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Réforme du Code du travail : "Toutes les craintes" de la CGT "se confirment"

"C’est la fin du contrat de travail"

"Ce qu'on nous présentait comme une révolution, c'est la continuité de ce qui a été fait précédemment", a ajoute le patron de la CGT, en référence à la loi El Khomri. "C’est la fin du contrat de travail", a-t-il déploré, estimant que cela revenait, pour la salarié, à être soit d'accord, soit licencié "avec rien dans les poches".

Philippe Martinez a appelé travailleurs, retraités et jeunes à participer à une journée de mobilisation le 12 septembre dans tout le pays. 

Le leader syndical a dit regretter la désunion syndicale sur cette réforme voulue par le gouvernement, jugeant que cette désunion était toujours favorable au Medef

Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Philippe Martinez, participera à l’assemblée générale des syndicats CGT 53 au siège départemental, à Laval, le mercredi 13 septembre 2017.

 

Ce sera la première fois que Philippe Martinez se rend en Mayenne, en tant que secrétaire général de la CGT. Le mercredi septembre prochain, il participera à l’assemblée générale des syndicats CGT de la Mayenne, au siège de l’union départementale et à l'invitation de celle-ci.

L'assemblée générale se tiendra de 8 h 45 à 12 h 30, 17 rue Saint-Mathurin à Laval, suivie d’une conférence de presse en début d’après-midi.

Sa venue suivra la journée de mobilisation nationale du mardi 12 septembre, dans le cadre de la réforme du Code du travail. Une manifestation est prévue ce jour-là, avec un départ 12 h 30 place du 11 novembre à Laval.

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Nemo : un nouveau chien à l’Elysée

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Le 12 septembre… pour commencer

Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Philippe Martinez, participera à l’assemblée générale des syndicats CGT 53 au siège départemental, à Laval, le mercredi 13 septembre 2017.

 

Ce sera la première fois que Philippe Martinez se rend en Mayenne, en tant que secrétaire général de la CGT. Le mercredi septembre prochain, il participera à l’assemblée générale des syndicats CGT de la Mayenne, au siège de l’union départementale et à l'invitation de celle-ci.

L'assemblée générale se tiendra de 8 h 45 à 12 h 30, 17 rue Saint-Mathurin à Laval, suivie d’une conférence de presse en début d’après-midi.

Sa venue suivra la journée de mobilisation nationale du mardi 12 septembre, dans le cadre de la réforme du Code du travail. Une manifestation est prévue ce jour-là, avec un départ 12 h 30 place du 11 novembre à Laval.

Le 12 septembre… pour commencer

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Loi travail XXL : Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeursLoi travail XXL : Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeurs
Loi travail XXL : Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeurs

Loi travail XXL

Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeurs

jeudi 31 août 2017

Le gouvernement vient de nous proposer dans la droite ligne de ses prédécesseurs une énième réforme du droit du travail partant du principe que le travail est un coût, alors qu’il produit les richesses. Cette loi va se rajouter aux précédentes sans même les avoir évaluées et pour cause, elles sont inefficaces.

Pourtant, lors de sa première rencontre avec le gouvernement, la CGT a fourni 14 pages de propositions pour que notre pays engage de réelles réformes afin de sortir de cette spirale qui nous enfonce dans un chômage de masse.
Pour rappel, si on comptabilise l’ensemble des catégories A-B-C-D et E, ce sont plus de 6,6 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi que comptera la France, auxquels s’ajoutent des millions de précaires, de salariés à temps partiel imposé, dont une majorité de femmes et de jeunes.

Le code du travail permet que les salariés aient les mêmes droits, il n’a jamais permis de créer des emplois car ça n’a jamais été son rôle ! Monsieur GATTAZ Yvon (le père) annonçait déjà en 1986 la création de 471 000 emplois grâce à la suppression administrative de licenciement, le fils portait un pin’s (« 1 million d’emplois ») il y a deux ans ! On connaît le résultat !

Le gouvernement vient de confirmer les craintes que nous pouvions avoir.

