Et maintenant George Michael. Après David Bowie, Prince et Leonard Cohen – pour ne citer que quelques-uns des décès retentissants de ces derniers mois – l’annonce de la mort, dimanche 25 décembre, de l’ancien chanteur britannique du groupe Wham! amène de nombreuses publications à s’interroger sur l’“hécatombe” qu’aurait représentée 2016 pour les stars.

Y a-t-il réellement eu plus de morts de personnes célèbres cette année que les précédentes ? Tout dépend de ce que l’on entend par “célébrité”. Et de la source retenue pour comptabiliser les décès. La Libre Belgique a tenté un décompte exhaustif, graphiques à l’appui. D’après le quotidien de Bruxelles, si l’on se fie au site JeSuisMort.com, qui “répertorie tous les décès par années”, 2016 a bien constitué “une année plus meurtrière”. En revanche, poursuit l’article, “si nous analysons la version francophone de Wikipedia et que nous additionnons tous les décès par mois, nous obtenons un résultat tout autre ! Ainsi, selon l’encyclopédie en ligne, 2015 a été plus fatale aux personnalités que 2016”.  

Génération baby-boom

À la mi-décembre (avant le décès de George Michael), le site de la BBC avait adressé la même question au journaliste chargé des nécrologies pour l’ensemble des chaînes du groupe audiovisuel public. D’après lui, on observe bien une augmentation des morts de “people” au sens où l’entend la BBC (42 au 15 décembre 2016, contre 32 en 2015 et 29 en 2014).

Mais le phénomène n’a selon lui rien de surprenant, dans la mesure où “la télévision et la pop culture se sont développées dans les années 1960, faisant augmenter de façon massive le nombre total de personnalités publiques”. Un demi-siècle plus tard, il est logique de voir disparaître un nombre croissant de ces personnalités.