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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

FORMATION

L'Assemblée nationale formule des propositions pour enrichir la réforme de la formation...

FORMATION

L'Assemblée nationale formule des propositions pour enrichir la réforme de la formation

L'Assemblée nationale formule des propositions pour enrichir la réforme de la formation

Un rapport, déposé le 23 janvier à l’Assemblée, se penche sur le système de formation professionnelle et formule des propositions tendant à alimenter les débats dans le cadre de la réforme en cours. Il préconise notamment de réorienter les missions des Opca vers les TPE-PME et de compléter le compte personnel de formation en permettant une monétisation des droits acquis.

Alors que le projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale a été adopté en Conseil des ministres, le 22 janvier (v. l’actualité n° 16515 du 24 janvier 2014), un rapport de l’Assemblée nationale émanant du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques, déposé le 23 janvier, entend contribuer aux débats. Ses auteurs s’inscrivent largement dans les choix opérés dans le cadre de l’ANI du 14 décembre 2013 et du projet de loi, et ils formulent une série de propositions tendant notamment à simplifier le système de formation, à réformer son financement et à renforcer les droits et l’accès de chacun à la formation.

Réformer le financement et la gouvernance

Conformément à la voie empruntée par le projet de loi, le rapport propose de déconnecter le financement des partenaires sociaux de la collecte des fonds de la formation. L’action et la gestion des Opca (organismes paritaires collecteurs agréés) devraient aussi être plus encadrés et leurs missions devraient être réorientées vers le conseil et l’ingénierie, en particulier à destination des TPE-PME. Par ailleurs, les auteurs envisagent un transfert de la collecte des contributions formation aux Urssaf et demandent qu’une étude d’impact soit réalisée en ce sens.

Pour simplifier la gouvernance, le rapport propose notamment de fusionner un certain nombre d’instances réunissant les problématiques de l’emploi et de la formation. Le conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNFPTLV), le conseil national de l’emploi (CNE) et le comité paritaire national de la formation professionnelle (CPNFP) pourraient notamment être regroupés. Il en irait de même pour le Centre d’études sur l’emploi (CEE) et le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq).

En outre, les députés préconisent d’associer les organismes représentatifs du « hors-champ » (économie sociale, agriculture, professions libérales) à la gouvernance de la formation professionnelle.

Il est encore préconisé de tirer les conséquences de l’achèvement de la décentralisation au profit des régions en réduisant l’engagement de l’État, notamment dans la formation des demandeurs d’emploi.

Renforcer les droits et l’accompagnement des individus

Afin de renforcer l’accompagnement des personnes dans la reconnaissance de leurs qualifications, le rapport propose de réformer la validation des acquis de l’expérience (VAE) en fixant des délais plus contraignants aux certificateurs pour réduire la durée de la procédure. De même, le bilan de compétences serait modernisé afin de mieux l’articuler avec les autres dispositifs d’accompagnement. Pour compléter la mise en place du compte personnel de formation (CPF), les auteurs préconisent de définir des modalités de monétisation des heures de formation qui y sont inscrites, afin d’assurer une réelle portabilité des droits. En outre, le compte devrait pouvoir être alimenté grâce à une fongibilité du compte épargne-temps et du compte pénibilité vers le CPF.

Pour conforter le succès du CIF, le rapport préconise notamment d’informer au plus tôt les bénéficiaires sur le reste à charge et d’introduire un objectif de réduction des délais de traitement des demandes dans les conventions d’objectifs et de moyens, conclues entre le Fongecif et l’État. En outre, les Fongecif seraient regroupés en une seule entité nationale dotée d’antennes régionales. De plus, pour favoriser la formation des salariés des TPE-PME, la prise en charge de la rémunération des salariés en formation devrait être élargie. Pour faciliter le remplacement de ces salariés, une plateforme partagée entre Pôle emploi et les agences d’intérim devrait aussi être créée. Concernant les demandeurs d’emploi, la procédure de validation de la formation choisie par le conseiller devrait être allégée et dématérialisée, et les délais d’entrée en formation devraient être réduits.

