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Le Dessin du jour

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La CGT de l'intérim marque des points

La CGT de l'intérim marque des points

intérim

Au terme d'une trentaine de séances de négociation laborieuse sur laquelle la CGT de l'intérim a mobilisé ces dernières années, un accord de branche a été conclu avec des avancées qualifiées par l'USI-CGT d'« importantes » pour la sécurité des salariés intérimaires, même si l'accord est « loin d'être complet et parfait ».

 

Ce texte, fruit d'une laborieuse négociation vise, selon l'organisation patronale de l'intérim (Prisme) à « renforcer le rôle des salariés permanents en s'appuyant sur un référentiel de compétences sur la sécurité, fournir un cadre de mise en place d'une amélioration de la qualité de vie au travail et à faciliter le retour à l'emploi des salariés intérimaires victimes d'un accident de travail ». Reste que, pour en arriver à ce résultat, le patronat de la branche s'est fait tordre le bras pour rouvrir une négociation en panne depuis plusieurs années.

Intérim : trop d’accidents

L'Union syndicale de l'intérim CGT (USI-CGT), qui revendique de longue date une amélioration de la prise en compte de la sécurité pour les salariés du secteur, a en effet beaucoup œuvré, d'une part, pour arracher cette négociation, d'autre part, pour imposer des avancées. Elle a d'ailleurs engagé en septembre 2016 une grande campagne intitulée « Urgent ! Intérimaires en danger » pour attirer l'attention sur un secteur où la fréquence des accidents du travail est beaucoup plus élevée que dans l'ensemble de la population salariée. Même si une baisse de 3,7 % des accidents a été enregistrée en 2015, l'indice de fréquence s'est encore établi à 44,8 accidents avec arrêt pour 1 000 salariés (contre 33,9 % pour l'ensemble des salariés), selon la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale.

Une négociation enfin rouverte

Au printemps 2015, de nombreuses actions des militants de la CGT de l’Intérim avaient obligé le patronat de la branche du travail temporaire à rouvrir cette négociation, au point mort depuis plusieurs années.

Pour la sécurité

Parmi les points positifs relevés par la CGT, le « référentiel de compétences qui doit être la règle des salariés permanents pour déléguer en sécurité les salariés intérimaires. », le « principe d'une médecine du travail de branche » et le « principe de formation à la sécurité en fonction des métiers et non strictement en lien avec la mission ». Autre point souligné, la reconnaissance des accidents du travail/maladies professionnelles et du « principe d'un parcours de reclassement passant par une visite de reprise ».
C'est « la première fois qu'un tel dispositif se met en place », a relevé André Fadda, dirigeant de l'USI-CGT. « Les jalons sont posés », s'est félicité le responsable syndical, en soulignant que ces avancées avaient été « arrachées par la mobilisation » de la CGT de l'intérim mais « aussi des syndicats CGT des entreprises utilisatrices ».

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Une commémoration nécessaire

Une commémoration nécessaire

histoire

Le 19 mars 1962, voici 55 ans, entrait en application le cessez-le-feu en Algérie, au lendemain des accords d’Évian qui devaient mener à l’indépendance algérienne après plus de 130 ans de conquête, de colonisation, puis de guerre. La commémoration du cessez-le-feu est toujours l’objet d’enjeux politiques lourds en France.

Voici cinquante-cinq ans, le 19 mars 1962, le cessez-le-feu entrait en vigueur en Algérie, au lendemain de la signature des accords d'Évian, après quatre-vingt-douze mois de guerre et près d’un siècle et demi de colonisation. Mettant fin à une guerre ravageuse, avec ses milliers de morts, de déplacés, de destructions massives, et un usage immodéré de la torture, ce cessez-le-feu ouvrait enfin la voie vers l’indépendance de l’Algérie, acquise le 5 juillet 1962. Cinquante-cinq ans plus tard, en France, la lecture de la guerre d’Algérie, si tardivement reconnue comme telle, continue de faire clivage, et les nostalgiques de l’Algérie française continuent de vanter ce qu’ils présentent encore comme les mérites de la colonisation. Que se joue-t-il donc, dans le refoulement ou la réécriture réitérée de cette histoire à la fois algérienne et française ?

