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Le Dessin du jour

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Désindustrialisation en Savoie : témoignages d’ouvriers

Désindustrialisation en Savoie : témoignages d’ouvriers

 

 

La désindustrialisation de la France n'est plus à démontrer. La CGT lors d'une journée nationale sur ce sujet, met l'accent en Savoie sur de nombreuses entreprises et usines qui sont en régression d'emplois constant. Une exception en Maurienne avec l'entreprise TRIMET. Témoignages d'ouvriers dans ce reportage. En 1970 la part de l'industrie dans le PIB était de 35% il est actuellement juste au dessus de 15%.. En 10 ans 750.000 emplois détruits et 2000 en Savoie. Depuis l'entrée de l'Euro, en 15 ans la production industrielle de la France passée de l'indice 100 à 87 en 2015 avec une chute vertigineuse de 2001 à 2009 (sources OCDE). Tout comme L'Italie et L'Espagne .. sauf l'Allemagne passant sur la même pèriode de l'indice 100 à 123...comme un hasard.

 

 

 

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"Il ne faut pas que le gouvernement traîne trop..."

Outre-mers

Le mouvement social en Guyane s'est structuré avec l'appel de l'Union des travailleurs guyanais (UTG) à la grève générale illimitée. Débutée lundi 27 mars, cette grève réunit 37 syndicats. L'UTG, proche de la CGT et forte de ses 54 % aux dernières élections professionnelles, est la principale force syndicale guyanaise. Davy Rimane, secrétaire général de l'UTG Eclairage, fait le point sur la situation.

Pourquoi ce mouvement et quelles sont les revendications de l'UTG ?

C'est un ras-le-bol qui a fini par déborder. La colère amassée face au manque d'action publique est grande. Le mouvement s'est propagé comme une traînée de poudre ces derniers jours mais en réalité, cela fait des années que la situation économique et sociale guyanaise se dégrade et que nous demandons des mesures adaptées : l'emploi, la sécurité, la santé, l'éducation, l'énergie, la situation des communes de l'intérieur du pays... Nos revendications sont larges, il faut des moyens et agir rapidement sur tous ces points. Cela fait trop longtemps que l'on reste sans réponse.

 

Que préconisez-vous pour relancer l'économie guyanaise ?

Il y a des mesures à prendre tout de suite pour sortir de la crise, ensuite viendra le temps de mettre en place un autre fonctionnement. Cela commence par l'effacement de la dette des collectivités publiques et par la création d'emplois dans le privé et dans le public : ces dernières années on n'a fait que débaucher, il faut inverser cette dynamique. On doit par exemple faire en sorte que l'activité spatiale autour de Kourou ait des retombées concrètes et pérennes pour la population : l'activité du centre spatial doit générer de l'investissement, de l'accompagnement de projet, le développement du numérique. Les quelques retombées locales sur le milieu associatif sont insuffisantes. Il faut donner une bulle d'oxygène à l'ensemble de l'activité économique de la Guyane.

Syndicats, collectifs, le mouvement semble composite, qu'en est-il exactement ?

Effectivement, le mouvement actuel est divers. Plusieurs confédérations syndicales et plusieurs collectifs citoyens, comme les 500 frères, sont présents dans la rue. C'est un véritable mouvement populaire, sans précédent, il y a même des barrages sur le fleuve ! Sur les questions de sécurité, de santé, d'emploi, chacun joue sa partition mais il n'y a pas d'éclatement entre les différentes composantes du mouvement, nous sommes solidaires, complémentaires et nous irons jusqu'au bout.

Qu'attendez-vous des autorités ?

Qu'ils prennent leur dispositions et répondent enfin à nos demandes. La ministre de l'Outre-mer, Ericka Bareigts, est totalement discréditée, elle n'a pas besoin de se déplacer, elle peut rester chez elle. Nous souhaitons voir le premier ministre, Bernard Cazeneuve, mais nous n'avons pas de liaison directe avec son cabinet, cela passe par la préfecture. Alors, en attendant une réponse, nous maintenons la grève générale illimitée. Nous sommes très déterminés. Et il ne faut pas que le gouvernement traîne trop parce qu'il pourrait être surpris de la tournure des événements.