Adapter l’offre de formation

Dans le cadre de la réforme du service public de l’orientation, il faudrait en particulier reconnaître le « chef de filat » de la région et mettre en œuvre rapidement un système national d’information sur l’offre de formation, qui soit fiable et permette une cotation de la qualité des organismes de formation.

Pour mieux réguler l’activité des organismes de formation, les contrôles devraient être renforcés : ciblage des services de contrôle sur les activités à risques, remboursement imposé pour les prestations ne correspondant pas à une action de formation, etc.

Afin de reconnaître la diversification des méthodes de formation et, notamment, la formation ouverte à distance (FOAD), la définition légale de l’action de formation devrait être assouplie.

Enfin, pour promouvoir la qualité des formations, le rapport préconise de faire de la certification qualité des organismes de formation une condition préférentielle d’accès à la commande publique.

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Aujourd'hui grève des DENTISTES...

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EMPLOI, SALAIRES, CONDITIONS DE TRAVAIL, PROGRÈS SOCIAL
Tous ensemble le 6 février 2014...

EMPLOI, SALAIRES, CONDITIONS DE TRAVAIL, PROGRÈS SOCIAL

Tous ensemble le 6 février

Les motifs d’insatisfaction et les raisons d’exprimer notre mécontentement ne manquent pas. Nul besoin de catalogue pour illustrer les réalités de nos conditions de vie et de travail dégradées. La peur de perdre son emploi et l’angoisse de l’endettement figurent en tête des préoccupations des salariés en cette fin d’année 2013… Les richesses créées par notre travail doivent prioritairement servir à la réponse aux besoins sociaux, à la création d’emplois de qualité, à la revalorisation du SMIC, à la hausse des salaires pour vivre mieux et permettre une relance de la consommation des ménages et permettre ainsi une relance de la croissance.

Et c’est possible !

Diviser par deux les dividendes des actionnaires libérerait 120 milliards d’euros pour les investissements productifs, permettrait de revaloriser le SMIC et le point d’indice dans les fonctions publiques. Cela créerait de l’emploi et garantirait le financement de la Sécurité sociale.

En ouvrant le débat sur le « coût du capital » pour répartir autrement la richesse produite, la CGT veut rétablir la vérité. Elle veut démontrer que ce qui coûte ce n’est pas le travail, c’est le capital. Aujourd’hui, en moyenne un salarié du privé travaille 45 jours par an pour payer leurs dividendes aux actionnaires.

La campagne sur le « coût du travail » orchestrée par le Medef ne vise qu’à culpabiliser les salariés et à permettre à une minorité d’accaparer les richesses produites par notre travail.

Pour changer de logique de développement, pour changer la donne, nous le savons, le monde du travail doit s’organiser se rassembler , s’unir et agir…

C’est pourquoi la CGT propose, dans l’unité la plus large, de porter ensemble nos exigences en matière de salaires, d’emplois, de conditions de travail, de protection sociale, de service public, le 6 février 2014. Sur les lieux de travail, agissons pour porter nos revendications et retrouvons nous nombreux pour manifester tous ensemble.

Pour être plus forts, se défendre, gagner des droits, prenez toute votre place dans la CGT en vous syndiquant.

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La UNE du Syndicat CGT Inergy...Groupe Plastic Omnium...
La UNE du Syndicat CGT Inergy...Groupe Plastic Omnium...

125 477 voitures neuves ont été immatriculées en janvier, en hausse de 0,5 %. Les ventes de véhicules utilitaires légers ont quant à elles diminué de 7,7 %, à 27 388 unités, tandis que celles de véhicules industriels de plus de 5 tonnes ont progressé de 13,1 %, à 4 022 unités. Le mois dernier, les ventes de voitures des constructeurs français ont enregistré une croissance de 8,8 %, à 74 370 unités (+ 6 % pour PSA Peugeot Citroën, à 40 127 unités ; + 12,4 % pour le groupe Renault, à 34 151 unités), alors que celles des marques étrangères ont chuté de 9,5 %, à 51 107 unités. (Communiqué de presse CCFA)

