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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

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Alexandre Bompard se fait retoquer

Alexandre Bompard se fait retoquer

Travail dominical

La Fnac n’ouvrira pas tous les dimanches. Après le veto des syndicats CGT, FO et Sud, l’accord « sur le travail du dimanche et en soirée » est réputé « non écrit ».

Alexandre Bompard, PDG de la FNAC, rêve de pouvoir ouvrir les magasins de l’enseigne qu’il dirige depuis 2011, tous les dimanches de l’année. Il devra pourtant, une nouvelle fois, y renoncer. Comme ils s’y étaient engagés en janvier, dès la finalisation de l’accord « sur le travail du dimanche et en soirée », CGT, FO et Sud ont fait valoir leur droit d’opposition, le 8 juillet dernier.

Ouvert à signature trois jours plus tôt, ce texte avait recueilli celles de la CFDT, CFTC et CFE-CGC.

Réputé « non écrit »

Les syndicats qui ont mis leur veto à ce projet « synonyme de régression sociale majeure » représentent à eux trois, plus de 50 % des suffrages aux élections professionnelles. L’accord est donc désormais réputé « non écrit ».


Pour Alexandre Bompard cette déconvenue n’est pas la première. Lancé dans une véritable croisade en faveur du travail dominical, le PDG, qui compte Emmanuel Macron parmi ses proches, s’était déjà illustré à l’occasion du débat parlementaire précédant l’adoption de « la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ».

Un amendement dont le PDG de la FNAC est considéré comme l’instigateur, avait été introduit et voté par les sénateurs en mai 2015. Il prévoyait que « les commerces de détail de biens culturels peuvent déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement. »

Si cet amendement n’avait pas été repoussé par les Députés, le dimanche serait ainsi devenu un jour travaillé « normal » faisant passer de 12 déjà prévus dans la loi à… 52, le nombre de dimanche travaillés sans volontariat ni rémunération supplémentaire.

À l’époque, à l’appel de tous les syndicats, des grèves, des assemblées générales, des pétitions et diverses actions, avaient marqué la forte mobilisation des salariés de la Fnac contre « l’amendement Bompard »

Un accord en deçà de la loi Macron

Six mois plus tard, pour tenter de parvenir à ses fins, le PDG faisait miroiter des contreparties financières qu’il espérait sans doute suffisamment alléchantes pour obtenir un assentiment général : il proposait dans les magasins ouverts tous les dimanches, une majoration de 200 % pour 12 dimanches et de 100 % pour les 40 autres, mais sans aucun repos compensateur…

Ce qui conduisait André Chapuis, Délégué syndical central (DSC) de la Fnac Relais à parler de « moins-disant social ». Les propositions formulées par Alexandre Bompard se situaient, en effet, en deçà encore de la loi Macron qui prévoit pour les 12 dimanches dits « du maire » un doublement de la compensation (200 %) ET le paiement d’un repos compensatoire.

L’arrogance du PDG

La déception affichée par le PDG après le revers qu’il vient d’encaisser ne semble cependant pas de nature à atténuer son arrogance. « 80 % des salariés souhaitent travailler le dimanche » a-t-il déclaré en rêvant, cette fois, d’avoir toute latitude pour déployer sa stratégie sans avoir à tenir compte des syndicats.

En réalité, souligne André Chapuis, « aucun salarié ne choisit de renoncer à partager un jour de congé commun avec ses enfants, sa famille ou ses amis. Aucun salarié n’a envie d’être privé des activités culturelles et de loisirs qu’il peut pratiquer le dimanche. Celles et ceux qui, dans le cadre d’un volontariat imaginaire, vont bosser ce jour là, le font parce qu’ils y sont contraints par l’insuffisance de leurs revenus ».

Des salaires au plus bas pour ceux qui travaillent

Du fait de la politique de « modération salariale » imposée par Alexandre Bompard depuis 2011, 88 % des salariés des sociétés de commerce sont aujourd’hui « au pied de la grille en vigueur dans la branche », soit 20 euros au-dessus du Smic… Ajoutons que 26 %, d’entre eux et surtout d’entre elles étaient en temps partiels en 2014.

Tous travaillent dans des conditions aggravées par les suppressions d’emplois (20 % entre 2011 et 2014). « Aujourd’hui, les salariés, rangent, vendent, encaissent…. dans le cadre d’une polyvalence imposée, mais bien sûr pas rémunérée », ajoute André Chapuis.

