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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

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Hollande réhabilite les Tsiganes internés en 40...

Hollande réhabilite les Tsiganes internés en 40...

C'est la première fois qu'un président de la République se rend sur le site de l'ancien camp d'internement de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Samedi 29 octobre, François Hollande a prononcé un hommage très attendu aux Tsiganes internés par le régime de Vichy, pendant la seconde guerre mondiale et jusqu'en 1946. "La République reconnaît la souffrance des nomades qui ont été internés", a-t-il déclaré.

Soixante-dix ans après la libération des derniers Tsiganes internés en France, leurs descendants et les associations attendent une reconnaissance officielle de leurs souffrances.

Montreuil-Bellay était le plus grand des 31 camps gérés par les autorités françaises jusqu'en 1946. Entre 6 000 et 6 500 nomades y furent internés. De novembre 1941 à janvier 1945, plus de 2 000 nomades, des Tsiganes mais aussi des sans domicile fixe de Nantes, y furent envoyés. Une centaine périrent.

L'Etat avait franchi un premier pas vers la reconnaissance de la participation de la France dans cet internement en juillet 2010, par la voix de l'ancien secrétaire aux Anciens combattants, Hubert Falco, en l'évoquant lors d'une "Journée nationale de la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français".

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L'ACTUALITE EN DESSINS.....SYNDICAT CGT AUTO INERGY GROUPE PLASTIC OMNIUM....
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France. François Hollande en virée autodestructrice

Philippines. La sale guerre contre la drogue.

Philippines.Guerre contre la drogue : Duterte se compare à Hitler

Venezuela. Caracas explosera-t-il ?

Ceta. Magnette Is The New Trudeau

Migrants. Calais, l’éternel retour

 

 

 

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Des postes pour La Poste

Des postes pour La Poste

Service public

Dans les Landes, après douze jours de grève, les facteurs ont réussi non seulement à empêcher des suppressions de postes, mais à en obtenir de nouveaux. Didier Zarzuelo, facteur à Saint-Vincent-de-Tyrosse et responsable CGT, revient sur cette bataille victorieuse.

 

Que se passe-t-il à La Poste ?

Depuis une dizaine d’années, les conditions sociales ne cessent de se dégrader, le sens du travail disparaît, celui du service public postal aussi. Il faut savoir que tous les deux ans, La Poste réorganise. Dans les Landes, sur la « plaque » (un découpage géographique propre à l’établissement, NDLR) de Saint-Vincent-de-Tyrosse, on a refusé cette nouvelle réorganisation de La Poste qui allait supprimer quatre emplois sur une zone qui emploie 68 personnes.

 

Quelles conséquences la perte de quatre emplois aurait-elle eues sur le fonctionnement des bureaux et chez les collègues ?

Dès que l’on supprime des facteurs, on supprime des tournées. Pour y pallier, des regroupements sont opérés et le trafic se répercute sur les autres facteurs. Les conditions de travail se détériorent.

 

Facteur est un métier attachant. J’aime ce métier, mes collègues aussi et la population nous apprécie beaucoup, mais c’est dur aussi. Après vingt-quatre ans de métier, en encadrant une petite équipe, je gagne 1 400 euros nets par mois, en travaillant six jours sur sept et sans treizième mois. Partout, on assiste à des dépassements structurels de tournée. Plus aucun facteur ne finit à l’heure. Cela a des répercussions sur l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. La charge de travail supplémentaire n’est pas prise en compte, le paiement des heures supplémentaires est aléatoire…

Malgré des vagues de suicides importantes (réécouter le journal de France Inter de 7 h 30, du 26 octobre 2016) les gouvernements, passés et présent, ne cessent de vouloir « réorganiser ».

 

Ce que vous vivez ressemble à la situation de France Telecom quand elle est devenue Orange…

On suit le même cheminement, tant socialement qu’économiquement. La mutation des services, l’externalisation, le regroupement, les réorganisations... tous ces termes cachent à peine qu’à terme, l’État, l’unique actionnaire de la société anonyme La Poste, a la volonté de privatiser le service public postal. Pour preuve, les bureaux qui ferment et sont « remplacés » par des points Poste à la mairie ou chez l’épicier ! À chaque fermeture, c’est du lien social qui s’effiloche.

 

Quelle est l’ampleur de ce phénomène ?