Le président de Renault et de Nissan Carlos Ghosn a déclaré ne pas avoir songé à « intégrer » les deux groupes, mais avoir cherché au contraire à tirer le meilleur parti de leur alliance sans rogner leur culture ni leur indépendance respectives. « Les problèmes qui naîtraient d’une intégration seraient plus nombreux que les avantages à en tirer », a-t-il expliqué. « La nouvelle configuration à laquelle nous allons passer permettra à l’entreprise française Renault et à l’entreprise japonaise Nissan de préserver chacune leur propre culture tout en gagnant des avantages comparables à ceux d’une intégration », a-t-il déclaré. (Nikkei)

Peugeot préparerait une grande berline héritière de la 607 pour 2017. Le modèle, qui mesurerait près de 5 mètres de long, utiliserait la base et les moteurs de la future Citroën DS6. Il pourrait également bénéficier du système hybride rechargeable HYbrid4, qui serait couplé à un organe à essence ou diesel. (Auto Plus)Peugeot propose la série limitée 2008 Urban Cross (en déclinaisons Urban Cross Orange et Urban Cross Jaune Citrus) au prix de 22 800 euros. (Largus)

A l’occasion du Salon Rétromobile, qui se tiendra du 5 au 9 février à la Porte de Versailles, Renault fêtera trois anniversaires : les 100 ans de la réquisition des taxis parisiens, majoritairement des Renault Type AG1, pour le transport des troupes sur le front de la Marne ; les 50 ans de la Renault 8 Gordini, la voiture iconique bleue de France à bandes blanches qui a rendu accessible à toute une génération le plaisir de la conduite sportive ; les 30 ans d’un véhicule au concept novateur, l’Espace. (Communiqué de presse Renault)

La UNE du Syndicat CGT Inergy...Groupe Plastic Omnium...

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La France rance manifeste....

La France rance manifeste

Les défenseurs d’une vision traditionnelle de la famille, opposants à la supposée «théorie du genre» et à ce qu’ils considèrent comme la «familiphobie» du gouvernement, ont défilé nombreux dimanche à Paris et à Lyon : 80 000 selon la police, 500 000 selon les organisateurs. A Lyon, ils étaient 20 000 selon la police, le double pour les organisateurs.

A Paris, aucun incident n’avait été signalé en fin d’après-midi, au moment où commençait la dispersion du défilé. «Nous étions plus d’un demi million à Paris et 40 000 manifestants à Lyon», a dit l’organisation de La Manif pour Tous, évoquant «une vague bleue et rose».

Dans la capitale, de nombreuses familles se mêlent à une poignée d’élus et à quelques prêtres comme Philippe Blin, curé à Sèvres (Hauts-de-Seine), qui «sent un acharnement contre les familles». Beaucoup arborent le nom de leurs départements ou villes d’origine, reprenant les slogans «Hollande ta loi, on n’en veut pas !» ou «Peillon démission !» au milieu de quelques drapeaux tricolores.

Selon Ludovine de la Rochère, présidente de LMPT, son mouvement s’inscrit dans une «continuité», plus d’un an après les manifestations contre le mariage homosexuel.

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L'UMP unie....

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Goodyear. La fin du conflit....

Goodyear. La fin du conflit.

À Goodyear Amiens, un millier d’ouvriers se sont battus pendant sept ans pour conserver leur outil de production et leurs emplois. Et, aujourd’hui, pour avoir droit à des indemnités dignes de ce nom. Notamment pour démarrer une nouvelle vie professionnelle.

Depuis deux mois, aucun pneu ne sortait plus de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord. L’accès à l’entrepôt par lequel les camions sortaient avait été fermé par les salariés en novembre dernier pour dénoncer la fermeture de leur usine en 2014 et la violence que cela représente, eux qui luttent depuis sept ans pour sauver leurs emplois et leurs familles. Le portail, noir de fumée, s’est déformé sous la chaleur des pneus brûlés. Il ne reste qu’un monticule de poussière de caoutchouc et de fils de fers rouillés, vestiges d’une barricade érigée par les ouvriers de l’usine agonisante. Un vieux canapé protégé par des bâches, des guirlandes de Noël baignant dans des flaques, des graffitis « Goodyear aux travailleurs. L’usine est à nous » témoignent de l’ultime révolte des salariés pour sauver ce qui leur reste de l’usine : des pneus.

