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Syndicat CGT AUTO INERGY DIVISION Groupe Plastic Omnium

 

“Chuck Berry a clairement donné naissance à un nouveau type de musique de voiture”, écrit The Washington Post dans un texte dédié au musicien disparu le 19 mars 2017. Le journal poursuit : “Ses chansons sonnaient comme des moteurs. Un riff de guitare […], un rythme […] et voici que tout sentait l’huile de moteur et les hormones.”

Le quotidien de Washington rend hommage au fondateur de cette nouvelle “musique vroum vroum”, mort à l’âge de 90 ans.

Chuck Berry a montré aux bébés de l’après-guerre comment profiter de la vie en démocratie. […] Avoir nulle part où aller, c’était pouvoir aller partout. […] En 1958, il invitait Carol à ‘grimper dans son bolide pour partir en virée’ [ …]. En 1957, dans le titre ‘Rock and Roll Music’, il embarque son amoureuse sur les rails pour écouter le son hallucinant de cette imperturbable rythmique à contretemps. Dans sa bagnole, Berry nous emmenait droit vers l’extase…”

Hommage. Une virée en bagnole avec Chuck Berry

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LE PROGRAMME DE FILLON.

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Ignace – L’UE et la clause Molière

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Un accord de portée mondiale

Un accord de portée mondiale

Droits de l'homme

Avec l'UNI Global Union, la CGT a signé un accord à portée mondiale sur les droits humains fondamentaux et la liberté d’association avec GeoPost, filiale du groupe La Poste pour les activités colis dans le monde. Entretien avec Hervé Tellier, de la FAPT-CGT.

NVO. En quoi consiste cet accord ?

Hervé Tellier. Il porte sur les droits fondamentaux des travailleurs que GeoPost prend l’engagement de respecter dans les 40 pays où l'entreprise assure une présence. Il reprend les grands principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies, des conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du travail et des principes de l’OCDE, à savoir: libertés syndicales, lutte contre le harcèlement et contre les discriminations, engagement au dialogue social pour les négociations collectives; égalité femmes/hommes, droit à la différence et à la dignité, équité des salaires dans l’ensemble des entreprises du groupe GeoPost, etc.

Quelle a été la genèse de cet accord ?

L'idée a germé en 2012, avec l'UNI et les divers syndicats français (CGT, CFDT, FO) qui lui sont affiliés, dans le cadre d'une réflexion globale sur le dumping social et sur la responsabilité sociale des entreprises.

Nous avions fait le constat de pratiques patronales de mise en concurrence des salariés de la branche « colis » (de Fedex, de DHL et de GeoPost), au niveau mondial, de non-respect des libertés syndicales et des droits humains fondamentaux qui sont même totalement bafoués dans certains pays. L'idée a donc été d'obtenir un accord qui permette de réaffirmer des principes fondamentaux en matière de droits humains, et de lutter contre le dumping social et les pratiques antisyndicales. En 2013, cette réflexion a abouti à une demande commune d'ouverture de négociation, que nous avons présentée au PDG de GeoPost, lequel a fini par donner son accord, et les discussions se sont alors engagées.

Quels ont été les principaux arguments des syndicats pour emporter la signature de GeoPost ?

Au regard de la situation inacceptable faite aux salariés du secteur du colis dans nombre de pays, y compris la France, nous avons fait valoir l'intérêt, pour GeoPost, de se doter d'une politique sociale dans l'ensemble des pays où elle exerce ses activités. En effet, dans les 40 pays où elle est présente, GeoPost est un acteur majeur, leader ou bien n°2; mais ses activités concernent près de 230 pays où la marque GeoPost est présente directement ou à travers des partenaires pour distribuer ou faire distribuer des colis.

Geopost ayant tout intérêt à bénéficier d'une image de marque positive, respectable, qui engage la confiance de ses nombreux clients en Europe et dans le monde, nous avons voulu et obtenu un accord qui engage et contraint l'entreprise à respecter des droits fondamentaux. Un accord qui permette aux salariés de disposer d'un outil pour faire respecter leurs droits. Cet accord, qui reprend les principales conventions de l'OIT et des Nations unies, va certes permettre à GeoPost d'afficher une image d'entreprise socialement responsable qui, en France comme à l'étranger, respecte les droits humains, les pratiques et la liberté syndicales, la réglementation du travail, notamment en matière de santé et de sécurité des travailleurs, les conventions collectives et les normes de chaque pays, etc.