Commémoration tardive

Il aura fallu attendre octobre 1999 pour que le Parlement français requalifie en « guerre » ce que Paris nommait jusque-là « événements ». Attendre 2003 pour qu’un président de la République – Jacques Chirac – décide d’une journée d'hommage aux victimes de la guerre, un jour neutre, sans symbolique historique, le 5 décembre. Attendre 2012, pour que le Parlement fasse du 19 mars une « journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie », mais aussi « des combats en Tunisie et au Maroc », qu’aura donc commémorée officiellement l’actuel président de la République. Mais rien que cela a provoqué l’ire de certains.

Les nostalgiques de l’Algérie française

Et parmi ceux-là même qui, pourtant, revendiquent l’héritage du général de Gaulle, s’est bruyamment manifestée la colère face à cet hommage. Ainsi, dans une tribune publiée dans Le Figaro, Nicolas Sarkozy avait-il l’an passé critiqué cette commémoration et le choix de la date : « Choisir la date du 19 mars que certains continuent à considérer comme une défaite militaire de la France, c'est en quelque sorte adopter le point de vue des uns contre les autres, c'est considérer qu'il y a désormais un bon et un mauvais côté de l'Histoire et que la France était du mauvais côté », a affirmé celui qui voulait que soit mentionné dans les manuels scolaires le rôle « positif » de la colonisation, et qui a fait du refus de la « repentance » nationale une obsession de sa présidence, alors que ce que revendiquent en réalité très logiquement les historiens, ce n’est pas de la contrition, mais bien la recherche, l’établissement et la publication des faits, des contextes, des processus, des stratégies des acteurs… tels qu’y donnent accès les archives et la documentation dans toute leur richesse et leur diversité.


Qui s’étonnera qu’à la suite de la tribune de l’ancien locataire de l’Élysée Valeurs actuelles ait lancé une pétition dans le même sens ? À Béziers, le maire, Robert Ménard, proche du FN, a été jusqu’à débaptiser la rue du 19-mars-1962 pour lui donner le nom d’Hélie Denoix de Saint-Marc, militaire, ancien résistant mais qui a aussi participé au putsch des généraux (tentative de coup d’État militaire d’avril 1961). Affirmant vouloir « effacer la honte » de la défaite et « saluer la mémoire d'un héros français », l’édile d’extrême droite a été salué par quelques partisans, dont des « identitaires », aux cris d’« Algérie française ». D’autres, comme Christian Estrosi, président de la région PACA et alors maire de Nice, ont refusé de commémorer ce cessez-le-feu…

Une entreprise dé-civilisatrice, pour le colonisateur lui-même

Dès 1955, Aimé Césaire, dans son Discours sur le colonialisme, analysait déjà « la malédiction la plus commune en cette matière » : « être la dupe de bonne foi d’une hypocrisie collective, habile à mal poser les problèmes pour mieux légitimer les odieuses solutions qu’on leur apporte ». À ceux qui tentaient de légitimer la colonisation par sa prétention civilisatrice, il répondait déjà qu’il fallait bien convenir de ce que l’entreprise coloniale « n’est point : ni évangélisation, ni entreprise philanthropique, ni volonté de reculer les frontières de l’ignorance, de la maladie, de la tyrannie, ni élargissement de Dieu, ni extension du Droit ; […] le geste décisif est ici de l’aventurier et du pirate, de l’épicier en grand et de l’armateur, du chercheur d’or et du marchand, de l’appétit et de la force, avec, derrière, l’ombre portée, maléfique, d’une forme de civilisation qui, à un moment de son histoire, se constate obligée, de façon interne, d’étendre à l’échelle mondiale la concurrence de ses économies antagonistes ».

Les historiens ont mis en lumière cette entreprise de pillage des ressources, de constitution d’un marché captif, de recours à une main-d’œuvre exploitable et à laquelle toute velléité d’égalité des droits est déniée et réprimée, de mise sous tutelle politique. Et dès lors de mise en chantier d’un Empire susceptible de contribuer aux guerres concurrentielles que se livraient les puissances européennes.

Quitte à ce que des classes populaires s’engouffrent dans les marges de l’Empire, s’y installent, y fassent leur vie, y trouvent leur horizon ensoleillé. Sans doute sans profiter des bénéfices colossaux tirés par les marchands d’armes ou autres profiteurs d’une agriculture spéculative sur des terres arrachées aux paysans en l’occurrence algériens. Mais en acceptant comme un principe d’une République dès lors bien malade l’inégalité des droits comme l’inégalité des revenus, entre eux-mêmes et les populations alors appelées indigènes.