Il y a dix ans, La Poste c’était 17 000 bureaux. Aujourd’hui, on en est à 7 000. L’objectif à l’horizon de 2020 est d’avoir 4 000 bureaux seulement. C’est une vraie saignée. À Hossegor, les murs du bureau de poste ont été cédés à Carrefour City.

La Poste vend son patrimoine immobilier. Pourtant, sa situation économique est florissante : 22 milliards de chiffre d’affaires, 680 millions de bénéfice net après impôts. C’est une entreprise saine malgré la baisse du trafic courrier. Rien ne justifie ces réorganisations.

 

S’il n’y a pas de justification économique, c’est politique ?

Oui, car, à terme, le gouvernement organise la privatisation de La Poste. Le marché des colis génère un gros chiffre d’affaires qui intéresse du monde. Alors, pour vendre la mariée, il faut que sa corbeille soit la plus belle. Moins d’emplois, c’est plus de chiffre d’affaires, et cela attire les prétendants. Tout ça au détriment du travail, des usagers, du service public postal de proximité.

 

Ce n’est pas la première fois que vous obtenez des résultats majeurs après une grève. Pourtant le contexte national de restructuration s’aggrave. Y aurait-il une spécificité landaise ?

Non je ne crois pas (rires). En 2012, on avait déjà fait une grève qui avait duré 17 jours. On avait gagné, à l’époque, cinq emplois alors que la direction voulait supprimer une tournée de facteur. En 2016, on est parti sur un mouvement qui a duré 12 jours et on a obtenu quatre emplois, mais aussi le gel complet de la réorganisation jusqu’en 2018, des renforts pour l’été en prenant en considération la spécificité touristique de certaines villes, etc.

 

Pour mobiliser, on a communiqué sur le fait que l’établissement postal a supprimé 20 000 emplois en dix ans alors qu’elle a touché un milliard de CICE depuis 2012 pour censément « maintenir et développer l’emploi ». Socialement, les facteurs en paient le prix fort. Rappeler ces faits n’est pas neutre dans la mobilisation. De plus, et c’est loin d’être anodin, nos bureaux sont fortement syndiqués, et à plus de 57 % à la CGT.

Lors du mouvement de septembre-octobre, tous les facteurs des Landes nous ont rejoints. Il y avait longtemps que ça ne s’était pas vu, et certains bureaux ont été fermés à cent pour cent le 5 octobre.

 

Concrètement comment faites-vous pour que ça marche ?

C’est beaucoup de visites de bureaux, de prise de parole, de réunions après le travail. On fait des pique-niques, on s’organise avec l’union locale de Saint-Vincent-de-Tyrosse pour travailler avec elle, pour les réunions dans ses locaux.

On a la chance d’avoir des bureaux de poste qui sont syndicalement structurés. C’est ce qui permet d’obtenir ces résultats. C’est pourquoi lors des réorganisations tous les deux ans, on est moins impacté que d’autres bureaux où n’y a pas d’activité syndicale.

 

La réception de notre intersyndicale (CGT et FO) par le sous-préfet a été un élément déclencheur pour entrer en négociation avec la direction. Mais, si on réussit à obtenir quelques assouplissements, il ne faut pas se leurrer, ils sont dus à la mobilisation qui a été menée. De même, je crois que tout le travail mis en place lors des manifestations contre la loi travail a été un ciment qui permet aujourd’hui ces victoires.

 

À présent, on veut élargir cette bataille aux facteurs des départements limitrophes des Landes que sont les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques. On a les mêmes problématiques, les mêmes revendications. Cette dynamique née dans les Landes, on compte bien la propager, la prolonger en novembre par une mobilisation intersyndicale qui comprendra toutes les organisations, même la CFDT.

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Les salariés inaptes dans le viseur

Les salariés inaptes dans le viseur

Loi travail

Obligations patronales allégées, licenciements facilités, recours plus difficiles... les salariés sont les grands perdants de la réforme de l’inaptitude.

 

Un manque de médecins et de moyens. Partant de ce constat, partagé de tous, le législateur s’est attaqué au régime de l’inaptitude. Mais plutôt que de favoriser le maintien dans l’emploi de salariés fragilisés, cette réforme ne fait que gérer la pénurie en les précipitant vers la sortie. Les principaux changements concernent l’obligation de reclassement, allégée, et le licenciement des salariés inaptes, facilité. Sans oublier les recours contre les décisions du médecins du travail, rendus plus difficiles. Attention, ces nouvelles règles entrent en vigueur au plus tard le 1er janvier 2017.