D’abord, il va encore accentuer l’inversion de la hiérarchie des normes qui s’était engagée dès 1984 et qui n’a cessé de s’intensifier au fil des différentes réformes depuis 40 ans.

La primauté de l’accord d’entreprise, même moins favorable, sur l’accord de branche va s’accentuer dans la plupart des domaines (primes, indemnités diverses, congé de maternité, etc..). La primauté de l’accord de branche sur la loi s’élargit considérablement (ex : durée et renouvellement des CDD, contrats de chantiers).

Cette mesure n’aura qu’un seul effet : l’amplification du dumping social, en accentuant la mise en concurrence des PME et PMI et de leurs salariés. Cela va aggraver l’insécurité sociale de ces entreprises toujours plus placées sous l’emprise des donneurs d’ordres.

A l’heure où la souffrance au travail, les maladies professionnelles et accidents du travail et le désengagement de nombreux salariés s’intensifient parce qu’ils ne peuvent effectuer un travail de qualité, le CHSCT, qui est l’outil essentiel pour aborder les questions autour du travail réel va être fusionné avec les autres instances représentatives du personnel.

La négociation est un droit des salariés exercé par leur syndicat. Le patronat vient d’obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les PME/PMI. On imagine aisément comment pourront se dérouler de futures négociations.

Ce déséquilibre va être renforcé, l’employeur pouvant prendre l’initiative d’un référendum au style déjà connu « choisissez entre la peste et le choléra ».

Une étape supplémentaire dans la liberté de licencier sans contrainte est également franchie. Sont en effet instaurées les ruptures conventionnelles, collectives, contournant les règles des PSE. Ce sont encore moins de droits et de protection pour les salariés.

Enfin, pour couronner le tout, un plafond des dommages et intérêts est fixé pour les indemnités prud’homales, ce qui pourra permettre à un employeur de provisionner un licenciement et amortir l’embauche d’un jeune de qualification égale mais moins payé.

Cette loi sur le droit du travail, comme les précédentes, n’améliorera pas le chômage, va augmenter encore la précarité, développer la pauvreté comme c’est déjà le cas en Allemagne ou en Angleterre.

Le 12 septembre doit être une première riposte de grèves et manifestations à cette loi du travail XXL.

La CGT va continuer à informer partout les salariés sur les conséquences très concrètes qu’ils pourraient subir dans leurs entreprises.

La CGT va engager le débat avec eux pour d’autres propositions, comme l’augmentation de salaire, une autre répartition des richesses (41 milliards de dollars versés aux actionnaires au 2ème semestre 2017 mettant la France première des pays européens), la réduction du temps de travail, des droits attachés à la personne et transférables d’une entreprise à l’autre, une sécurité sociale professionnelle permettant de ne plus passer par le chômage après la perte d’un travail.

La CGT fera tout pour unir les salariés, les travailleurs indépendants, les privés d’emploi, les retraités, les jeunes lycéens et étudiants avec l’ensemble des autres organisations syndicales afin de gagner des réformes de progrès social.

Loi travail XXL : Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeurs

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Le patron de la CGT, Philippe Martinez, à Laval le 13 septembre

photo philippe martinez, secrétaire général de la cgt. © joël le gall

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.© Joël Le Gall

 

Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Philippe Martinez, participera à l’assemblée générale des syndicats CGT 53 au siège départemental, à Laval, le mercredi 13 septembre 2017.

 

Ce sera la première fois que Philippe Martinez se rend en Mayenne, en tant que secrétaire général de la CGT. Le mercredi septembre prochain, il participera à l’assemblée générale des syndicats CGT de la Mayenne, au siège de l’union départementale et à l'invitation de celle-ci.

L'assemblée générale se tiendra de 8 h 45 à 12 h 30, 17 rue Saint-Mathurin à Laval, suivie d’une conférence de presse en début d’après-midi.

Sa venue suivra la journée de mobilisation nationale du mardi 12 septembre, dans le cadre de la réforme du Code du travail. Une manifestation est prévue ce jour-là, avec un départ 12 h 30 place du 11 novembre à Laval.