Dans l’entrepôt, bien gardé par les salariés, se trouve un stock de 241 000 pneus, équivalant à 20 millions d’euros. « C’est notre trésor de guerre », explique Jean-Jacques, 31 ans chez Goodyear. La CGT du site, largement majoritaire (79 % des voix aux dernières élections professionnelles), entend négocier les meilleures indemnités de licenciement possibles. Les pneus seront leur « monnaie d’échange ». « On n’a jamais cédé au chant des sirènes sur les indemnités de départ. Aucun chèque ne nous redonnera notre travail. Mais après sept années de combat, après que la justice nous a déboutés à quinze reprises en 2013, force est de constater qu’à la lutte pour l’emploi doit succéder celle pour de vraies indemnités. » explique Mickaël Wamen, délégué CGT de l’usine devant un groupe de salariés réunis vendredi 17 janvier sur le parking de l’usine, alors que les négociations avec la direction de Goodyear sur les conditions de départs des salariés commencent le jour même.

Sept ans de lutte à Amiens Nord

Tout commence en 2007 avec l’annonce de la direction de l’entreprise d’une restructuration prévoyant de fusionner Goodyear avec le site Dunlop, l’usine voisine, de supprimer 450 postes et de passer en horaires 4×8 en échange d’un investissement de 52 millions d’euros. La CGT de Goodyear dénonce un « odieux chantage ». Plusieurs « referendums » seront organisés auprès des salariés par la direction, avec un tel chantage pour cadre. La CGT dénonce cette parodie de consultation. Le bras de fer commence.

Entre lock-out de l’usine, répression antisyndicale, actions multiples des salariés, 2008 voit abandonner le projet de fusion des usines et la contestation chez Goodyear s’amplifier. De l’autre côté de la route, l’usine Dunlop passe au 4×8. Un deuxième plan dit social puis un troisième sont présentés en 2009, cette fois-ci avec la suppression de 820 postes, la fermeture de l’activité « pneus de tourisme » et la vente de l’activité « farm » de pneus agricoles. Entre-temps, la justice donne raison à plusieurs reprises aux salariés en invalidant les « plans de sauvegarde de l’emploi » de la direction.

Maurice Taylor, patron texan de l’entreprise américaine Titan, qui fabrique des pneumatiques, se dit intéressé pour reprendre l’activité « farm » et 537 salariés. Mais il insulte au passage copieusement le « syndicat fou » et les « soi-disant ouvriers qui ne bossent que trois heures par jour » et refuse de parler concrètement de son projet de reprise. En septembre 2012, l’offre de l’américain Titan échoue. En fait, aucun accord n’est trouvé sur l’ampleur du plan de « départs ». Qui plus est, la CGT dénonce le transfert en catimini d’une grande partie de la production d’Amiens vers d’autres pays. En janvier 2013, le fabricant de pneumatiques annonce la fermeture définitive de l’usine d’Amiens ; Maurice Taylor sort du bois en fin d’année en faisant une nouvelle offre, reprendre le site amiénois avec 333 salariés, mais en exigeant leur licenciement avant de les réembaucher. Cynisme libéral grandeur nature.

"On sait bien que l’usine ne redémarrera plus.

Mais on négocie des indemnités

à hauteur du préjudice vécu"

Alors, depuis quelques mois, les Goodyear ont décidé d’exiger à tout le moins les indemnités de départ, dont la direction du groupe ne veut pas entendre parler. Une décision revendicative et stratégique prise en tout cas « avec les ouvriers », explique Franck Jurek, secrétaire adjoint du CE.