 

Qu’est-ce qu’une inaptitude ?

L’inaptitude est une incapacité – physique ou mentale – qui empêche le salarié d’accomplir son travail. Cette inaptitude peut être totale ou partielle, temporaire ou définitive. Elle est matérialisée par un avis d’inaptitude établi par le médecin du travail.

Le nouvel article L. 4624-4 du Code du travail détermine la procédure de l’inaptitude comme suit :

 

« Après avoir procédé ou fait procéder par un membre de l’équipe pluridisciplinaire à une étude de poste et après avoir échangé avec le salarié et l’employeur, le médecin du travail qui constate qu’aucune mesure d’aménagement, d’adaptation ou de transformation du poste de travail occupé n’est possible et que l’état de santé du travailleur justifie un changement de poste déclare le travailleur inapte à son poste de travail. L’avis d’inaptitude rendu par le médecin du travail est éclairé par des conclusions écrites, assorties d’indications relatives au reclassement du travailleur. »

 

L’inaptitude est donc prononcée par le médecin du travail lorsqu’il constate que l’état de santé du salarié justifie un changement de poste et qu’aucune mesure d’adaptation du poste occupé n’est possible. Avant de prononcer l’inaptitude, le médecin a deux impératifs :

  • réaliser une étude du poste du salarié ( mais cette étude peut aussi être effectuée un « membre de l’équipe pluridisciplinaire », donc quelqu’un qui n’est pas médecin) ;
  • avoir des échanges avec le salarié et l’employeur, étant précisé que la loi prévoit un entretien avec le salarié portant sur l’avis du médecin et les indications- propositions qu’il envisage d’adresser à l’employeur (art. L. 4624-3
  • et L. 4624-5 du Code du travail).

 

Une fois l’avis d’inaptitude établi, le médecin du travail l’envoie à l’employeur avec ses conclusions écrites ainsi que des indications relatives au reclassement du salarié. En principe, l’employeur est tenu de respecter les consignes du médecin. L’avis d’inaptitude, en particulier, s’impose à lui.  Si toutefois l’employeur refuse de l’appliquer, il doit en informer le salarié et le médecin par un écrit motivé (art. L. 4624-6 du Code du travail).

Problème, la loi ne précise pas quelles suites sont données à ce courrier de contestation. C’est le grand flou sur ce point.

 

À noter

  • Il n’y a plus d’obligation pour le médecin de réaliser deux examens médicaux espacés de deux semaines comme c’était le cas jusqu’ici ; un seul examen suffit pour qu’une inaptitude soit constatée.
  • Concernant les modalités concrètes de cette nouvelle procédure – nombre de rendez-vous et délais –, un décret devrait voir le jour très prochainement.

 

 

L’obligation de reclassement

On ne tient plus compte de l’origine professionnelle ou non professionnelle de l’inaptitude pour déterminer les obligations de l’employeur en matière de reclassement (à savoir si l’avis d’inaptitude est la conséquence d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail). La loi « travail » a unifié les règles applicables, obligatoires dans toutes les entreprises sans condition d’effectif (art. L. 1226-2 du Code du travail) :

 

– le médecin du travail doit fournir des indications sur les capacités du salarié à exercer l’une des tâches existant dans l’entreprise et à suivre une formation le préparant à occuper un poste adapté ;

– l’employeur doit consulter les délégués du personnel avant de proposer un poste de reclassement ;

– le cas échéant, il doit informer le salarié par écrit des motifs qui s’opposent à son reclassement.

 

Bonne nouvelle pour les employeurs, la loi introduit une présomption de « bonne conduite » en leur faveur : l’obligation de reclassement est réputée satisfaite lorsqu’un emploi est proposé au salarié, approprié à ses capacités et aussi comparable que possible à l’emploi précédemment occupé, après avis des délégués du personnel et en tenant compte des indications du médecin du travail (art. L. 1226-2-1, L. 1226-12 et L. 1226-20 du Code du travail).