Une rémunération au plus haut pour le PDG

Une réalité bien étrangère à celle d’un PDG qui a perçu un revenu de 19,2 millions d’euros en 2015, après 8,2 millions d’euros en 2014 et 3,3 millions en 2013… Le tout constitué d’un salaire fixe de 900 000 euros annuels, agrémenté d’une part variable dont le volume a été multiplié par huit en trois ans !

Et s’il lui venait à l’idée de quitter la direction de la Fnac, à condition qu’il n’aille pas directement vendre ses services à la concurrence, Alexandre Bompard toucherait une indemnité compensatrice brute équivalente à 80 % de sa rémunération mensuelle et cela pendant deux ans après son départ…

Telles sont donc les politiques mises en œuvre à la Fnac qui a reçu, sur les deux dernières années, 22,7 millions d’euros d’argent public, au titre du CICE. Et si son PDG veut mettre le travail dominical en musique, ce n’est pas pour garantir l’avenir de l’entreprise comme il le prétend, mais bien pour assurer une valorisation de l’action qui lui a, jusqu’ici, tant profité.

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Gare aux contrats de prestations de services

Gare aux contrats de prestations de services

Comité d’entreprise

Pour les contrats ayant un rapport direct avec son activité, un comité d’entreprise ne peut pas se prévaloir des dispositions protégeant les non professionnels contre la tacite reconduction des contrats de prestation de service. Une décision critiquable de la Cour de cassation qui contraint les comités d’entreprises à la vigilance.

Pour l’achat des biens nécessaires à l’exercice de ses activités, le comité d’entreprise est fréquemment en rapport avec des fournisseurs et des prestataires de services, et parfois très sollicité par des représentants. Mais il arrive très souvent que le comité soit mécontent de la prestation fournie par le prestataire et veuille s’en débarrasser.

Tel n’est pas sa surprise lorsque celui-ci lui fait savoir que la résiliation du contrat n’est pas valable, car intervenue hors délais en se prévalant d’une clause de renouvellement tacite. Ce qui a pour effet de repousser à l’année suivante, voire davantage, la possibilité pour le comité de résilier le contrat.

Et si le comité résilie néanmoins le contrat hors délai, il s’expose de la part du prestataire à une demande d’indemnisation.

La loi et la majorité des juges pour une protection des comités

Confronté à une telle situation le comité d’entreprise peut se croire légitimement protégé par la loi. En effet, il était jusqu’alors généralement admis que le comité puisse être assimilé à un non professionnel au sens de l’article L. 136-1 du Code de la consommation dans sa rédaction issue de la loi du 3 janvier 2008 (aujourd’hui L. 215-1 et L. 215-3 depuis l’ordonnance du 14 mars 2016).

Si tel est le cas, le prestataire de service à l’obligation d’informer le comité de la possibilité de ne pas reconduire le contrat au plus tôt trois mois avant le terme du contrat et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction tacite.

À défaut d’information, le comité peut résilier à tout moment le contrat conclu, à compter de la date de reconduction. Une majorité de tribunaux s’est prononcée en ce sens (Appel Lyon, 6e ch., 15 nov. 2012, no 11/05966, Sarl PBW Group c/Comité d’entreprise SOGETI Régions ; Appel Besançon, 2e ch. civ., 13 nov. 2013, no 12/02221, SAS Dallmayr c/Comite d’entreprise SIS Vendôme ; TI Boulogne-Billancourt, 3 juill. 2015, no 11.14-000468, SA SLG c/CE de la SAS Dubbing brothers International ; voir toutefois en sens contraire Appel Reims, ch. civ., Sect. 1, 6 nov. 2012, no 11/00621, Comité d’entreprise de la Polyclinique Saint André).

Quant à la 1re chambre civile de la Cour de cassation, si elle avait jugé antérieurement à la loi du 3 janvier 2008 que le comité d’entreprise ne pouvait être considéré comme un consommateur (Cass. civ. 1re, 2 avril 2009, n° 08-11231, Sté SLG Canal CE), elle avait également considéré qu’un syndicat de copropriétaire, même si il est représenté par un syndic professionnel pour conclure et négocier les contrats de la copropriété, est un non professionnel et bénéficie des dispositions protectrices de l’article L. 136-1 du Code de la consommation (Cass. civ. 1re, 25 nov. 2015, n° 14-20760).

Par analogie, on pouvait estimer qu’il en allait de même pour un comité d’entreprise.


La chambre commerciale au secours des prestataires

Dans un arrêt rendu le 16 février 2016, la chambre commerciale de la Cour de cassation vient toutefois de juger qu’un comité d’entreprise ne peut pas se prévaloir des dispositions protégeant les non professionnels contre la tacite reconduction automatique des contrats de prestation de service.