Et Césaire de citer Ernest Renan, le philosophe et historien français de la fin du XIXe siècle, salué pour être l’auteur de Qu’est-ce qu’une nation ? Celui-ci, rappelle pourtant Césaire, n’hésitait pas à écrire : « Nous aspirons, non pas à l’égalité, mais à la domination. Le pays de race étrangère devra redevenir un pays de serfs, de journaliers agricoles ou de travailleurs industriels. Il ne s’agit pas de supprimer les inégalités parmi les hommes, mais de les amplifier et d’en faire une loi. »

C’est pourquoi le poète antillais souligne en substance combien la colonisation ne génère pas seulement, de façon consubstantielle, la violence concrète autant que symbolique à l’égard des peuples colonisés, dans la négation de leurs droits individuels et collectifs autant que de leurs cultures, mais s’avère aussi le symptôme et le moteur de l’avilissement des colonisateurs. « Il faudrait d’abord étudier, dit le poète, comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral. »

Mémoires antagoniques ?

L’historien Benjamin Stora souligne de longue date le danger d’un éclatement communautaire de mémoires concurrentes.

Il ne s’agit pas seulement de mémoires qui s’affronteraient de part et d’autre de la Méditerranée. D’autant que certains, en France même, avaient su alors dépasser le prisme-piège du nationalisme pour préférer défendre des valeurs et se faire porteurs de solidarité. Contre la guerre et pour la paix, d’abord. Pour le droit du peuple algérien à l’indépendance, ensuite. Chacun se souvient des huit morts de Charonne, tous militants de la CGT, tués par la police lors d’une manifestation le 8 février 1962, quelques mois à peine après l’assassinat par les policiers de Papon de dizaines voire centaines d’Algériens – selon les différents décomptes – dans Paris, le 17 octobre 1961, lors d’une manifestation pacifique contre le couvre-feu décrété par le préfet de police à leur seule encontre.

Mais des mémoires et des lectures diverses se recomposent aussi au sein des deux sociétés, algérienne et française. Dans la société algérienne, qui a dû engager un long et rude combat pour obtenir l’indépendance et l’a chèrement payé, mais qui a vu ensuite une partie du FLN s’ériger en parti unique, capter la rente pétrolière, imposer une vision de la société.

Dans la société française s’affrontent aussi des lectures de l’Histoire. Si l’extrême droite, défaite par la victoire contre Vichy, a cru pouvoir relever la tête à la faveur de la guerre contre l’indépendance algérienne, si une partie des ultras de l’Algérie française se croit aujourd’hui autorisée à revendiquer sa propre vision de l’histoire coloniale, d’autres remettent l’Histoire sur le métier pour y tisser d’autres fils. Ainsi d’enfants de Harkis, qui tentent de comprendre comment l’incorporation de leurs pères dans l’armée française durant la Seconde Guerre mondiale a pu leur faire croire qu’ils étaient en train de gagner le droit à l’égalité. Ainsi d’enfants d’anciens militaires envoyés en Algérie qui tentent de comprendre cet immense gâchis. Ainsi aussi de ceux qui, rapatriés en France en 1962, retournent aujourd’hui dans l’Algérie indépendante où des décennies de colonisation avaient condamné des peuples à l’inégalité au détriment d’une véritable rencontre qu’il s’agit de construire.

Connaître l’Histoire : une urgence bien actuelle pour la société

Aussi, connaître, comprendre l’Histoire ne relèvent pas seulement de la curiosité ou de l’appétit éducatif. Cela relève aussi de la nécessité pour mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Quelque cent trente ans de colonisation puis de guerre de décolonisation laissent des traces qui, avant que les pages ne se tournent, doivent d’abord être lues et comprises.

Si aujourd’hui les discours sur « l’identité nationale » de la France ou ses « racines chrétiennes » refleurissent, c’est de toute évidence du fait des conséquences du caractère libéral de la mondialisation, et de l’accélération d’un dumping social généralisé, ce qui permet à l’extrême droite, xénophobe et raciste, de désigner l’Autre comme le responsable des maux nationaux. Surtout lorsque l’Autre est d’origine arabe ou de foi musulmane. Mais c’est aussi parce que l’histoire de la colonisation, des guerres coloniales, ou bien l’analyse de l’Empire français et des conséquences de sa défaite au profit des indépendances des peuples, ces questions donc, n’ont pas été travaillées dans la société.