 

Or, jusqu’à présent, l’employeur devait épuiser toutes les possibilités en proposant au salarié l’ensemble des postes disponibles et compatibles avec son état de santé. Ce n’était qu’à cette condition qu’il pouvait remplir son obligation de reclassement (jurisprudence de la Cour de cassation). À la lecture des nouvelles dispositions, une seule proposition de reclassement conforme aux exigences légales suffit. Si le salarié refuse cette unique proposition, le licenciement est possible et l’employeur est réputé avoir satisfait à son obligation de reclassement. On retrouve ici une idée forte de la loi « Travail » : verrouiller les contentieux en amont pour sécuriser les employeurs et ainsi décourager les salariés d’agir en justice.

 

 

Rupture du contrat de travail

La encore, on ne distingue pas selon l’origine professionnelle ou non de l’inaptitude. Les mêmes règles s’appliquent. Le licenciement d’un salarié inapte ne peut être prononcé que dans les cas suivants :

(art. L. 1226-2-1et L. 1226-12 du Code du travail)

– impossibilité pour l’employeur de proposer un poste de reclassement correspondant aux capacités du salarié et aux préconisations du médecin du travail ;

– refus par le salarié d’un poste proposé conforme aux exigences légales ;

– dispense de recherche de reclassement.

 

Cette dispense existe si l’une ou l’autre de ces mentions figure dans l’avis d’inaptitude :

– le maintien du salarié dans l’entreprise serait gravement préjudiciable à sa santé ;

– l’état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans un emploi.

Si l’une de ces deux mentions figure sur l’avis d’inaptitude, l’employeur est dispensé de chercher un poste de reclassement (c’est une nouveauté de la loi « travail »). La procédure de licenciement peut donc s’engager.

 

 

Contester l’avis du médecin du travail

Avant la loi « travail »,  tout avis médical d’aptitude ou d’inaptitude pouvait être contesté, par l’employeur comme par le salarié, devant l’inspecteur du travail. Une procédure qui avait le mérite de la simplicité.

Aujourd’hui, l’article L. 4624-7 du Code du travail dispose que « les éléments de nature médicale justifiant les avis, propositions, conclusions écrites ou indications émis par le médecin du travail » peuvent être contestés devant le conseil de prud’hommes.

L’objectif de ce recours ? Demander la désignation d’un médecin expert, inscrit sur une liste près la cour d’appel, qui confirmera ou contredira l’avis du médecin du travail.

 

Quelques précisions sur cette nouvelle procédure :

– l’affaire est directement portée devant la formation de référé du conseil de prud’hommes ;

– le demandeur doit informer le médecin du travail de son action ;

– le médecin-expert peut demander au médecin du travail la communication du dossier médical du salarié ;

– les frais d’expertise sont facturés, dans un premier temps, au demandeur, mais c’est le juge des référés qui décide, au final, quelle partie supportera ces frais.

 

On peut craindre que cet ensemble de règles, relativement complexes, dissuade les salariés de toute contestation. Ce qui est sans nul doute l’objectif de la loi.

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Victoire des Babou

Victoire des Babou

Victoire syndicale

À Bagnolet (93), debouts pour le respect depuis le 3 octobre, les Babou ont repris le travail la tête haute.

 

Fin de conflit chez les Babou de Bagnolet (93). Après vingt-quatre jours de grève pour le respect suivie par cent pour cent du personnel, les salariés de l’enseigne bagnoletaise ont gagné la partie de bras de fer avec la gérante du magasin.

 

Cette longue bataille se solde par un protocole de fin de conflit signé le 26 octobre par les représentants CGT de Babou, qui répond à 90 % des revendications : l’abandon de toutes les sanctions disciplinaires contre les salariés, l’arrêt des modifications unilatérales des horaires de travail ; la fin des retards dans les virements de salaires ; la fourniture d’une paire de chaussures professionnelles par an ; un calendrier de négociations sur les conditions de travail et, cerise sur le protocole, le paiement d’une des quatre semaines de grève. 

 

Seule la réintégration du salarié injustement licencié n’a pas été obtenue. L’affaire ne s’arrête pas là pour autant puisque la CGT s’est engagée à défendre ce dossier aux prud’hommes de Bobigny pour obtenir réparation du préjudice subi. Ce jeudi 27 octobre, les salariés de Babou ont repris le travail la tête haute, fier de leur lutte et de leur détermination. C’est grâce à leur ténacité collective que ce mouvement de grève a très vite rallié de nombreux soutiens : celui de divers élus de Seine-Saint-Denis,  des clients de l’enseigne, de « nuit-deboutistes » et des Bagnoletais venus à plusieurs reprises improviser des repas de lutte avec les grévistes. Preuve, s’il en fallait, de la puissance de la solidarité.