Dans cette affaire, le comité d’entreprise avait souscrit un contrat de prestation de services avec la société Toutlece, pour une durée d’un an reconductible tacitement. Il avait refusé de payer les services postérieurs à la reconduction tacite du contrat, soutenant n’avoir pas été informé de la faculté de ne pas reconduire le contrat, en violation des dispositions de l’article L. 136-1 du Code de la consommation évoquées ci-dessus.

Le juge de proximité a donné raison au comité, mais sa décision est censurée par la Cour de cassation.

Elle rappelle d’abord que les dispositions concernant les consommateurs ne concernent que les personnes physiques et qu’un comité d’entreprise ne peut donc pas s’en prévaloir. Puis elle estime que le comité ne peut pas se prévaloir des dispositions protégeant les non professionnels dès lors que le contrat a un rapport direct avec son activité professionnelle (Cass. com. 16 fév. 2016, n° 14-25146, Sté SLG c/Comité d’entreprise Eurovia méditerranée).

Ce dernier argument pour le moins étonnant appelle quelques remarques.

Le comité d’entreprise n’exerce pas une activité professionnelle

La chambre commerciale de la Cour de cassation qui a en charge le contentieux du droit des sociétés n’est sans doute pas la mieux placée pour apprécier les prérogatives dévolues par la loi aux comités d’entreprise.

Si il est bien évident que le comité d’entreprise ne puisse être assimilé un consommateur, car il ne s’agit pas d’une personne physique, il s’agit d’une personne morale dépourvue d’activité lucrative dans la mesure où cette activité se définit par rapport à une gestion désintéressée et par l’absence de concurrence. Un comité d’entreprise ne peut donc être assimilé à une société commerciale et il n’exerce pas d’activité professionnelle que la chambre commerciale se garde bien d’ailleurs de définir.

Il doit donc à ce titre être considéré comme un non professionnel et doit bénéficier des dispositions protectrices de l’article l’article L. 136-1 du Code de la consommation.

Si l’on examine la question sous l’angle de la mission légale du comité relative aux activités sociales et culturelles, l’article L. 2383-83 précise que « Le comité d’entreprise assure, contrôle ou participe à la gestion de toutes les activités sociales et culturelles établies dans l’entreprise prioritairement au bénéfice des salariés, de leur famille et des stagiaires, quel qu’en soit le mode de financement dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État. Ce décret détermine notamment les conditions dans lesquelles les pouvoirs du comité d’entreprise peuvent être délégués à des organismes créés par lui et soumis à son contrôle […] ».

Lorsque le comité d’entreprise passe un contrat avec un prestataire de services, non seulement il ne s’agit pas d’un organisme créé par lui, mais de plus on peut s’interroger s’il contrôle vraiment son activité. Il passe un contrat avec lui et contrôle la bonne exécution de ce contrat. Mais cela ne lui confère pas pour autant la qualité de « professionnel ».

Comme nous l’avons déjà souligné, c’est ce qu’a jugé sagement la première chambre civile à propos d’un syndicat de copropriétaire, même si il est représenté par un syndic professionnel pour conclure et négocier les contrats de la copropriété (Cass. civ. 1ère, 25 nov. 2015 précité). La juridiction de renvoi qui devra examiner à nouveau l’affaire jugée le 16 février 2016 devrait à notre sens s’en inspirer.

En pratique

Les comités d’entreprise doivent se montrer très attentifs à l’égard des contrats passés avec des prestataires de services ou avec des fournisseurs. Il est conseillé de les passer en revue afin de vérifier ceux comportant une clause de renouvellement tacite.

En effet, les membres du comité oublient parfois, par simple négligence, la date à laquelle le contrat doit être dénoncé lorsque le comité a décidé de ne pas poursuivre la relation avec le prestataire.

Afin d’éviter toute mauvaise surprise, il est donc conseillé aux comités concernés qui souhaitent rompre un contrat de le dénoncer avant la date fixée chaque année par celui-ci sans attendre une éventuelle information du prestataire qui peut-être ne viendra jamais.

En savoir +

Sur les activités sociales et culturelles du comité d’entreprise, voir M. Cohen et L. Milet :

« Le droit des comités d’entreprise et des comités de groupe »

12e éditions, LGDJ 2016. Disponible sur nvo.fr

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Béatrice Creton, éleveuse laitière

Béatrice Creton, éleveuse laitière

Métier

Elle a repris la ferme familiale avec son frère il y a une vingtaine d’années. Dure à la tâche, Béatrice peine à tirer un salaire de son travail depuis la fin des quotas laitiers.