Mais son utilité est avant tout dévolue aux travailleurs. À condition qu'ils s'en emparent, qu'ils se l'approprient. Ce pourrait être le cas en Angleterre, par exemple, où GeoPost s'appuie sur des auto-entrepreneurs sans droits pour s'éviter des recrutements de salariés de plein droit. Et d'ailleurs, ces auto-entrepreneurs sont récemment entrés en lutte pour faire respecter leurs droits et obtenir les garanties sociales dont ils étaient privés.

Comment faire vivre cet accord, s'assurer que ses principes soient appliqués et respectés dans chaque pays ?

La CGT et les organisations syndicales signataires seront extrêmement vigilantes et veilleront à ce que la direction de GeoPost applique toutes les conditions de cet accord, comme elle s'y est engagée. Au niveau mondial, cela concerne pas moins de 60 000 salariés pour les seules entités de GeoPost. Mais au-delà, l'UNI et les syndicats signataires considèrent cet accord comme un socle de référence pour engager des négociations dans toute la branche colis dans tous les pays du monde.

Cela va nous conduire, nous les syndicats, à travailler à des coopérations avec les autres syndicats de chaque pays pour contraindre GeoPost à respecter les principes de cet accord. Car nous savons bien qu'une simple signature de la direction du groupe ne suffit pas. Qu'il faudra, dès à présent, créer partout les conditions du rapport de force pour le faire appliquer. et que cela relève de notre responsabilité syndicale. Cet accord, en soi, ne règle pas tous les problèmes, mais il offre un premier point d'appui pour toutes les négociations futures en matière de droits sociaux et humains, de responsabilité sociale des entreprises, de syndicalisme international conformément à ce que préconisent les conventions de l'OIT dont il s'inspire.

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Le Dessin du jour

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La CGT de l'intérim marque des points

La CGT de l'intérim marque des points

intérim

Au terme d'une trentaine de séances de négociation laborieuse sur laquelle la CGT de l'intérim a mobilisé ces dernières années, un accord de branche a été conclu avec des avancées qualifiées par l'USI-CGT d'« importantes » pour la sécurité des salariés intérimaires, même si l'accord est « loin d'être complet et parfait ».

 

Ce texte, fruit d'une laborieuse négociation vise, selon l'organisation patronale de l'intérim (Prisme) à « renforcer le rôle des salariés permanents en s'appuyant sur un référentiel de compétences sur la sécurité, fournir un cadre de mise en place d'une amélioration de la qualité de vie au travail et à faciliter le retour à l'emploi des salariés intérimaires victimes d'un accident de travail ». Reste que, pour en arriver à ce résultat, le patronat de la branche s'est fait tordre le bras pour rouvrir une négociation en panne depuis plusieurs années.

Intérim : trop d’accidents

L'Union syndicale de l'intérim CGT (USI-CGT), qui revendique de longue date une amélioration de la prise en compte de la sécurité pour les salariés du secteur, a en effet beaucoup œuvré, d'une part, pour arracher cette négociation, d'autre part, pour imposer des avancées. Elle a d'ailleurs engagé en septembre 2016 une grande campagne intitulée « Urgent ! Intérimaires en danger » pour attirer l'attention sur un secteur où la fréquence des accidents du travail est beaucoup plus élevée que dans l'ensemble de la population salariée. Même si une baisse de 3,7 % des accidents a été enregistrée en 2015, l'indice de fréquence s'est encore établi à 44,8 accidents avec arrêt pour 1 000 salariés (contre 33,9 % pour l'ensemble des salariés), selon la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale.

Une négociation enfin rouverte

Au printemps 2015, de nombreuses actions des militants de la CGT de l’Intérim avaient obligé le patronat de la branche du travail temporaire à rouvrir cette négociation, au point mort depuis plusieurs années.

Pour la sécurité

Parmi les points positifs relevés par la CGT, le « référentiel de compétences qui doit être la règle des salariés permanents pour déléguer en sécurité les salariés intérimaires. », le « principe d'une médecine du travail de branche » et le « principe de formation à la sécurité en fonction des métiers et non strictement en lien avec la mission ». Autre point souligné, la reconnaissance des accidents du travail/maladies professionnelles et du « principe d'un parcours de reclassement passant par une visite de reprise ».
C'est « la première fois qu'un tel dispositif se met en place », a relevé André Fadda, dirigeant de l'USI-CGT. « Les jalons sont posés », s'est félicité le responsable syndical, en soulignant que ces avancées avaient été « arrachées par la mobilisation » de la CGT de l'intérim mais « aussi des syndicats CGT des entreprises utilisatrices ».