Les discours revanchards et racistes peuvent d’autant mieux venir combler cette carence, au détriment des enfants de l’immigration, qui connaissent aujourd’hui les avatars d’une ségrégation et d’une discrimination d’un autre âge.

Or l’éclatement des mémoires au détriment de leur partage et de la connaissance historique contribue tragiquement à l’éclatement communautaire qui érode et sape la citoyenneté, qui divise celles et ceux qui auraient pourtant intérêt à faire front commun pour un avenir d’égalité des droits et de partage des richesses.


C’est bien ce qui est en jeu aujourd’hui. Et c’est sans doute pour cela qu’après des décennies de refoulement, la question de la commémoration ou non du cessez-le-feu du 19 mars 1962 ravive les polémiques.

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Weekend de manifestation et de meeting pour les deux gauches....

Weekend de manifestation et de meeting pour les deux gauches

 
 

Jean- Luc Mélenchon a refait le coup du 18 mars 2012, quand il avait réuni 120.000 personnes place de la Bastille à Paris, après une marche depuis la place de la République. Cette fois-ci ils étaient « 130.000 », ont annoncé les organisateurs, pour le trajet inverse, Bastille vers République. La préfecture de police de Paris n’avance pas de chiffre, comme elle n’en avait pas donné pour le rassemblement en faveur de François Fillon le 5 mars au Trocadéro.

Alors que leur candidat est crédité de 11% dans une enquête OpinionWay pour Les Echos et Radio classique paru vendredi, ses partisans en sont convaincus : Jean-Luc Mélenchon est sous-estimé par les sondages. « On nous fait croire que Macron est à 30% », s’emporte Etienne, venu de Lille en train et en costume, un autocollant de la France insoumise en évidence sur le revers de la veste. Et ne leur parlez pas de Benoît Hamon : « On sera devant lui, c’est sûr, il n’arrête pas de baisser », assène une autre militante, retrouvant d’un coup foi dans les sondeurs.

"Tout est encore possible" veulent croire les soutiens de Benoît Hamon, réunis dimanche dans un Bercy surchauffé pour le grand meeting du candidat socialiste. Devant une salle comble, colorée de rouge et de vert, Benoît Hamon fustige une "campagne polluée par l'argent". Au lendemain de la mobilisation massive autour de Jean-Luc Mélenchon à Paris, l'objectif de réunir 15 000 personnes à Bercy est atteint.

"Votre présence aujourd'hui est un message, lance Benoît Hamon à la salle au début de son discours. A tous ceux qui espèrent ou redoutent une élection jouée d'avance, nous disons: tout commence aujourd'hui!" Dans les gradins, et surtout dans la fosse, le public réuni par le candidat est relativement jeune pour un événement de ce type. "Je suis impressionné par le ratio jeunes/vieux. Je n'avais jamais vu ça dans une salle de meeting présidentiel, s'enthousiasme un ancien ponte du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS). J'étais plutôt habitué à galérer en mettant des t-shirts MJS sur des vieux!" En creux, la satisfaction et le soulagement de l'équipe de Benoît Hamon en disent long sur son anxiété face aux sondages décevants et à la campagne difficilement audible que mène le candidat depuis sa désignation le 29 janvier.

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Vers un assouplissement des promesses du FN

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la réforme du commandement pénitentiaire

 la réforme du commandement pénitentiaire...

 

 

La filière du commandement de l’administration pénitentiaire sera réformée en vertu d’un accord signé le 13 mars par un seul des 3 syndicats majoritaires, l’Unsa. Piquée au vif, la CGT du ministère de la Justice dénonce “de petits arrangements entre amis”.

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Quel avenir pour la filière automobile en Aveyron ?

Quel avenir pour la filière automobile en Aveyron ?

 

Aveyron Les représentants syndicats des différents sites de la filière automobile se sont réunis ce jeudi. Un secteur qui emploie 10.000 personnes dans le département, selon la CGT.