Un brouillard épais enveloppe le corps de ferme. À deux pas, un beuglement indique la direction de l’étable. Il est 6 h 30 – l’heure de la traite du matin – et les vaches tirées du sommeil se redressent dans leurs logettes. « Allez debout », leur intime gentiment Béatrice, en encourageant les lève-tard d’une tape sur le derrière.

L’éleveuse pousse les soixante-dix bêtes en direction de l’aire d’attente. Dans la salle de traite, elle allume les machines. France Bleu Normandie retentit.

Les premières vaches s’avancent sur le quai de traite et Béatrice place les maladroites. « Vas-y, avance », dit-elle à une bête mal positionnée. Avant de fixer sur chacune les « griffes » de l’appareil à traite, elle badigeonne les pis d’un produit désinfectant. « Pour prévenir les mammites. » Les gestes sont attentionnés.

Ses vaches, Béatrice en apprécie les couleurs aussi variées que les caractères. Holstein, pie rouge, normandes, montbéliardes au fort tempérament…

Béatrice aime tout, sauf « pousser ses bêtes ». La doyenne a douze ans. « Si on ne leur demande pas trop de produire, elles sont plus résistantes, raisonne-t-elle. On peut demander du rendement à une terre, mais les animaux c’est du vivant. »

Le mois dernier, le lait lui a été payé 306 euros les mille litres par la coopérative. « On a eu un bonus parce qu’on a fait de la qualité. Mais il nous faudrait au moins 340 euros pour tout payer et se faire un petit revenu », commente-t-elle.

Installée en Gaec (groupement agricole d’exploitation en commun) avec son frère sur la ferme familiale, Béatrice est une « patronne salariée ». « Au niveau compta, on déclare un salaire au Smic. Mais ça reste virtuel, on ne prend pas ce qu’on n’a pas. »

Le bâtiment construit en 2010 n’est toujours pas remboursé. Et avec la chute du prix du lait due à la fin des quotas laitiers, il est devenu difficile de vivre. « Beaucoup arrêtent », reconnaît Béatrice, un broc de lait destiné aux petits veaux à la main. Et ne lui parlez pas de vacances. « On n’en est pas mordu », répond celle qui n’en prend jamais.

Une fois toutes les bêtes nourries, l’aire rabotée et nettoyée et les litières des vaches « paillées », la matinée n’est pas finie : Béatrice file vers une seconde exploitation, où sont établies une quinzaine de génisses, afin d’aider son frère à rentrer plusieurs tonnes de granulés. Le repas vite avalé, Béatrice décide d’aller inspecter les clôtures, car les vaches vont retourner dans quelques jours au pâturage.

« Mettre les bêtes à l’herbe, c’est une qualité qui se paie. Le jour où il n’y aura plus d’élevage, tout ça sera à l’abandon, dit-elle en contemplant les environs. Mais un paysage, c’est quand même plus beau vert avec des bêtes dedans. »

Repères

Les quotas laitiers ont pris fin le 1er avril 2015. Depuis, le lait déborde et les prix de rachat ont plongé pour les éleveurs français, mis à mal à la fois par l’embargo russe et la concurrence de pays plus productivistes.

Les exploitations qui ont le plus investi (nouveaux bâtiments, agrandissement du cheptel, robots de traite…) sont les plus en difficulté. Pour enrayer la crise, la Commission européenne vient de donner son feu vert à une réduction temporaire de la production.

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Justice pour Loïc et CédricJustice pour Loïc et Cédric
Justice pour Loïc et Cédric

Justice pour Loïc et Cédric

Répression syndicale

Justice rendue pour Cédric et Loïc. Accusés de violences contre les forces de l’ordre lors des manifestations contre la loi « Travail », les deux militants de la CGT étaient jugés au TGI de Paris, le 27 juillet.

Faute de la moindre preuve attestant les faits reprochés, le procureur n’a eu d’autre choix que de prononcer la relaxe pour ces faits. Il a toutefois tenu à condamner Loïc, docker du Havre, à une peine d’un mois d’emprisonnement avec sursis simple et un euro symbolique pour s’être rebellé lors de son interpellation.

Loïc n’écopera pas, en revanche, des cinq années de mise à l’épreuve requises par le procureur, son avocate, Me Elodie Tuaillon, ayant soulevé une question prioritaire de constitutionnalité.