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Hôpital, chronique d'une hécatombe annoncée

Hôpital, chronique d'une hécatombe annoncée

Santé

Le personnel de l'hôpital Adelaïde-Hautval (Val-d'Oise) – en phase terminale de démantèlement – mène une lutte acharnée pour préserver une offre de soins indispensable à la population du territoire.

 

De Bachelot à Touraine, la politique de santé publique de l’État n’a jamais varié. On change de gouvernement, mais on ne change surtout pas de logique: démanteler le secteur et l’offre de soins publics pour les transférer vers le privé lucratif.

Le cas de l’hôpital gériatrique Adelaïde-Hautval (95) en est une énième illustration ; potentiellement dramatique toutefois, pour les personnels autant que pour les citoyens de l’est du Val d’Oise.

 

Dans ce territoire défavorisé en offre de soins, cet hôpital spécialisé dans la vieillesse était un maillon indispensable de la prise en charge sanitaire de la personne âgée polypathologique et dépendante. Il jouait par ailleurs un rôle essentiel dans l’aval, pour la moitié des hôpitaux du département, en faisant le lien avec la médecine de ville.

 

Mais voilà qu’en mai 2015, Martin Hirsch, le patron de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), annonce subitement la fermeture de l’hôpital. Une fermeture « très organisée », dixit l’ancien Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. « Organisée à marche forcée, du jamais-vu à l’AP-HP », dénonce Olivier Cammas, le secrétaire de l’USAP-CGT. Et de fait, en à peine un an, cette restructuration aura réduit à 400 les 750 lits de l’établissement. « Ce qui ferme, ce sont avant tout les services de gériatrie et les Ehpad publics alors qu’ils sont indispensables », précise Olivier Cammas.

 

Derrière les transferts, les disparitions

La parade de Hirsch ? Rien ne se crée, tout se transfère. En l’occurrence, au nouvel hôpital de Gonesse ouvert en janvier 2016. Sauf que les capacités d’accueil, notamment en volume de lits, ne suppléent pas, loin de là, la suppression des deux tiers des lits d’Adélaïde, et ce, au risque de mettre en danger les patients, en particulier les personnes âgées. « très peu de lits on rouvert à Gonesse, mais les patients non admis à Adélaïde y sont transférés, et cela “embolise” l’établissement », ajoute Olivier Cammas.

 

  L’hôpital Adélaïde-Hautval (anciennement Richer), c’était :

• 472 lits de gériatrie;

• 145 lits en soins de suite et rééducation (SSR);

• 115 lits en soins de longue durée (SLD) ;

• 14 lits de médecine ;

• 188 lits en unité d’hospitalisation des personnes âgées dépendantes (EHPAD).

 

Arrêtées dès janvier 2016, les demandes d’admission des refoulés d’Adélaïde ont fini par engorger le nouvel hôpital de Gonesse, en particulier ses urgences. D’autant plus qu’en décembre 2015, l’Ehpad public « Le Cèdre Bleu » de Sarcelles (également spécialisé en gériatrie) a été brutalement sommé de fermer ses portes. En contrepartie de quoi l’agence régionale de santé (ARS) s’est engagée à une réouverture en 2019, mais sans que le statut – public ou privé – du nouvel Ehpad ne soit connu. « C’est dramatique pour tout un pan de la population âgée qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour une prise en charge dans le secteur privé, nous sommes nous-mêmes obligés d’appeler le 15 en cas d’urgence, et d’orienter ces patients vers Gonesse », explique Martine Da Luz, membre du CSHCT et secrétaire du syndicat CGT d’Adélaïde. 

 

Objectif élimination

Comment en sommes-nous arrivés là ? Pour Martine Da Luz, la cause est entendue : le processus de démantèlement du secteur public initié par la loi Bachelot (loi HPST) s’est accéléré avec la loi de Marisol Touraine créant les groupements hospitaliers en territoire (GHT). « Les GHT, ça concerne tout le monde, personnel soignant et patients, ça veut dire fusionner au maximum les structures et les services, de sorte à pouvoir transférer le public vers le privé, mais surtout, à éliminer des masses de personnel du secteur public. »

 

L’objectif d’élimination est à ce point vécu et ressenti comme tel par le personnel que le CHSCT a alerté l’inspection du travail des dangers graves et imminents qui pèsent sur l’établissement. Le suicide est régulièrement évoqué par de nombreux salariés à bout. L’un d’eux, qui travaillait depuis toujours à Adélaïde, a traduit les paroles en actes en mars dernier.