Le 6  janvier, à l’issue d’une énième réunion avec leur direction, les salariés décident de retenir une trentaine d’heures le directeur des ressources humaines et le directeur de production. Cela fera les choux gras à la fois du patronat et d’une partie de la presse. Jean-Jacques, pourtant, précise : « On ne les a évidemment pas séquestrés, mais retenus : ils étaient libres de leurs mouvements, pouvaient aller aux toilettes comme fumer avec nous dehors, dormir… »

L’image d’un salarié qui tire l’oreille de l’un des deux cadres lors de leur retenue provoque un mini-tollé médiatique, Stéphane, 38 ans, constructeur et approvisionneur presse, commente : « On l’a fait comme un prof le ferait à un élève qui n’écoute pas. Ce geste, c’était pour dire : attention, tu es en train de jouer avec notre vie, là. » Car la vraie violence, celle qui joue effectivement avec des vies humaines et l’avenir de familles entières, celle d’un mépris sans cesse réitéré, celle de l’huile jetée sur le feu par les provocations patronales, cette violence-là, les salariés de Goodyear la vivent dans leur chair quotidiennement. Et depuis des années.

"On est allé au bout du combat"

« On est allé au bout du combat. Aujourd’hui, on sait bien que l’usine ne redémarrera plus. Maintenant, on négocie des indemnités à hauteur du préjudice vécu », poursuit Jean-Jacques. Le préjudice ? Rien de moins que la fermeture d’une usine vieille de 50 ans, 1 143 salariés sur le carreau, des reclassements difficiles dans une région où le taux de chômage atteint les 12,6 % soit 2 points de plus que les chiffres nationaux, autant de familles fragilisées par la durée exceptionnelle de la lutte, une répression sérieuse au sein de l’usine, des promesses électorales non tenues sur la fin des licenciements lorsque se paient pourtant les dividendes des actionnaires, les insultes d’un patron américain faisant le tour du monde par médias interposés…

Les Goodyear se cherchent un avenir

Quoi qu’il en soit, la lutte finit sinon par payer, du moins par ouvrir enfin une porte. Le gouvernement nomme ainsi en urgence le préfet de Picardie, Jean-François Cordet, comme médiateur du conflit. En plus des indemnités réglementaires de départ, la CGT demande 60 000 euros minimum de prime d’indemnisation extralégale et un congé de reconversion de 24 mois, rémunéré, pour tous les salariés.

Ces indemnités devraient leur permettre de tenter une nouvelle vie, en particulier sur le plan professionnel. Des propositions de postes au sein des usines Goodyear leur ont été envoyées. Quelque 115 ouvriers devraient obtenir un reclassement en interne. Philippe, enrouleur calandre de 52 ans s’est vu proposer un poste à Montluçon. « Ils ont proposé le même poste à des dizaines de personnes. Et puis, ils vont supprimer des postes là-bas pour nous accueillir. »

Olivier, opérateur alpha depuis douze ans chez Goodyear a reçu quant à lui une offre à Riom à 550 kilomètres de sa Picardie. Il s’inquiète. « J’ai tout appris sur les machines dans l’usine. Pour moi, l’avenir est flou. »

D’autres souhaitent se réorienter. Michaël veut devenir chauffeur de taxi, Stéphane ouvrir un bar brasserie, Frank s’imagine gérant d’un élevage de gibier, voire propriétaire d’un bout de terre et d’une boutique pour les passionnés de chasse. Reste aussi l’hypothèse de reprise de l’activité « farm » avec l’infrastructure existante, qui pourrait concerner quelque 300 personnes.

« On est comme les mineurs. La pénibilité du travail nous a soudés », témoigne Michaël.

Tous affichent une fierté : être « des Goodyear ». « Pendant sept ans, on a tenu, on a tenu tête à une multinationale américaine, on s’est battu ensemble » rappelle Michaël Wamen. « On est encore debout, avec fierté. Goodyear a déjà mis un genou à terre. Ils se souviendront longtemps des 1 143 Gaulois d’Amiens Nord. »

Un accord signe la fin du conflit

Mercredi 22 janvier un accord était signé entre Goodyear et la CGT de l'usine d'Amiens-Nord. Il  prévoit un triplement de l'enveloppe prévue initialement dans un plan de départs volontaires proposé en 2012. Un "triplement de l'enveloppe et non pas des indemnités à titre personnel des gens  (…) on a voulu privilégier les gens qui partaient avec le moins possible", a expliqué Mickaël Wamen, leader du syndicat CGT d'Amiens-Nord.