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Suisse. Jusqu’où faut-il prouver sa “suissitude” pour entrer au gouvernement ?

Suisse. Jusqu’où faut-il prouver sa “suissitude” pour entrer au gouvernement ?

Un ministre est-il moins loyal s’il possède une double nationalité ? “Jusqu’où faut-il prouver sa ‘suissitude’ pour entrer au gouvernement ?” C’est le débat qui agite la Suisse, à quelques semaines de l’élection d’un nouveau membre pour son organe exécutif, le Conseil fédéral, observe Swiss Info.

Trois candidats sont en lice, dont deux, Ignazio Cassis et Pierre Maudet, possèdent une double nationalité. “Légalement, rien n’empêche un ministre suisse d’être en même temps ressortissant d’un autre pays”, rappelle le site d’information. Mais la question est régulièrement soulevée par la droite conservatrice, qui défend la mono-nationalité. “Principale inquiétude avancée, rapporte Le Temps, le risque de collusion dans la gestion des affaires du pays.”

Un binational serait plus susceptible d’avoir un conflit d’intérêts dans le suivi d’un dossier qui porterait sur le pays dont il est également le ressortissant.”

Dans le cas d’Ignazio Cassis, c’est un article du journal Il Mattino della Domenica, “édité par la Lega dei Ticinesi, le parti populiste et anti-frontaliers tessinois”, qui a lancé le débat sur son passeport italien. L’interessé a annoncé, lundi 28 août, qu’il y renonçait.

Or, relève la RTS, 16,6 % des citoyens helvétiques de plus de 15 ans ont une double nationalité, chiffre qui monte à 44,5 % dans le canton de Genève.

Binational ou pas, Ignazio Cassis traîne un autre “fil à la patte”, comme le suggère le dessinateur Chappatte. Le Temps l’explique : médecin de formation, le candidat préside depuis 2012, et pour 180 000 francs par an, la Curafutura. “L’association des ‘assureurs maladie innovants’, comme elle se présente, plaide pour un système de santé basé sur la concurrence”, indique le journal. Or Cassis est aussi parlementaire, et il préside la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique. Ce qui lui vaut, écrit La Tribune de Genève, d’être “accusé de ‘vendu’ aux assureurs”.

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Premier entretien de Macron au "Point"
Premier entretien de Macron au "Point"

La réforme du code du Travail, la lutte contre le terrorisme, ses débuts à l'Elysée... Emmanuel Macron a décidé de s'exprimer longuement dans la presse. L'hebdomadaire Le Point publie, mercredi 30 août, le premier grand entretien du président de la République depuis sa prise de fonction. Il ne compte pas justifier de son bilan si tôt. "Les cent jours sur lesquels vous m'interrogez ne sont donc pas une étape pertinente, lance-t-il aux journalistes du Point. Quand on arrive au pouvoir, on ne fait pas les choses en cent jours. Ou alors nous serions le seul pays qui ferait deux ans de campagne présidentielle pour gouverner trois mois…" 

Le président de la République critique ceux qui réclament un bilan dès aujourd'hui. "Ce sont les mêmes qui disaient d'abord que j'étais un intrus, un opportuniste, ensuite qu'il n'était pas possible que je gagne, enfin que je n'aurais pas de majorité à l'Assemblée nationale", estime-t-il. Sans entrer dans le détail, Emmanuel Macron se montre tout de même satisfait de ses débuts : "Les cent premiers jours qui se sont écoulés sont les plus denses qui aient suivi une élection présidentielle."

A propos de sa réforme du code du travail, Emmanuel Macron souhaite "une réforme de transformation profonde" et pas une "réduction technicienne". "Nous sommes la seule grande économie de l'Union européenne qui n'a pas vaincu le chômage de masse depuis plus de trois décennies, justifie le président de la République. L'une des explications à cela est que nous sommes un pays de météorologues : on regarde la conjoncture et, dès que ça va un peu mieux, il ne faudrait plus demander d'efforts, il faudrait renoncer à transformer les choses !"