 

« Il faut voir les pressions sur le personnel, pour les forcer à se "repositionner" sur les sites dits “partenaires”, c’est-à-dire à choisir d’ici fin octobre notre future affectation dans les autres structures sanitaires du territoire, mais sans que nous disposions d’aucun critère de sélection pour nous déterminer, sauf celui de la "motivation", mais qui est dévastateur, en particulier pour les plus précaires, et ils sont nombreux, qui sont à bout de souffle et menacent de passer à l’acte. »

 

Vers une hécatombe de suicides

Olivier Cammas dénonce pour sa part des méthodes de voyous : « Non seulement nous n’avons pas les informations qui nous sont dues, mais nos droits élémentaires et ceux des IRP sont systématiquement bafoués, des pressions ignobles sont exercées sur le CHSCT pour l’empêcher de déclencher une expertise. »

En parallèle, la résistance s’organise entre syndicats et maires de diverses communes (Marly, Gonesse, Fosse..) pour dénoncer la fermeture d’Adélaïde, la mise en danger de l’offre de soins et la brutalité de cette restructuration.

 

Ensemble, représentants des salariés, citoyens engagés dans l’associatif et élus locaux ont, dès l’annonce de la fermeture, créé un « collectif de défense pour la santé publique de l’est du Val-d’Oise », de l’hôpital et de son offre de soins spécifique pour la vieillesse. Réuni le 21 octobre en séance publique ouverte à tous les citoyens, le collectif réclame un moratoire sur la fermeture d’Adélaïde.

 

Personnel et syndicats, eux, multiplient les actions pour se faire entendre : « Nous organisons deux AG par semaine, nous débrayons régulièrement, nous organisons des rassemblements et avons même monté des barricades, quatre fois démantelées et quatre fois réinstallées. Il faut que la ministre de la Santé nous entende et que les citoyens comprennent la gravité de ce qui se joue dans le domaine de la santé publique en territoire. »

Dans l’attente d’être reçu par Mme Touraine, le collectif de défense a construit un vrai projet de santé publique et de prise en charge des personnes âgées, qu’il entend bien soumettre à la ministre. Sans réponse à ce jour, le collectif mise sur l’action nationale pour la défense de la santé du 8 novembre pour se faire entendre.

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Primaire: Sarkozy et Juppé en PACA...

Primaire: Sarkozy et Juppé en PACA...

A moins d'un mois du premier tour de la primaire de la droite, les deux favoris de la primaire de droite étaient jeudi soir, en meeting respectivement à Marseille et près de Toulon. "Je suis parfaitement lucide. Ce sera dur, très dur", a averti Alain Juppé, le favori des sondages, devant environ un millier de personnes réunies à La Garde (Var).

Dans un discours de moins d'une heure, l'ancien Premier ministre a essentiellement décliné ses propositions pour un "Etat fort" et le "plein emploi" et a averti ses partisans de ne pas sous-estimer... François Hollande, qui "a du talent" et "sait faire campagne". Le ton était nettement plus offensif salle Vallier, à Marseille, où Nicolas Sarkozy avait réuni environ 2 500 personnes. "C'est mon serment de Marseille: je ne laisserai personne vous voler la primaire", a-t-il de nouveau attaqué, promettant qu'il ne "passerait pas d'accord avec François Bayrou". Un nouvel épisode de la grande offensive du camp Sarkozy contre les alliés centristes du maire de Bordeaux.

L'ancien président a de nouveau prononcé un discours très axé sur l'identité, rappelant ses propres origines "de sang mêlé" et refusant tout "accommodement raisonnable" avec l'islam, une nouvelle flèche contre Alain Juppé. "Je défendrai la liberté de toutes les jeunes filles de confession musulmane de choisir leur mari, d'avoir le droit d'avoir la tête découverte, de porter une minijupe", a-t-il dit.