Au lendemain de la signature de l’accord, les salariés de Goodyear ont évacué l'usine qu'ils occupaient depuis début janvier, après avoir relâché les deux cadres du site qu'ils retenaient.

L'accord prévoit une reprise de l'activité agricole par le fabricant de pneumatiques américain Titan. A suivre…

Goodyear. La fin du conflit....

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Plastic Omnium débraie faute d'augmentation satisfaisante...

Une trentaine de salariés de Plastic Omnium ont débrayé entre 11 et 13 heures, hier, jeudi 30 janvier, sur le site d'Amiens-Nord.

Une trentaine de salariés de Plastic Omnium ont débrayé entre 11 et 13 heures, hier, jeudi 30 janvier, sur le site d'Amiens-Nord.

Hier, jeudi 30 janvier, une partie des salariés de Plastic Omnium, à Amiens Nord, ont débrayé deux heures au fil de la journée, au rythme des changements d'équipes.

Une trentaine de personnes, sur les 164 de l'usine, ont lancé le mouvement de 11 à 13 heures. Le relais devait ensuite être pris par les équipes embauchant à 13 heures puis en soirée, à 21 heures. Les représentants du personnel (FO, CFDT, CFTC) ont décidé ce débrayage suite au blocage des négociations annuelles salariales.

Prochaine négociation

le 4 février

Selon eux, la direction ne proposerait que « 0,8 % » d'augmentation alors que FO prône « 100 euros pour tout le monde », la CFDT « 3 % » et la CFTC « 4,5 % », soit l'équivalent de « 80 euros mensuels », indique le syndicaliste Sylvain Gilles. Le site amiénois, dont l'activité est dévolue à la filière automobile (construction de pare-chocs, bandes de protection et grilles pour voitures) ne bénéficierait pas des bons résultats du groupe, selon les représentants du personnel. « Plastic Omnium a reversé 48 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires suite à ses résultats de 2012 », entonnent les trois syndicalistes, ce qui représente 0,76 euro par titre, en hausse de 10 % par rapport à l'exercice 2011.

« La cure d'austérité est imposée aux salariés et non aux actionnaires. Nous participons donc à ce mouvement de débrayage national dans différents sites français de Plastic Omnium », souligne Henri Quillet de FO. « Nous attendons la troisième réunion de négociation le 4 février. Si nous n'obtenons pas gain de cause, on envisage de nouvelles actions », conclut Sylvain Gilles.

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Juliette. Madame Nour....

Juliette. Madame Nour.

Après trente ans de carrière et quelques « Disque d’or » à son actif, Juliette n’en poursuit pas moins sa quête chansonnière. Signant de son nom pour la première fois son dernier CD, sillonnant aujourd’hui les routes de France et de Navarre avec « Nour ».

Pourquoi "Nour" ?

La signification de « Nour » ? « Un nom arabe venu d’un grand-père kabyle, Noureddine, un beau nom qui signifie Lumière de la religion », commente Juliette. Et la lumière, la chanteuse la fait au fil de dix chansons qui mélangent pêle-mêle amour et rébellion, humour et poésie pour compatir avec toutes ses consœurs, femmes battues dans « Une petite robe noire », louer sans souci « L’éternel féminin » autant que la fille « Belle et rebelle », ne pas rougir de honte d’avoir « Les doigts dans le nez » et se moquer sans vergogne des contes de fée et autre « Légende »… Un bel album ciselé au fil de l’actualité, Nour justement, pour chanter le droit de mourir dans la dignité ou bien celui d’aimer qui vous voudrez.