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Une commémoration nécessaire

Une commémoration nécessaire

histoire

Le 19 mars 1962, voici 55 ans, entrait en application le cessez-le-feu en Algérie, au lendemain des accords d’Évian qui devaient mener à l’indépendance algérienne après plus de 130 ans de conquête, de colonisation, puis de guerre. La commémoration du cessez-le-feu est toujours l’objet d’enjeux politiques lourds en France.

Voici cinquante-cinq ans, le 19 mars 1962, le cessez-le-feu entrait en vigueur en Algérie, au lendemain de la signature des accords d'Évian, après quatre-vingt-douze mois de guerre et près d’un siècle et demi de colonisation. Mettant fin à une guerre ravageuse, avec ses milliers de morts, de déplacés, de destructions massives, et un usage immodéré de la torture, ce cessez-le-feu ouvrait enfin la voie vers l’indépendance de l’Algérie, acquise le 5 juillet 1962. Cinquante-cinq ans plus tard, en France, la lecture de la guerre d’Algérie, si tardivement reconnue comme telle, continue de faire clivage, et les nostalgiques de l’Algérie française continuent de vanter ce qu’ils présentent encore comme les mérites de la colonisation. Que se joue-t-il donc, dans le refoulement ou la réécriture réitérée de cette histoire à la fois algérienne et française ?

Commémoration tardive

Il aura fallu attendre octobre 1999 pour que le Parlement français requalifie en « guerre » ce que Paris nommait jusque-là « événements ». Attendre 2003 pour qu’un président de la République – Jacques Chirac – décide d’une journée d'hommage aux victimes de la guerre, un jour neutre, sans symbolique historique, le 5 décembre. Attendre 2012, pour que le Parlement fasse du 19 mars une « journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie », mais aussi « des combats en Tunisie et au Maroc », qu’aura donc commémorée officiellement l’actuel président de la République. Mais rien que cela a provoqué l’ire de certains.

Les nostalgiques de l’Algérie française

Et parmi ceux-là même qui, pourtant, revendiquent l’héritage du général de Gaulle, s’est bruyamment manifestée la colère face à cet hommage. Ainsi, dans une tribune publiée dans Le Figaro, Nicolas Sarkozy avait-il l’an passé critiqué cette commémoration et le choix de la date : « Choisir la date du 19 mars que certains continuent à considérer comme une défaite militaire de la France, c'est en quelque sorte adopter le point de vue des uns contre les autres, c'est considérer qu'il y a désormais un bon et un mauvais côté de l'Histoire et que la France était du mauvais côté », a affirmé celui qui voulait que soit mentionné dans les manuels scolaires le rôle « positif » de la colonisation, et qui a fait du refus de la « repentance » nationale une obsession de sa présidence, alors que ce que revendiquent en réalité très logiquement les historiens, ce n’est pas de la contrition, mais bien la recherche, l’établissement et la publication des faits, des contextes, des processus, des stratégies des acteurs… tels qu’y donnent accès les archives et la documentation dans toute leur richesse et leur diversité.


Qui s’étonnera qu’à la suite de la tribune de l’ancien locataire de l’Élysée Valeurs actuelles ait lancé une pétition dans le même sens ? À Béziers, le maire, Robert Ménard, proche du FN, a été jusqu’à débaptiser la rue du 19-mars-1962 pour lui donner le nom d’Hélie Denoix de Saint-Marc, militaire, ancien résistant mais qui a aussi participé au putsch des généraux (tentative de coup d’État militaire d’avril 1961). Affirmant vouloir « effacer la honte » de la défaite et « saluer la mémoire d'un héros français », l’édile d’extrême droite a été salué par quelques partisans, dont des « identitaires », aux cris d’« Algérie française ». D’autres, comme Christian Estrosi, président de la région PACA et alors maire de Nice, ont refusé de commémorer ce cessez-le-feu…

Une entreprise dé-civilisatrice, pour le colonisateur lui-même

Dès 1955, Aimé Césaire, dans son Discours sur le colonialisme, analysait déjà « la malédiction la plus commune en cette matière » : « être la dupe de bonne foi d’une hypocrisie collective, habile à mal poser les problèmes pour mieux légitimer les odieuses solutions qu’on leur apporte ». À ceux qui tentaient de légitimer la colonisation par sa prétention civilisatrice, il répondait déjà qu’il fallait bien convenir de ce que l’entreprise coloniale « n’est point : ni évangélisation, ni entreprise philanthropique, ni volonté de reculer les frontières de l’ignorance, de la maladie, de la tyrannie, ni élargissement de Dieu, ni extension du Droit ; […] le geste décisif est ici de l’aventurier et du pirate, de l’épicier en grand et de l’armateur, du chercheur d’or et du marchand, de l’appétit et de la force, avec, derrière, l’ombre portée, maléfique, d’une forme de civilisation qui, à un moment de son histoire, se constate obligée, de façon interne, d’étendre à l’échelle mondiale la concurrence de ses économies antagonistes ».