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Aujourd’hui l’alliance Macron-Valls, demain un tandem Hamon-Mélenchon?

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Penelope Fillon à son tour mise en examen...

A moins d'un mois du premier tour de la présidentielle, Penelope Fillon a été mise en examen mardi soir dans l'enquête sur ses possibles emplois fictifs, une affaire qui empoisonne la campagne de son mari lui-même mis en examen. Penelope Fillon a été mise en examen pour "complicité et recel de détournement de fonds publics", "complicité et recel d'abus de biens sociaux" et "recel d'escroquerie aggravée", selon une source judiciaire. Il s'agit de la troisième mise en examen dans cette affaire, après celles de François Fillon, le 14 mars, et de son ancien suppléant à l'Assemblée, Marc Joulaud, le 24 mars.Distancé par Emmanuel Macron et Marine Le Pen dans les sondages, l'ancien Premier ministre, qui avait axé sa campagne sur son image de probité, a dénoncé la semaine dernière une "machination", accusant le président François Hollande d'animer un "cabinet noir" contre lui. Lundi, six responsables Les Républicains ont saisi le parquet pour des "infractions" commises selon eux par l'exécutif et relevées dans le livre "Bienvenue Place Beauvau".Au coeur de l'enquête: les contrats de Penelope Fillon - de 1986 à 2013 avec plusieurs interruptions - comme assistante parlementaire de son mari ou de Marc Joulaud, pour lesquels elle a été rémunérée au total 680.380 euros net, ainsi que son contrat à La Revue des deux mondes - entre mai 2012 et décembre 2013 - pour un salaire de 5.000 euros brut mensuels.François Fillon a défendu vigoureusement la réalité du travail accompli par sa femme, affirmant qu'elle s'occupait de "tâches simples, mais essentielles", comme la gestion du courrier ou de l'agenda. Les investigations portent aussi sur de possibles abus de biens sociaux alors que le propriétaire de La Revue des deux mondes, l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, est un proche du candidat Les Républicains.

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60 ans du traité de Rome

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TRITH-SAINT-LÉGER

Les retraités lésés de l’usine PSA invités à une réunion de la CGT, jeudi matin

Les usines PSA de Trith-Saint-Léger et Sevelnord d’Hordain (notre photo) sont concernées. PHOTO ARCHIVES PHILIPPE PAUCHET

Visiblement, on ne parle pas du tout de la même chose. Côté direction de PSA, «  il s’agit d’un cas individuel  », monté en épingle par La Voix du Nord, accusée d’avoir rédigé un article «  sans vérification préalable de l’information  » (1). Côté CGT, «  plus de cent retraités sont concernés, rien qu’à PSA  », compte le secrétaire général de l’USTM-CGT Ludovic Bouvier.

Le lièvre avait été levé par Jean-Marie Porquet. Retraité de la SMAN, ancien secrétaire général de la CGT, le président de la section des retraités de PSA s’est aperçu qu’il lui manquait les 5 % de majoration sur l’ancienneté. Les retraités concernés sont ceux qui ont travaillé vingt ans avant fin décembre 1998, écrivions-nous dans notre article du 13 mars.

Une régularisation de 582 euros

Jean-Marie Porquet a touché 582 euros, après régularisation. S’ils sont des centaines dans le même cas, «  ça va se chiffrer autrement, estime Ludovic Bouvier. Ce qui n’était qu’une anomalie devient un problème à grande échelle. On a mis le doigt sur quelque chose de plus important que l’on pensait  ». Les retraités des usines PSA de Trith-Saint-Léger et Sevelnord d’Hordain sont concernés.