Emmanuel Macron critique les emplois aidés : "C'est de la subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif." Il répond aussi aux attaques sur de possibles textes "cachés" : "J'ai tout dit, durant ma campagne, de l'objectif et de la méthode", explique-t-il. Prêt à affronter une opposition frontale, Emmanuel Macron assume, "mon souhait n'est donc pas que ce soit facile, mais efficace".

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Le projet du gouvernement pour alléger l’ISF et la fiscalité des entreprises

Le projet du gouvernement pour alléger l’ISF et la fiscalité des entreprises

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, doit préciser, mercredi, les mesures fiscales envisagées en faveur des entreprises dès 2018.

A moins d’un mois de la présentation du projet de loi de finances (PLF) 2018, prévu le 27 septembre en conseil des ministres, les choix budgétaires du gouvernement en faveur des entreprises et de la fiscalité du capital se précisent. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, attendu mercredi 30 août en clôture de l’université du Medef, à Jouy-en-Josas (Yvelines), devait préciser plusieurs mesures phares du programme d’Emmanuel Macron, fruits de négociations estivales serrées entre le Trésor, les cabinets ministériels de Bercy et le patronat.

A l’heure où le président, en chute dans les sondages, est accusé de favoriser les Français les plus aisés, en repoussant ou en étalant les réformes bénéficiant aux plus modestes (exonération de la taxe d’habitation, baisse de cotisations maladie et chômage sur les salaires…), et où l’objectif de réduction de déficit (2,7 % du PIB en 2018) le contraint à construire un budget au chausse-pied, le gouvernement joue serré. Mais il compte maintenir le cap. Objectif affiché : donner des gages aux investisseurs en matière d’attractivité de la France, et redynamiser l’économie tricolore.

« Il s’agit de privilégier le risque et l’investissement. En développant les entreprises, on développe l’emploi », martèle-t-on au cabinet de M. Le Maire, où l’on insiste aussi sur la nécessité « que les entreprises puissent investir, notamment dans le digital, où elles sont très en retard ».

Transformation de l’ISF

Le ministre devait ainsi confirmer, mercredi, la transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière, tout en précisant que l’immobilier professionnel continuera à y échapper, comme le souhaitait le patronat – confirmant une information des Echos mercredi.

Avec cette mesure, destinée à privilégier le risque au détriment de la « rente », les valeurs mobilières (détention d’actions, d’entreprises, d’obligations…) échapperont à l’impôt. De quoi amputer des trois quarts les recettes pour l’Etat, pour un impôt qui ne rapportera plus que 1,2 milliard.

De plus, outre le fait qu’il est impossible de s’assurer que les sommes non imposées iront bien irriguer le tissu économique, la réforme risque de favoriser la frange supérieure des Français les plus aisés, des « super-riches » aux très hauts patrimoines, qui détiennent en moyenne davantage d’actions et autres titres d’entreprises, mais aussi des œuvres d’art, des yachts, etc.

Les oppositions s’en sont émues : « on va avoir un impôt exclusivement sur les “petits riches” », indiquait cet été au Monde Gilles Carrez, député LR (Val-de-Marne) et ancien président de la commission des finances de l’Assemblée. Il devrait déposer à l’automne un amendement au PLF sur ce point.

Réduction de l’impôt sur les sociétés

Autre mesure pro-entreprises, mais plus consensuelle puisqu’elle figurait dans la quasi-totalité des programmes des candidats à la présidentielle : la baisse du taux d’impôt sur les sociétés (IS). Il sera ramené à 25 % d’ici à 2022 (contre 33 % aujourd’hui), mais la trajectoire ne sera pas liée à la taille des entreprises, contrairement à ce qu’avait dessiné le précédent gouvernement – l’IS avait été abaissé à 28 % dès cette année pour les PME réalisant moins de 75 000 euros de bénéfice, et les grandes entreprises devaient suivre d’ici à 2020.