La CGT a réuni ce jeudi les représentants syndicaux des différents sites de la filière automobile aveyronnaise. Ils se sont rassemblés pour faire un bilan de la santé du secteur dans le département. Le syndicat se satisfait du retour de la croissance et des perspectives d'avenir qu'offre le marché, en lien avec la bonne santé des constructeurs.

La filière auto ferait travailler, selon la CGT, environ 10.000 personnes sur le territoire. Un point de satisfaction, même si elle relève aussi un point faible.

Développer la formation

Le syndicat pointe du doigt la difficulté, pour les entreprises locales, de trouver de la main d'oeuvre qualifiée. Pour David Gistau, secrétaire départemental de la CGT, il est nécessaire de développer la formation dans le département. "Il faut aborder cette question avec l'Etat, la Mecanic Vallée, les directions d'entreprises."

 

Un besoin "impératif", explique David Gistau pour qui des formations peuvent être mises en place "par l'Éducation nationale, l'apprentissage ou l'Afpa". Le but de ces formations seraient de répondre aux métiers de la filière automobile qui sont présents sur le département.

"La question est aussi de savoir comment on se projette dans l'avenir en raison de la pyramide des âges", défend le secrétaire de la CGT en Aveyron.

L'avenir de Bosch

La prise de parole des syndicats de la filière intervient quelques jours après un entretien du Président de Bosch, Heiko Carrie, avec l'Agence France Presse. Il affirmait notamment qu'"il ne se faisait pas de souci pour le site ruthénois". Une usine qui travaille pour l'exportation et qui possède "un taux de charge important".

L'usine aveyronnaise compte plus de 1.500 salariés ainsi qu'une trentaine d'intérimaires. "C'est rassurant de savoir qu'il confirme l'avenir de ce site", assure David Gistau. "Mais, en même temps, il y a besoin que l'on soit dans l'anticipation parce qu'il va y avoir une mutation importante des métiers."

 

Dans ce même entretien, le Président de Bosch explique avoir demandé à l'usine d'Onet-le-Château "d'identifier des solutions complémentaires pour pallier les possibles baisses de charge des activités traditionnelles".

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Dur, dur d’être à la CGT

TRAVAIL

Dur, dur d’être à la CGT

J e me bats contre les injustices, pas pour le plaisir. » Alice G., 44 ans, vient de devenir représentante syndicale CGT dans l’entreprise Ondulys, spécialisée dans la fabrication de carton avec ses 170 salariés à Rouvroy. Depuis sa nomination, elle enchaîne les épreuves - de l’intimidation physique (avec dépôt de main courante au commissariat) à la convocation au tribunal - dans le but de se faire retirer le mandat. «  Il faut passer par quelques épreuves... C’est assez costaud, mais un syndicat, ça se monte, ne se décourage pas la quadra. Il faut être déterminée et soutenue. »

Alice G. entre à Ondulys en 2014. D’abord intérimaire, puis en CDI. «  J’ai eu de la chance et j’avais les compétences. » Elle travaille depuis 26 ans, la société de Rouvroy est son septième employeur. «  Dans les autres entreprises où j’ai travaillé, je luttais, je pointais les dysfonctionnements, comme une salariée lambda, se souvient-elle. Mais quand on est seule, on s’essouffle vite. » Elle ne s’engage pas syndicalement.

« J’aime mon travail, j’aime mon entreprise.

Il faut savoir faire

la part des choses. »

Alice G., représentante de la CGT

En 2016, la salariée fait savoir que les salaires sont bas. Sa demande d’augmentation n’est pas bien accueillie par la direction. En début et fin d’année, deux temps crispent la direction.

C’est en janvier 2017 que la Saint-Quentinoise décide de s’engager. «  Le 25 janvier, nous apprenons de façon plus ou moins officieuse que nos compteurs sont mis à zéro par l’employeur. » Autrement dit, il n’y aura pas de compensation financière à la surcharge d’activité pour les salariés. «  C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.  » La salariée demande à consulter l’accord des 35 heures de l’entreprise. La direction n’accède pas à sa requête. Parallèlement, elle se fait nommer représentante CGT. «  Je demande le remboursement des heures supprimées et le paiement des heures supplémentaires. » Devenue syndicaliste, Alice G. fait valoir ses droits : avoir accès à l’accord des 35 heures et disposer d’un panneau d’affichage. «  J’ai été convoquée pour une sanction : j’ai eu un avertissement pour erreur de saisie sur une commande. C’est une erreur qui arrive. Il y en a eu des bien plus grosses mais il n’y a jamais eu de sanction des salariés. » Elle conteste son avertissement.