Loïc avec Me Élodie Tuaillon

Devant les regards médusés des juges, Maître Cittadini, l’avocate de Cédric (agent de la fonction publique territoriale de Saint-Étienne) a diffusé une vidéo démontrant le caractère abusif des accusations portées contre son client, notamment celles de jets de pavés et d’essence contre les policiers lors de la manifestation du 14 juin : en réalité, « sur cette vidéo, on voit Cédric manifester pacifiquement puis accélérer pour porter secours à un jeune homme tombé au sol suite à l’explosion d’une bombe lacrymogène », témoigne un présent à l’audience. « Son innocence et le caractère abusif de son arrestation et de la procédure judiciaire sont ainsi reconnus », s’est félicitée la CGT des Services publics.

Solidarité syndicale

Sur la place Saint-Michel, face au tribunal de grande instance, 200 militants de la CGT s’étaient rassemblés pacifiquement en solidarité avec leurs deux camarades et pour dénoncer la criminalisation de l’action syndicale.

Également présents, divers responsables syndicaux d’organisations de la CGT – Urif, Services publics, dockers, métallurgie, construction, unions départementales, transports – qui ont enchaîné les prises de paroles pour que cette solidarité résonne haut et fort. Et pour dénoncer une volonté politique de criminaliser en réprimant l’action syndicale et son expression publique.

« Rien ne nous fera taire »

« Syndicalistes pas voyous ! », a redit Thierry Dumez, secrétaire de l’Urif-CGT, qui a souligné l’excès de moyens répressifs et la multiplication de procès contre des militants durant les mois de manifestations et de mobilisation contre la loi El Khomri.

« Attaquer un militant de la CGT, c’est attaquer toute la CGT », a d’abord rappelé le secrétaire de la CGT des Services publics Baptiste Talbot, avant d’adresser ce message au gouvernement de Manuel Valls : « Vous voulez détourner l’attention des citoyens des vrais problèmes, mais personne ne nous fera taire, personne ne nous fera baisser la tête, toujours nous continuerons de défendre nos libertés démocratiques, comme nous défendons aujourd’hui la liberté pour Cédric et Loïc. Vous pouvez compter sur nous pour ne rien lâcher, pour continuer la lutte contre votre loi Travail et pour les élections de 2017 !»

Cédric avec Me Agnès Cittadini

Abus de répression

Non moins pugnace, Céline Verzelletti – direction de la CGT – a dénoncé la multiplication des gardes à vue et des procès contre les syndicalistes : « Nos luttes, nos manifestations sont exemplaires, les citoyens soutiennent majoritairement nos actions, qu’ils approuvent. Nous sommes donc légitimes et il est intolérable que nos militants soient poursuivis, retenus en garde à vue, avec des dossiers vides de preuves, c’est scandaleux, nous assistons à un procès politique qui vise à nous empêcher de manifester notre désaccord, alors nous allons continuer de nous battre pour exiger le respect de nos libertés syndicales. »

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L'ACTUALITE EN DESSINS.....SYNDICAT CGT AUTO INERGY GROUPE PLASTIC OMNIUM....
L'ACTUALITE EN DESSINS.....SYNDICAT CGT AUTO INERGY GROUPE PLASTIC OMNIUM....
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L'ACTUALITE EN DESSINS.....SYNDICAT CGT AUTO INERGY GROUPE PLASTIC OMNIUM....

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L'entreprise Plastic Omnium baisse le rideau

L'entreprise Plastic Omnium baisse le rideau

Le site de Laval va arrêter sa production dès vendredi 29 juillet.

La fermeture officielle est prévue pour le 31 août. « Mais avec les vacances, toute la production s'arrêtera vendredi 29 juillet », annonce un porte-parole de Plastic Omnium.

Le 8 janvier dernier, le groupe travaillant dans le secteur automobile annonçait la fermeture de son site industriel de Laval, sis chemin du Préfet, route de Château-Gontier. « Le site a vu sa production s'effondrer. Une baisse de production de 60 % depuis 2011 », expliquait en janvier le groupe industriel. Le site lavallois représentait encore 92 emplois. En réalité, 87 travaillaient à Laval, une équipe était rattachée directement à PSA à Rennes, leur contrat court jusqu'à fin décembre.

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Plastic Omnium investit dans l’hydrogène

Plastic Omnium investit dans l’hydrogène

Leader mondial des réservoirs à carburant, l’équipementier français prépare cependant l’après-pétrole. Son PDG, Laurent Burelle, a révélé ce mercredi 27 juillet sur BFMBusiness que ses chercheurs travaillent sur les réservoirs à hydrogène.