Comme l’ont révélé Les Echos mercredi, l’étape d’un taux de 28 % l’an prochain pour les entreprises de moins de 500 000 euros de bénéfices sera conservée, mais, ensuite, l’imposition restera à 31 % pour les plus grands groupes en 2018 et 2019. Avant de diminuer à 28 % en 2020, 26,5 % en 2021 et 25 % en 2022.

Quant au taux réduit de 15 % (sur les bénéfices jusqu’à 38 000 euros), il ne sera pas élargi aux grosses PME, contrairement aux souhaits de la précédente majorité.

Transformation du CICE en baisse des cotisations patronales

Sur le crédit d’impôt compétitivité emplois (CICE), symbole polémique du quinquennat Hollande, le patronat n’aura pas entièrement gain de cause. Il sera bien transformé en baisse de charge pérenne à partir de 2019, mais avec un taux abaissé de 7 % à 6 %.

Surtout, la principale critique du Medef n’a pas été jugé recevable. Ce dernier arguait qu’une baisse de charge, en gonflant le bénéfice imposable, rehaussait mécaniquement les taxes payées sur ce dernier. Et réclamait une rallonge.

Fin de non-recevoir à Bercy, qui estime en avoir déjà fait assez, et préfère mettre en avant le fait que la hausse du bénéfice imposable augmentera la participation versée aux salariés – un milliard d’euros, selon M. Le Maire.

Prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital

La principale incertitude concerne le prélèvement forfaitaire unique, dit « flat tax », sur les revenus du capital. Les nombreuses exonérations déjà annoncées (Livret A, épargne salariale, assurance-vie jusqu’à 150 000 euros) rendent périlleuse l’équation budgétaire de la mesure. Pour l’heure, l’entourage de M. Le Maire évoque toujours un taux « autour de 30 % », conforme au programme du candidat Macron.

La baisse de recette pour l’Etat devrait être de 1 à 1,5 milliard. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques, il en coûterait plutôt 4 milliards pour que la mesure ne génère aucun perdant. Un casse-tête supplémentaire pour Bercy, alors que le gouvernement s’est engagé à économiser 20 milliards d’euros dans le budget 2018.

Le casse-tête de l’assurance-vie

Le placement préféré des Français est-il en danger? A entendre les détracteurs de la réforme fiscale de l’assurance-vie, on pourrait le croire. « La flat tax va pénaliser l’assurance-vie, alors qu’on en exonère le livret A ou l’épargne salariale » peste-t-on du côté des assureurs.

De quoi s’agit-il ? Le gouvernement l’a déjà dit : le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou flat tax, censé remplacer le barème d’imposition des revenus du capital par un taux unique d’environ 30 %, ne touchera pas aux contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros. Ils resteront imposés à seulement 23 % après huit ans de détention -une formule qui fait tout l’attrait de ce placement, détenu par quelque 37 millions de Français.

Mais pour les assureurs, le seuil de 150 000 euros ne tient pas. « Sachant que les détenteurs ont en moyenne trois contrats, comment s’assurer qu’ils sont dans les clous? » Surtout, en taxant ces contrats à 30 % dès la première année, on inciterait, selon eux, les épargnants à sortir plus tôt (l’assurance-vie est aujourd’hui taxée à 50 % jusqu’à quatre ans de détention).

A l ’encontre de la philosophie de ce placement, censé mettre à disposition de l’économie des sommes sur le moyen terme, et de celle de la réforme gouvernementale, qui veut favoriser l’investissement productif.

« Pour orienter l’épargne vers la prise de risque sans pénaliser les épargnants, nous proposons d’allonger la durée de détention qui ouvre droit à un taux réduit, jusqu’à 10 ou 12 ans. Et de mettre en place un mécanisme incitant les épargnants à investir davantage en actions ou en obligations » indiquent les assureurs.

« La taxe à 30 % va un peu réduire l’intérêt des produits d’assurance-vie, mais ce n’est pas non plus confiscatoire. Toute l’économie française est très déséquilibrée. Nous avons privilégié la sécurité des épargnants et le financement de la dette de l’Etat à bon prix » relativise un banquier parisien.