Dans la journée, les deux favoris s'étaient livré à une sorte de chassé-croisé marseillais. Alain Juppé avait d'aileurs programmé son meeting dans la cité phocéenne avant de le déplacer à Toulon, son rival, qui compte beaucoup plus de soutiens en Paca, ayant choisi de s'inviter le même jour dans la capitale régionale. L'ancien Premier ministre avait débuté son déplacement par une brève visite moins de deux heures dans les quartiers Nord où il a échangé avec quelques habitants avant de rendre visite à des policiers dans un commissariat, puis d'échanger avec des représentants d'associations et des acteurs des quartiers du Flamand, du Mail et de la Busserine.

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Valls se voit le recours de la gauche

Valls se voit le recours de la gauche

Manuel Valls, que certains à gauche pressent de s'affirmer comme un recours face à François Hollande, a lancé samedi un appel au rassemblement de son camp, menacé selon lui d'être "pulvérisé" en 2017 s'il ne resserre pas les rangs au plus vite. "Aujourd’hui, mon rôle c'est de rassembler", a déclaré le Premier ministre lors d'un discours prononcé à Tours, durant lequel il a défendu le bilan de l'exécutif, réservé ses coups à la droite et dessiné des pistes pour le prochain quinquennat.

"Je ne laisserai jamais tomber ma famille politique", a insisté le chef du gouvernement, dont les éventuelles ambitions font l'objet de vives spéculations depuis la parution, il y a une dizaine de jours, de confidences de François Hollande. "Je suis lucide : je connais l’inquiétude qui traverse nos rangs, le désarroi, le découragement, l’abattement qui ont gagné beaucoup des nôtres", a-t-il  déclaré .

Manuel Valls a interpellé en ce sens les ex-ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, candidats à la primaire socialiste de janvier, et l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui s'est émancipé de la tutelle de l'exécutif sans rien dévoiler de ses ambitions.

Au lendemain de l'appel de Manuel Valls au rassemblement de la gauche, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg ont refusé dimanche la main tendue du Premier ministre pour la présidentielle, le premier jugeant son geste "un peu court".

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Les policiers manifestent pour exprimer leur "ras-le-bol"...

Les policiers manifestent pour exprimer leur "ras-le-bol"...

Près de 500 policiers se sont rassemblés dans la nuit de jeudi à vendredi place du Trocadéro à Paris avant de partir en cortège sauvage vers les Champs-Élysées pour continuer d'exprimer leur mécontentement, douze jours après l'attaque contre des policiers à Viry-Châtillon, a constaté une journaliste de l'AFP.

La manifestation d'agents, tous en civil, certains portant un brassard ou un foulard masquant en partie leur visage, se déroulait dans le calme près de la Tour Eiffel.

Les manifestants ont entonné à plusieurs reprises la Marseillaise et scandé "Policiers en colère", "Cazeneuve, démission", "Falcone démission", du nom du directeur général de la police nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone, avant de prendre la direction des Champs-Élysées en marchant sur la chaussée.

Certains ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire: "marre d'en prendre plein la gueule", "ras le bol" ou encore "soutien à nos collègues blessés".

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Primaire EELV : Cécile Duflot éliminée

Primaire EELV : Cécile Duflot éliminée...

Cécile Duflot a été éliminée dès le premier tour de la primaire EELV, malgré une notoriété autrement plus importante que tous ses rivaux. Les eurodéputés Yannick Jadot (35,61 % des suffrages) et Michèle Rivasi (30,16 %) sont arrivés mercredi en tête du premier tour de cette primaire organisée par Europe Ecologie-Les Verts.

L’ancienne ministre, qui n’arrive qu’en troisième position avec 24,41 % des voix, s’est dit « déçue » d’avoir perdu la primaire. « Nous avons besoin d’une candidature écologiste qui tienne bon dans la tempête de 2017. Chacune et chacun fera son choix entre les deux candidatures arrivées en tête », à savoir Yannick Jadot et Michèle Rivasi. « Pour ma part, je soutiendrai comme je m’y suis engagée celle ou celui qui sera désigné », assure celle qui était donnée favorite, en promettant d’être au « rendez-vous de tous les combats pour l’écologie ».

Cécile Duflot n’était pas plébiscitée par le noyau dur des écologistes, son statut d’ancienne ministre du logement de François Hollande, notamment, lui ayant attiré de nombreuses critiques en interne. Mais la députée de Paris avait mené une campagne très active, en particulier sur les réseaux sociaux.

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