De l’essence à l’hydrogène, telle est la stratégie du spécialiste du réservoir à carburant Plastic Omnium (PO), pour préparer l’après-pétrole. Invité ce mercredi 27 juillet de Good Morning Business, le PDG de ce groupe familial, Laurent Burelle, a annoncé que son entreprise investissait dans cette nouvelle forme d’énergie pour l’automobile.

"Comme leader mondial des réservoirs à essence, j’ai intérêt à m’intéresser aux énergies qu’il y a ensuite, pas l’hybride, mais le coup d’après, l’hydrogène, a expliqué en exclusivité à Stéphane Soumier Laurent Burelle. C’est notre vérité à 10 ans, nous avons signé une joint-venture avec une start-up en Israël, nous sommes une centaine de personnes dans ce domaine: on travaille".

Ce travail consisterait donc à développer un réservoir à hydrogène. Un tel réservoir est un contenant particulier, car il embarque un liquide sous haute pression (en général 700 bars), qui doit résister aux flammes, et dispose donc d’une structure très épaisse, en plusieurs couches. Il pèse ainsi plus lourd qu’un réservoir à carburant classique. "Plastic Omnium est un fournisseur de packaging d’énergie, nous devons être présent, quelle que soit cette énergie: batterie, hydrogène, éthanol, gaz…", a poursuivi Laurent Burelle, en marge de la conférence semestrielle des résultats de Plastic Omnium.

Les premiers modèles arrivent sur le marché

Actuellement, seuls deux constructeurs proposent des voitures à hydrogène: Hyundai avec son SUV ix35 (2014) et Toyota avec la berline Mirai (2016), deux véhicules à très très faible volume de ventes. Leur prix de vente est très élevée et surtout, le réseau de station à hydrogène n’existe dans aucun pays en Europe. Un plan de développement européen doit mettre en place des corridors de station, notamment en Allemagne d'ici 2020. A Paris, une station pour taxi à ouvert cette année près du pont de l’Alma.

"En 2016, 88 millions de voitures seront vendues dans le monde, en 2021, ce sera 100 millions. Les 12 millions de voitures supplémentaires ne seront pas des voitures électriques à batterie. Les hybrides vont fortement se développer. C’est en 2025 que se pose le problème, c’est là qu’arrive l’hydrogène, quand il n’y a plus d’essence", détaille Laurent Burelle.

Plus d'autonomie, moins de poids

L’hydrogène offre en effet davantage d’autonomie aux conducteurs, tout en garantissant le "zéro émission". Le temps de remplissage d’un réservoir ne prend que quelques minutes, en station, comme pour une voiture classique. Surtout, le système à hydrogène (machine électrique, convertisseur, gestion de la puissance, réservoir) pèse moins lourd que des batteries classiques. Plastic Omnium devrait en dire plus sur cette nouvelle activité au Mondial de l’automobile de Paris le 29 septembre. L’équipementier y participe pour la première fois cette année.

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Mercedes-Benz croit au poids lourd 100% électrique

Mercedes-Benz croit au poids lourd 100% électrique

Ce poids lourd de 26 tonnes à propulsion 100% électrique a une autonomie de 200 kilomètres. Destiné au transport de marchandises en ville, le camion expérimental sera présenté par Mercedes-Benz à l'automne 2016.

Mercedes-Benz anticipe les restrictions qui vont de plus en plus empêcher ses camions à motorisation diesel de circuler en ville. Alors que Scania teste en Suède un poids lourd alimenté par des câbles électriques suspendus, le constructeur allemand a décidé de miser sur un camion à propulsion 100% électrique. Équipé de 2,5 tonnes de batterie, son autonomie limitée à 200 kilomètres - l'équivalent d'une tournée journalière de livraison - à pleine charge (26 tonnes), le destinera au transport des marchandises en zone urbaine et périurbaine.

Avec ce type de poids lourd, Mercedes-Benz vante l'absence d'émissions polluantes et de moindres nuisances sonores dues à la circulation de mastodontes de la route plus silencieux que les camions diesel.

Pour développer des véhicules 100% électriques, les constructeurs de poids lourds ont longtemps buté sur l’éternel problème du coût, des performances et de la masse énorme, propre aux camions. Mercedes-Benz semble avoir trouvé un bon compromis pour son camion expérimental. Baptisé pour l'instant Urban eTruck, il sera présenté lors d'un grand salon spécialisé (IAA Commercial Vehicles) qui se tiendra à Hanovre, en Allemagne, fin septembre 2016.