Les historiens ont mis en lumière cette entreprise de pillage des ressources, de constitution d’un marché captif, de recours à une main-d’œuvre exploitable et à laquelle toute velléité d’égalité des droits est déniée et réprimée, de mise sous tutelle politique. Et dès lors de mise en chantier d’un Empire susceptible de contribuer aux guerres concurrentielles que se livraient les puissances européennes.

Quitte à ce que des classes populaires s’engouffrent dans les marges de l’Empire, s’y installent, y fassent leur vie, y trouvent leur horizon ensoleillé. Sans doute sans profiter des bénéfices colossaux tirés par les marchands d’armes ou autres profiteurs d’une agriculture spéculative sur des terres arrachées aux paysans en l’occurrence algériens. Mais en acceptant comme un principe d’une République dès lors bien malade l’inégalité des droits comme l’inégalité des revenus, entre eux-mêmes et les populations alors appelées indigènes.

Et Césaire de citer Ernest Renan, le philosophe et historien français de la fin du XIXe siècle, salué pour être l’auteur de Qu’est-ce qu’une nation ? Celui-ci, rappelle pourtant Césaire, n’hésitait pas à écrire : « Nous aspirons, non pas à l’égalité, mais à la domination. Le pays de race étrangère devra redevenir un pays de serfs, de journaliers agricoles ou de travailleurs industriels. Il ne s’agit pas de supprimer les inégalités parmi les hommes, mais de les amplifier et d’en faire une loi. »

C’est pourquoi le poète antillais souligne en substance combien la colonisation ne génère pas seulement, de façon consubstantielle, la violence concrète autant que symbolique à l’égard des peuples colonisés, dans la négation de leurs droits individuels et collectifs autant que de leurs cultures, mais s’avère aussi le symptôme et le moteur de l’avilissement des colonisateurs. « Il faudrait d’abord étudier, dit le poète, comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral. »

Mémoires antagoniques ?

L’historien Benjamin Stora souligne de longue date le danger d’un éclatement communautaire de mémoires concurrentes.

Il ne s’agit pas seulement de mémoires qui s’affronteraient de part et d’autre de la Méditerranée. D’autant que certains, en France même, avaient su alors dépasser le prisme-piège du nationalisme pour préférer défendre des valeurs et se faire porteurs de solidarité. Contre la guerre et pour la paix, d’abord. Pour le droit du peuple algérien à l’indépendance, ensuite. Chacun se souvient des huit morts de Charonne, tous militants de la CGT, tués par la police lors d’une manifestation le 8 février 1962, quelques mois à peine après l’assassinat par les policiers de Papon de dizaines voire centaines d’Algériens – selon les différents décomptes – dans Paris, le 17 octobre 1961, lors d’une manifestation pacifique contre le couvre-feu décrété par le préfet de police à leur seule encontre.

Mais des mémoires et des lectures diverses se recomposent aussi au sein des deux sociétés, algérienne et française. Dans la société algérienne, qui a dû engager un long et rude combat pour obtenir l’indépendance et l’a chèrement payé, mais qui a vu ensuite une partie du FLN s’ériger en parti unique, capter la rente pétrolière, imposer une vision de la société.

Dans la société française s’affrontent aussi des lectures de l’Histoire. Si l’extrême droite, défaite par la victoire contre Vichy, a cru pouvoir relever la tête à la faveur de la guerre contre l’indépendance algérienne, si une partie des ultras de l’Algérie française se croit aujourd’hui autorisée à revendiquer sa propre vision de l’histoire coloniale, d’autres remettent l’Histoire sur le métier pour y tisser d’autres fils. Ainsi d’enfants de Harkis, qui tentent de comprendre comment l’incorporation de leurs pères dans l’armée française durant la Seconde Guerre mondiale a pu leur faire croire qu’ils étaient en train de gagner le droit à l’égalité. Ainsi d’enfants d’anciens militaires envoyés en Algérie qui tentent de comprendre cet immense gâchis. Ainsi aussi de ceux qui, rapatriés en France en 1962, retournent aujourd’hui dans l’Algérie indépendante où des décennies de colonisation avaient condamné des peuples à l’inégalité au détriment d’une véritable rencontre qu’il s’agit de construire.