Bataille pour le paiement des heures supplémentaires

L’épisode suivant se joue au tribunal d’instance. L’employeur veut faire annuler le mandat syndical. «  Si je perds mon mandat, je joue mon boulot aussi, souffle Alice G. Mon boulot me plaît, je n’ai jamais eu l’intention de partir. J’aime mon travail, j’aime mon entreprise. Il faut savoir faire la part des choses.  » En attendant le délibéré, l’ambiance au sein de l’entreprise se dégrade. Après le premier tract syndical, un délégué d’un autre syndicat fait une tentative d’intimidation à la sortie d’Ondulys. Une main courante est alors déposée au commissariat. Après une semaine de vacances, la salariée retrouve une partie des tracts chiffonnés sur son bureau. «  Il y a eu une vraie chasse aux autres salariés syndiqués CGT qui restent anonymes. » Car si Alice G. a pu garder son mandat, elle n’est pas la seule dans l’entreprise.

Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations. Notre interlocutrice nous fait savoir que le directeur «  ne voudra pas répondre à (nos) questions. » Le représentant de l’autre syndicat dans l’entreprise n’a pas donné suite non plus.

Depuis ? Le tribunal a donc confirmé le mandat syndical. Alice G. a reçu un deuxième avertissement. Et le panneau d’affichage ne lui a toujours pas été octroyé.

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Rungis : les sans-papiers en grève et la CGT ont passé la nuit sur le marché

Rungis : les sans-papiers en grève et la CGT ont passé la nuit sur le marché

 

Une centaine de travailleurs sans-papiers occupent depuis jeudi un bâtiment du marché de Rungis. Objectif : obtenir leur régularisation.

Une centaine de sans-papiers salariés sur le marché de Rungis, qui ont investi jeudi un bâtiment du plus grand marché du monde pour réclamer leur régularisation, poursuivaient leur occupation vendredi matin après avoir passé la nuit sur place, épaulés par la CGT.

105 salariés "clandestins". "Le piquet de grève est toujours là, manifestants et grévistes ont dormi" dans la tour de la Semmaris, la société gestionnaire du marché, a expliqué Benjamin Amar de la CGT Val-de-Marne. La CGT ne quittera pas les lieux sans "la délivrance d'un récépissé de six mois avec autorisation de travail, les documents employeurs pour chacun, et la garantie que les dossiers seront étudiés", a poursuivi le syndicaliste. Elle accompagne dans ce mouvement 105 salariés clandestins, "qui travaillent au marché de Rungis depuis des années", selon Benjamin Amar.

Bras de fer avec la préfecture. Le préfet du Val-de-Marne a expliqué jeudi soir avoir proposé aux manifestants d'examiner le dossier de chaque travailleur "au cas par cas" et "le plus rapidement possible", dans un communiqué. Mais ses services refusent de délivrer un récépissé permettant de travailler dès le dépôt du dossier, comme l'exige la CGT.

"Ces dossiers, on veut bien les prendre mais en respectant la réglementation. (...) On ne comprend pas pourquoi ils ne nous les donnent pas", a déclaré la préfecture vendredi matin.
"La porte reste ouverte", a-t-elle ajouté, mais elle n'enverra personne pour poursuivre les négociations. Elle réclame désormais "que les locaux de la Semmaris retrouvent leur condition d'exploitation habituelle".

Probablement "beaucoup plus" de travailleurs clandestins. Au-delà des 105 sans-papiers de ce mouvement, les travailleurs clandestins sont probablement "beaucoup plus" à Rungis, selon la CGT. Ils sont employés par des agences d'intérim ou des entreprises installées sur le marché, dans des secteurs comme la manutention, le nettoyage ou l'agroalimentaire.

Plus de 12.000 personnes travaillent au marché de Rungis pour presque 2.000 entreprises, selon le site internet de la société gestionnaire Semmaris.

Rungis : les sans-papiers en grève et la CGT ont passé la nuit sur le marché

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« le tireur de Grasse » et « la lettre piégée au FMI » squattent les médias -

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