Rancœurs et tensions accumulées

“Au niveau politique, la visite du chef de l’État en Arabie Saoudite a été un succès”, souligne L’Orient-Le Jour. En effet, les rencontres avec les dirigeants saoudiens ont “permis de dissiper les rancœurs et les tensions accumulées entre Beyrouth et Riyad depuis que le Hezbollah s’est engagé militairement en Syrie et a décidé par la même occasion de mener une guerre politique contre le royaume wahhabite qu’il accuse de financer et de soutenir les groupuscules djihadistes.” 

La détérioration des relations libano-saoudiennes avait culminé avec le départ de l’ambassadeur d’Arabie en août 2016, l’interdiction, faite en février 2016, aux ressortissants saoudiens de se rendre au Liban et le gel du don de trois milliards de dollars. Ce don, promis en décembre 2013, pour financer l’achat d’armes et d’équipements français à l’armée libanaise et aux forces de sécurité, avait été annulé par Riyad en février 2016. 

À ce sujet le quotidien libanais relève : “Les dirigeants saoudiens se sont gardés de donner, du moins publiquement, la moindre indication sur le sort du don de trois milliards de dollars. Ils ont néanmoins multiplié à diverses occasions leur soutien aux forces de l’ordre dans leur lutte contre le terrorisme, ainsi que leur attachement à la consolidation des relations ‘historiques’ avec le Liban.” 

La rencontre, ce 12 janvier, entre le président libanais et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a également été très positive, note L’Orient-Le Jour. 

Une tournée porteuse d’espoir pour le Liban, comme le montre le dessin de Bleibel.