dans les médias. Ce dernier a assuré sur RMC ce matin qu'il n'y avait pas eu de coupure. Mais la section chargée de l'énergie à la CGT a affirmé le contraire et multiplié les communications pour rapporter des coupures d'électricité en Ile-de-France, dans le Nord, ou encore dans l'Ouest de la France. Des coupures de courant qui ont été confirmées par plusieurs médias locaux.

Coupures d'électricité par ville

Sur le terrain, plusieurs villes ont été touchées par une coupure d'électricité, sans qu'on soit certain que toutes soient liées à la grève. La CGT a indiqué qu'elle était à l'origine de plsueiurs coupures dans le Nord, au marché de Lomme à Lille et à Boulogne-sur-Mer. Le Marché d'Intéret National (MIN) de Lille était déjà mentionnés par la station RMC ce matin. Près de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, un supermarché Auchan a été évacué après une panne générale. Les clients de ce magasin de Saint-Martin-Boulogne ne pouvaient plus passer en caisse. La coupure a "duré une bonne heure", selon des témoins cités dans la Voix du Nord, qui précisait que le courant était de retour à 11h20. La CGT a aussi signalé des coupures brèves dans plusieurs départements.

Plusieurs coupures sont aussi rapportées par le syndicat dans l'Ouest. A Lorient la sous-préfecture, le centre des finances publiques et le tribunal de grande instance ont été privés de courant selon le Télégramme de Brest.

Les départements franciliens des Yvelines, de l'Essonne, de Seine-et-Marne, ainsi que . Dans les Yvelines, les habitants de Meulan se sont réveillés sans électricité. Les équipements de la ville, comme les feux de circulation, ne fonctionnaient plus. Sur BFMTV, plusieurs témoignages d'habitants font directement le rapprochement avec les menaces de la CGT. Un travailleur indépendant affirmait notamment être totalement démuni et dans l'incapacité de travailler, pointant les grévistes des centrales. D'autres habitants ont posté des messages sur Twitter.

Jusqu'à présent, seuls deux cas, remontant à plus de 24 heures, avaient été rapportés par la CGT. A Marseille, le plus grand centre commercial d'Europe a été brièvement privé de courant mardi, sans qu'on ait réellement plus d'information. A Nantes, certains quartiers ont aussi connu des coupures électriques mardi soir, a rapporté Marie-Claire Cailletaud, la porte-parole de la FNME-CGT, fédération nationale mines-énergie de la confédération. Ouest-France rapportait ce mercredi que 25 000 foyers d'une zone commerciale ont été privés de courant pendant 6 minutes.

La coupure de courant constatée dans la capitale de Loire-Atlantique ne serait cependant pas liée directement au mouvement contre la loi Travail. Il s'agirait d'un mouvement social des salariés de RTE. Les grévistes protestent contre l'ouverture du capital de la société, détenu pour l'instant à 100 % par Electricité de France. Selon la branche Mines et Energie du syndicat, il y aurait un tiers de grévistes chez RTE. Dans un communiqué, la FNME-CGT indiquait hier que "des lignes 63 et 220 kV ont été coupées", privant 17 500 foyers d'électricité. Les "Nantais ont goûté avant l'heure aux conséquences de la déréglementation à venir", lançait le syndicat avec une pointe de provocation.

Centrales en grève

Ce jeudi 26 mai 2016, journée d'action nationale contre la loi Travail, s'annonçait donc comme une journée à haut risque pour le réseau électrique en France, alors qu'une pénurie de carburant frappe déjà une partie du pays. La grève a été votée mercredi, à l'appel de la CGT, dans la totalité des 19 centrales nucléaires françaises, rapportait le syndicat hier. Dans les faits, les médias indiquent qu'une quinzaine de centrales sont en grève et qu'entre dix et douze ont procédé à des perturbations de la production électrique dans la nuit. La CGT annonçait ce jeudi matin entre 50 et 80 % de grévistes dans ces centrales.