Les anciens ouvriers d’autres usines pourraient être impliqués : «  Cela découle d’un accord interprofessionnel, rappelle Ludovic Bouvier. Les plus vieux retraités de plusieurs entreprises sont en train de regarder ça de près. Pour jeudi, on a pris la plus grande salle, qui peut accueillir 500 personnes, celle de L’Imaginaire à Douchy-les-Mines. À l’usine PSA de Sochaux, ils ont eux aussi trouvé des retraités dans le même cas de figure.  » Heureusement qu’il ne s’agit que «  d’un cas individuel  », sinon c’est le Zénith qu’il aurait fallu louer…

1. Au lieu de nous appeler ou de répondre à nos questions, la direction de PSA a très élégamment placardé un communiqué dans ses deux usines, dans lequel il est écrit : « Nous ne savons pas pourquoi cet article a été relayé dans la presse sans vérification préalable de l’information. » Il semble plus facile, à PSA, de taper sur la presse que de répondre aux journalistes…

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Court-circuitons le référendum d’entreprise !

La loi Travail n’entrera pas à RTE (Réseau de Transport de l’Electricité)

Court-circuitons le référendum d’entreprise !

 

A la demande de deux syndicats minoritaires, CFDT et CGC (représentants seulement 34,37% des suffrages), un référendum sera organisé chez RTE. La CGT syndicat majoritaire, avec une audience de 58,39%, avait pourtant refusé de signer cet accord.

L’accord sur lequel porte le referendum prévoit la fin du volontariat pour les interventions se déroulant dans le cadre d’un « chantier à délais contraints », en dehors des horaires de travail habituels, le week-end, le soir ou encore les jours fériés.

Ainsi la direction pourra désigner des salariés qui devront intervenir sur le chantier. Et pour mieux soumettre la vie des agents à l’entreprise, elle réduit aussi le délai pour prévenir les salariés de ces nouveaux horaires en passant de 7 à 1 seul jour. Le tout avec une harmonisation des rémunérations vers le bas !

Le protocole organisant le référendum, négocié en dehors de la présence du syndicat majoritaire, prévoit de faire voter l’ensemble des 4 250 agents de l’entreprise (bureaux, encadrement, etc.) alors que ce sont uniquement les 2 369 salariés de maintenance qui sont concernés par les servitudes mises en place par avenant.

De façon inédite dans une élection, la direction prend clairement parti. Elle mène campagne aux côtés des syndicats minoritaires et tente par sa communication massive en faveur de l’accord d’instrumentaliser les ingénieurs, cadres et techniciens en déléguant aux managers le soin de convaincre.

Belle preuve de démocratie sociale que de vouloir faire passer « par tout moyen » des mesures régressives !

Les agents des équipes opérationnelles ont toujours démontré leur attachement au service public en se rendant disponibles quand l’état du réseau l’exige. S’il y a de nouveaux besoins de disponibilités dans certaines équipes, la direction peut instaurer une astreinte sans avoir à vouloir imposer toujours plus de flexibilité.

Le vote aura pour résultat de fracturer les collectifs de travail par une division profonde entre les salariés, montant les uns contre les autres. Et tout cela avec les conséquences négatives sur la qualité du travail, sa productivité et, au final, le risque de fragilisation de l’entreprise !

La CGT appelle à voter massivement NON à la question posée par scrutin électronique du 24 au 30 mars. Le syndicat CGT reste, nous le rappelons, disponible pour conclure un accord sur le travail posté qui respecte l’articulation entre la vie privé et la vie professionnelle des salariés.

Au-delà du recours déposé au tribunal d’instance de Puteaux pour fixer le périmètre aux seuls agents des équipes opérationnelles effectivement concernés et sur l’absence de neutralité de l’employeur, la CGT étudie la faisabilité de déposer une question prioritaire de constitutionalité contre le référendum d’entreprise.

Dans toutes les entreprises, nous invitons les salariés à s’unir pour mettre en échec la loi travail en portant des revendications de progrès social visant la réduction du temps de travail, les embauches , l’augmentation des salaires, l’amélioration des conditions de travail et de son organisation …

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François Fillon change de style

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François Hollande, portrait officiel 2017

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