Des paroles et des musiques alertes servies par sa bande de musiciens et de copains, dont l’inénarrable François Morel. De belles chansons, mieux encore des chansons « re-belles », comme toujours…

Un véritable phénomène

Salle comble en cette soirée parisienne. Le public accueille l’une de ses divas, toute en rondeurs dans son costume de scène. Comme le nez de Cyrano, Juliette au micro, c’est un pic, c’est un roc, c’est un véritable phénomène : faisant son numéro entre chaque chanson, interpellant le public de sa gouaille poétique avec humour ou émotion en fonction de son inspiration, prenant véritablement plaisir à communier ainsi avec la salle. En totale complicité avec sa bande de musiciens qui jouent le jeu à la perfection… « Plus que tout, j’aime la scène et la rencontre avec « les gens » ! », confesse la gamine qui fit ses gammes à Toulouse, « c’est là que la création prend tout sons sens, puisqu’elle se renouvelle chaque soir selon les ambiances, les envies, l’énergie ».

En 2006, « Mutatis Mutandis », un précédent album, l’avait couronnée d’une Victoire de la Musique, mais Juliette n’est pas femme à se reposer sur ses lauriers.

Deux ans plus tard, elle nous offrait ses « Bijoux et babioles » qui, d’un titre à l’autre, dérapait sans prévenir entre la rigolade des « Lapins » de François Morel, l’humour noir de la « Tyrolienne haineuse » de Pierre Dac et le sérieux d’un « Aller sans retour »… En 2011, " enfant de Thorez et de Jacques Duclos ", enfant de la " Rue Roger Salengro ", elle nous l’affirmait pourtant sans détour, elle était " No Parano ". Un album de douze chansons où faisaient bon ménage Salvatore Adamo, Serge Gainsbourg, Jacques Prévert et Victor Hugo, un album qui mêlait encore une fois frivolité et autodérision dans une polyphonie de styles musicaux.

Un opus plus contrasté

« Il y a tout à la fois continuité et rupture entre mes divers albums, des thèmes communs qu’ils soient musicaux ou textuels », commente l’envoûtante Juliette. « Mutatis Mutandis était plus « brillant », plus latin, dans tous les sens du terme ! Même s’il reste dans la même veine – il y a encore de la bossa, de la milonga, des sons pseudo-orientaux -, « Bijoux et babioles » se révélait d’une facture plus intimiste ». Et « Nour », le dernier né ? « Un opus plus contrasté que d’habitude », confesse Juliette. Un rythme de funk pour « Belle et rebelle », de la musique celtique sur « Jean-Marie de Kervadec », des touches de hard rock avec « L’éternel féminin »… « J’ai une large palette de goûts, j’aime tous les styles et je n’hésite pas à en user pour colorier mon univers ».

Juliette ? Une auteure-interprète qui ne se gêne pas, tant par ses propos que par ses chansons, d’afficher la couleur, revendiquant simplement une conscience politique comme tout citoyen… A gauche, résolument à gauche ! Ainsi en allait-t-il déjà pour son émouvant et superbe « Aller-retour » dans le précédent album, un hommage à tous ces exilés contraints de quitter leur terre comme le fit son grand-père kabyle quelques décennies plus tôt. « J’ai été fort touchée par les reportages montrant les exilés en attente de passer en Angleterre, à Calais et dans sa région. " Le racisme est une réalité intolérable ", confie Juliette, « la bêtise et la haine sont toujours présentes et bien vivantes. Je crois qu’il n’y a que de réelles volontés politiques pour tenter d’arranger un peu les choses. Et l’éducation devrait être au centre de toutes les préoccupations de notre monde en déglingue ».

Pas étonnant, donc, qu’aujourd’hui la dénommée Juliette Noureddine nomme « Nour » son dernier opus : que toute la lumière soit faîte sur la connerie de notre temps entre petits bonheurs et grands malheurs ! Entre rire et gravité, amour et colère, dérision et rébellion. Y.L.

« Nour », par Juliette. Un CD Polydor/Universal, 17€.

En tournée nationale à partir de janvier 2014.

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