La centrale la plus touchée est l'une des premières à avoir voté la grève mardi soir : la centrale de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, a vu sa production baisser à 1 031 MW selon la CGT. Plus au Nord, un barrage filtrant, a été mis en place à la centrale de Gravelines, la plus puissante de France, ce matin. Plusieurs dizaines de grévistes ont perturbé l'accès au site jusqu'en en fin de matinée. La circulation était rétablie vers 11h30.

La porte-parole de la Fédération Énergie de la CGT, Marie-Claire Cailletaud, était ce jeudi matin l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Celle-ci a décrit avec un peu plus de précisions ce qui se passait dans les centrales nucléaires. Rassurante, elle confirme des "baisses de charges", effectuées dans une douzaine de centrales dans la nuit. Mais elle assure qu'"aucune centrale n'est mise à l'arrêt". "On s'en prend à l'économie, pas à la sûreté", indique-t-elle, espérant forcer la France à "devoir importer" de l'électricité. Ce jeudi, les importations auraient augmenté à plus de 3 300 mégawatts contre 990 la veille, mais restaient toujours deux fois inférieures aux exportations.

Une coupure de courant générale ?

Alors que le blocage des raffineries est toujours en cours, la CGT a ainsi étendu son mouvement contre la loi Travail au secteur de l'électricité. Les débrayages devraient connaitre leur point fort ce jeudi 26 mai, qui coïncide avec une nouvelle journée de mobilisation nationale. La CGT se veut rassurante et parle de baisse de la production, sans coupure totale de réacteurs. Mais une nouvelle grande peur plane sur les villes : celle de coupures de courant intempestives, voire d'une coupure de l'électricité généralisée. Un "black-out" plongeant l'ensemble du pays dans le noir est-il envisageable ? Les experts restent prudents dans les médias.

Sur le site de l'Usine Nouvelle, on indique par exemple qu'éteindre un réacteur est relativement simple et rapide. S'il ne suffit pas "d'appuyer sur un bouton", les baisses de charges successives, jusqu'à l'arrêt, peuvent prendre quelques heures tout ou plus. La maintenance et la surveillance du parc nucléaire prévoit en effet des procédés très courts pour mettre à l'arrêt un réacteur, selon une porte-parole de la société française d'énergie nucléaire (SFEN) qui s'exprime dans le journal économique. Mais l'Etat dispose d'une palette de solutions pour éviter la panne d'électricité générale : moduler la charge et procéder à des chutes de tension en s'appuyant sur les ressources encore actives du réseau.

EDF peut aussi mobiliser ses ouvriers de maintenance ou faire appel à des prestataires externes pour l'exploitation de la centrale, en remplacement des grévistes, comme cela a déjà été le cas lors de précédents mouvements sociaux. Deux ultimes recours sont enfin envisageables en cas de mobilisation massive. Le premier consiste à importer de l'électricité, ce qui serait exceptionnel pour un pays exportateur d'énergie comme la France. Le second : réquisitionner le personnel. Une carte que le gouvernement a décidé de ne pas sortir de son jeu pour le moment pour remettre en branle le secteur des transports et de l'industrie pétrolière, malgré un vif débat avec l'opposition.

EDF a elle même écarté tout scénario de rupture générale d'électricité chez les particuliers lors des prochains jours, utilisant des arguments similaires. Avec la température plutôt élevée du printemps, la consommation des ménages est réduite et rend la compagnie relativement optimiste. Interrogé par le Point, un cadre de l'entreprise indique pouvoir répondre à chacune des difficultés qui pourraient se présenter. La réaction de premier niveau, en cas de grosse baisse de régime, reviendra à jouer sur le mix énergétique. Les capacités de productions peuvent monter à 21 % pour l'hydraulique et 12 % pour le thermique. Or un porte-parole d'EDF estime que la solution du thermique n'est actuellement utilisée à 1,5 %. De quoi laisser de la marge si le parc nucléaire se trouvait bloqué ou handicapé par les grévistes. Si la situation s'avérait plus grave, la réquisition du personnel serait clairement une option selon ce porte-parole, qui invoque la clause d'obligation de service public dans le contrat des employés d'EDF.

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