Les moteurs électriques sont adjacents aux roues arrières

L’énergie électrique (212 kW) du camion est fournie par des batteries ion-lithium modulaires, ajoutées au camion selon les besoins du trajet prévu. Ce type de batterie a bénéficié directement des progrès réalisés pour équiper des téléphones mobiles toujours plus endurants. Selon le constructeur allemand, en 2025, les batteries devraient coûter 60% moins cher qu’en 1997, tout en proposant 2,5 fois plus de puissance électrique.

Le camion, grâce à une station d'une puissance de 100 kW, peut voir ses batteries rechargées en 2 à 3 heures. Sur le plan technique, les moteurs électriques sont embarqués près des axes des roues arrières du camion. Pour Mercedes-Benz, le poids des batteries et de leurs fixations (2.500 kilogrammes) est compensé par l'absence d'un réservoir, des éléments de transmission, du différentiel et du carburant, qui, ensemble, totalisent environ 2.700 kilogrammes.

Alors que Mercedes-Benz n'évoque aucune date de disponibilité commerciale pour son futur véhicule, celui-ci reste avant tout un concept démontrant la possibilité d'exploiter des camions électriques sur le marché du fret. Nul doute que d'autres constructeurs de poids lourds lui emboîteront rapidement le pas.

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Grève à Air France: des perturbations plus marquées jeudi

Grève à Air France: des perturbations plus marquées jeudi

Au départ et à l'arrivée des aéroports parisiens de Roissy et d'Orly, 216 vols ont été annulés jeudi. La grève doit durer jusqu'au 2 août.

C'est un peu plus que mercredi, premier jour de grève des hôtesses et stewards à Air France. Pour ce deuxième jour de conflit, au départ de l'aéroport parisien de Roissy, 79 moyen-courriers et six long-courriers ont été annulés, ainsi que 78 moyen-courriers et sept long-courriers à l'arrivée. A Orly, 28 vols sur 86 prévus au départ ont été annulés et 31 sur 85 à l'arrivée. En revanche, il n'y a pas eu d'"annulation à chaud", selon les sources aéroportuaires.

Dans ses prévisions, Air France indiquait prévoir d'assurer jeudi "près de 80%" de ses vols. La compagnie tablait sur "plus de 90%" de long-courriers assurés, "plus de 70%" de moyen-courriers et "plus de 80%" de vols intérieurs. Le taux de grévistes parmi le personnel navigant commercial est de "36%" selon la direction.

Dix-sept mois

Air France "déplore" cette situation et "met tout en œuvre pour limiter les désagréments" pour ses clients, dont 20.000 devaient être affectés mercredi par le mouvement de grève (17.000 concernés par une annulation de leur vol). Quelque 7.300 personnels supplémentaires ont été déployés à cet effet en renfort au sol, a indiqué à l'AFP un porte-parole.

Les hôtesses et stewards protestent contre le renouvellement pour 17 mois de l'accord d'entreprise fixant notamment leurs règles de travail, de rémunération et de déroulé de carrière, jugeant "insuffisante" cette durée. La grève, à l'appel de cinq syndicats dont deux représentatifs - le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC qui revendiquent ensemble 45% des voix du personnel -, est prévue jusqu'au 2 août.

Le PDG du groupe Air France-KLM Jean-Marc Janaillac, qui a pris ses fonctions au début du mois, a qualifié jeudi de "regrettable et agressif" le mouvement de grève, mettant en garde contre un "fort risque de déclin".

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INÉGALITÉS CROISSANTES

INÉGALITÉS CROISSANTES

PAUVRETÉ Plus de 8,5 millions de pauvres en France… Le dernier rapport de l’INSEE sur la pauvreté et les inégalités, paru en juin (et portant sur l’année 2013), met en lumière les effets de la crise et de sa gestion. Analyse.

Il y a plusieurs manières de mesurer la pauvreté. Il s’agit toujours d’une pauvreté relative, tenant compte tant du niveau de vie de l’ensemble de la population que des services ou prestations qui atténuent la misère.

Une forme de mesure en France consiste à comptabiliser les allocataires de minima sociaux (RSA, allocations aux personnes âgées, aux adultes handicapés, aux chômeurs en fin de droit, aux demandeurs d’asile).

Les montants mensuels varient, selon le type d’allocation et la situation familiale, mais vont en gros de 500 € (RSA) à 800 € (AAH).