Connaître l’Histoire : une urgence bien actuelle pour la société

Aussi, connaître, comprendre l’Histoire ne relèvent pas seulement de la curiosité ou de l’appétit éducatif. Cela relève aussi de la nécessité pour mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Quelque cent trente ans de colonisation puis de guerre de décolonisation laissent des traces qui, avant que les pages ne se tournent, doivent d’abord être lues et comprises.

Si aujourd’hui les discours sur « l’identité nationale » de la France ou ses « racines chrétiennes » refleurissent, c’est de toute évidence du fait des conséquences du caractère libéral de la mondialisation, et de l’accélération d’un dumping social généralisé, ce qui permet à l’extrême droite, xénophobe et raciste, de désigner l’Autre comme le responsable des maux nationaux. Surtout lorsque l’Autre est d’origine arabe ou de foi musulmane. Mais c’est aussi parce que l’histoire de la colonisation, des guerres coloniales, ou bien l’analyse de l’Empire français et des conséquences de sa défaite au profit des indépendances des peuples, ces questions donc, n’ont pas été travaillées dans la société.

Les discours revanchards et racistes peuvent d’autant mieux venir combler cette carence, au détriment des enfants de l’immigration, qui connaissent aujourd’hui les avatars d’une ségrégation et d’une discrimination d’un autre âge.

Or l’éclatement des mémoires au détriment de leur partage et de la connaissance historique contribue tragiquement à l’éclatement communautaire qui érode et sape la citoyenneté, qui divise celles et ceux qui auraient pourtant intérêt à faire front commun pour un avenir d’égalité des droits et de partage des richesses.


C’est bien ce qui est en jeu aujourd’hui. Et c’est sans doute pour cela qu’après des décennies de refoulement, la question de la commémoration ou non du cessez-le-feu du 19 mars 1962 ravive les polémiques.

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Weekend de manifestation et de meeting pour les deux gauches....

Weekend de manifestation et de meeting pour les deux gauches

 
 

Jean- Luc Mélenchon a refait le coup du 18 mars 2012, quand il avait réuni 120.000 personnes place de la Bastille à Paris, après une marche depuis la place de la République. Cette fois-ci ils étaient « 130.000 », ont annoncé les organisateurs, pour le trajet inverse, Bastille vers République. La préfecture de police de Paris n’avance pas de chiffre, comme elle n’en avait pas donné pour le rassemblement en faveur de François Fillon le 5 mars au Trocadéro.

Alors que leur candidat est crédité de 11% dans une enquête OpinionWay pour Les Echos et Radio classique paru vendredi, ses partisans en sont convaincus : Jean-Luc Mélenchon est sous-estimé par les sondages. « On nous fait croire que Macron est à 30% », s’emporte Etienne, venu de Lille en train et en costume, un autocollant de la France insoumise en évidence sur le revers de la veste. Et ne leur parlez pas de Benoît Hamon : « On sera devant lui, c’est sûr, il n’arrête pas de baisser », assène une autre militante, retrouvant d’un coup foi dans les sondeurs.

"Tout est encore possible" veulent croire les soutiens de Benoît Hamon, réunis dimanche dans un Bercy surchauffé pour le grand meeting du candidat socialiste. Devant une salle comble, colorée de rouge et de vert, Benoît Hamon fustige une "campagne polluée par l'argent". Au lendemain de la mobilisation massive autour de Jean-Luc Mélenchon à Paris, l'objectif de réunir 15 000 personnes à Bercy est atteint.

"Votre présence aujourd'hui est un message, lance Benoît Hamon à la salle au début de son discours. A tous ceux qui espèrent ou redoutent une élection jouée d'avance, nous disons: tout commence aujourd'hui!" Dans les gradins, et surtout dans la fosse, le public réuni par le candidat est relativement jeune pour un événement de ce type. "Je suis impressionné par le ratio jeunes/vieux. Je n'avais jamais vu ça dans une salle de meeting présidentiel, s'enthousiasme un ancien ponte du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS). J'étais plutôt habitué à galérer en mettant des t-shirts MJS sur des vieux!" En creux, la satisfaction et le soulagement de l'équipe de Benoît Hamon en disent long sur son anxiété face aux sondages décevants et à la campagne difficilement audible que mène le candidat depuis sa désignation le 29 janvier.

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Vers un assouplissement des promesses du FN

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la réforme du commandement pénitentiaire

 la réforme du commandement pénitentiaire...

 

 

La filière du commandement de l’administration pénitentiaire sera réformée en vertu d’un accord signé le 13 mars par un seul des 3 syndicats majoritaires, l’Unsa. Piquée au vif, la CGT du ministère de la Justice dénonce “de petits arrangements entre amis”.

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