Leur nombre s’établit à 4 millions pour l’année 2014. En ajoutant les ayants droit (conjoints, enfants...), plus de 6 millions de personnes vivent d’une allocation relevant de ces dispositifs.

L’autre méthode, utilisée par l’INSEE, passe par le calcul du revenu médian (la moitié des habitants de notre pays gagne plus, l’autre moitié moins) : est considérée comme pauvre une personne qui touche moins d’un certain pourcentage du revenu médian.

UN ENFANT SUR CINQ TOUCHÉ

Ce pourcentage peut varier : longtemps de 50 %, il est désormais de 60 % dans les statistiques de l’INSEE.

Dans son rapport rendu public en juin dernier, l’INSEE fixe le seuil de pauvreté à 60 % du revenu médian et comptabilise… plus de 8,5 millions de pauvres.

Parmi eux, de nombreux enfants (1 enfant sur 5 est touché par la pauvreté) qui subissent les effets du chômage, de la précarité, du mal-logement de leurs parents.

TENDANCES LOURDES

L’un des effets de la crise financière et économique de 2008 est la baisse de ce revenu médian, essentiellement en raison de l’augmentation du chômage. La conséquence statistique paradoxale est donc de faire apparaître un léger recul de la pauvreté (des personnes qui étaient en dessous du seuil en 2012 ne l’étaient plus en 2013).

Cependant, depuis le milieu des années 1990, indépendamment des variantes conjoncturelles et des modifications des modes de calcul, la tendance lourde est celle d’une augmentation de la pauvreté dans notre pays.

PAUVRETÉ, INÉGALITÉS ET LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE

Les autocars n’appartiennent pas à Flixbus, qui ne salarie pas non plus de chauffeurs… mais passe des contrats avec des très petites entreprises de transport, propriétaires d’un ou deux bus, qui bénéficient de sa centrale de réservation.

Rendez-vous au nouveau parking de bus de la Porte Maillot, où les autocars aux couleurs de la compagnie allemande Flixbus ou de Ouibus (filiale de la SNCF destinée à concurrencer ses propres trains) proposent – depuis la loi Macron libéralisant les transports – des voyages beaucoup moins chers, beaucoup moins confortables, beaucoup moins fiables et beaucoup plus longs que les liaisons ferroviaires. Et quelque peu moins écologiques.

Vous verrez des familles pique-niquer sur une herbe rase, le nez au niveau des (nombreux) pots d’échappement de ce grand rond-point de l’Ouest parisien, à l’entrée d’une « gare » dépourvue du moindre panneau indicateur et d’un quelconque abri en cas de pluie.

En levant les yeux, pourtant, vous pourrez fixer le Palais des Congrès, ses boutiques de grandes marques et ses cafés mondains, ou observer l’entrée de la ville de Neuilly (moins de 3 % de logement social, près de 10 % des habitants payant l’ISF). Cette proximité géographique entre extrême richesse et pauvreté, donne le sentiment d’une « tiers-mondisation » de notre pays.

DEUX LOGIQUES OPPOSÉES

S’il faut se méfier des conclusions hâtives, on peut néanmoins penser que le succès des « bus Macron », comme le nombre d’auto-entrepreneurs (environ un million, dont 90 % déclarent un revenu inférieur au SMIC après trois ans d’activité) ou le vif débat autour de la plateforme Uber, témoignent de la rencontre entre la « débrouille » individuelle générée par la pauvreté et l’ultralibéralisme porté par le patronat et une part croissante des dirigeants politiques.

Au-delà des chiffres dévoilés par le rapport de l’INSEE, en effet, la question du traitement de la misère est à l’ordre du jour. Pour le Medef et ses relais politiques, la réponse tient en une déréglementation outrancière du droit du travail, une réduction des solidarités (fiscalité, retraite par répartition, cotisations sociales…) et, dans les faits comme avec la poursuite du « pacte de responsabilité et de solidarité », de nouveaux cadeaux aux entreprises.

Pour la CGT, au contraire, il faut « augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux », car « c’est indispensable pour bien vivre ». Il faut aussi rémunérer les qualifications. Ce qui contribuerait grandement à « sortir de la crise économique et sociale que connaît le pays depuis plusieurs années ».

Avec sa campagne sur les 32 heures et, plus généralement, sur un nouveau statut du travail salarié, le syndicat rappelle en effet que la précarisation des salariés et le taux de chômage sont les principales causes de cette misère indigne d’un pays développé au XXIe siècle. Et que la seule réponse viable passe par la revalorisation du travail face au capital.

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