« Tout cela est en discussion. Ces contrats concernent à peine 5 % des contrats d’assurance-vie» s’agace-t-on au cabinet de Bruno Le Maire. D’autant que « les revenus des versements déjà effectués ne seront pas concernés par la réforme ».

Côté assureur, on répond que s’ils sont minotaires en proportion, ces gros contrats constituent la majorité des encours des quelque 1350 milliards d’euros placés en assurance-vie.


 

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CAC 40 : les dividendes, une potion française

 

Dans les très grandes entreprises cotées à la Bourse de Paris, les gains reversés aux actionnaires ont retrouvé leurs plus hauts niveaux, d’avant-crise.

En clair, présidents et directeurs généraux, dont les bonus sont calculés en partie suivant l’évolution du cours de Bourse, ont tout intérêt à le faire grimper. Et pour y parvenir, rien de mieux qu’un confortable bénéfice par action décidé en conseil d’administrationC’est un cas typique de conflit d’intérêts entre managers et actionnaires. Carlos Ghosn [PDG de Renault-Nissan, ndlr] s’est bien plus enrichi grâce aux actions qu’il a reçues qu’avec son salaire.» poursuit Eric Galiègue. «C’est ce que l’on appelle le capitalisme managérial, les dirigeants salariés ont un intérêt tout particulier à mettre en œuvre des politiques court-termistes de rémunération des actionnaires car leur intéressement est lié au cours de Bourse,Une telle inflation ne s’explique pas uniquement par la volonté de fidéliser les actionnaires. Le dividende attaché à chaque titre est certes ratifié par l’assemblée générale des actionnaires mais en réalité décidé dans un cénacle plus réduit : celui des conseils d’administration. Et ce sont les cadres du plus haut rang qui y siègent.

Qu’en est-il véritablement ? D’après les études menées par l’économiste Eric Galiègue, sur 291 entreprises européennes cotées en Bourse (1), «la part de leurs bénéfices distribués aux actionnaires est comprise entre 42 % et 44 %». La règle des trois tiers n’est donc plus vraiment dans l’air du temps. En dix ans, ce ratio a progressé de 20 %.

Toute la question est de fixer sa hauteur ? En 2009, un président de la République pas vraiment réputé pour être un fan de l’économie administrée proposait une règle, néanmoins non écrite : «Cela fait bien longtemps que je pense que la règle des trois tiers est une bonne règle. Sur 100 de bénéfices, il devrait y en avoir 33 % qui reviennent aux salariés, 33 % qui vont directement dans la poche de l’actionnaire et 33 % qui servent à être réinvestis dans l’entreprise», indiquait Nicolas Sarkoy au début de son mandat à une question du Monde.

Avec de tels résultats, les actionnaires réclament leur part du gâteau et l’obtiennent ne serait-ce que pour éviter qu’ils ne soient volages. «L’épargnant européen n’est pas très friand des marchés financiers, il préfère le Livret A ou les placements en obligations», analyse Vincent Juvyns, de JP Morgan. Or des actionnaires qui vendent un titre entraînent le plus souvent sa chute sur les marchés financiers. Le meilleur moyen de le cajoler passe donc par les dividendes.

Dans le microcosme financier, ces nouveaux sommets ne surprennent guère. L’économiste en chef de la banque d’investissement américaine JP Morgan, Vincent Juvyns, y voit une sorte de retour à la norme : «La crise financière a eu lieu il y a tout juste dix ans, le secteur s’est réformé depuis et les entreprises ont renoué avec la rentabilité. C’est un signe de leur bonne santé.» Il est vrai que les dividendes versés en 2017 aux actionnaires sont calculés sur la base des bénéfices encaissés en 2016. Or ils ont été plantureux pour les grosses pointures de l’économie française regroupées dans le CAC 40. Leurs profits cumulés atteignent 75 milliards d’euros, soit 32 % de mieux qu’en 2015. Le trio de tête est composé de BNP Paribas (7,7 milliards), suivi d’Axa (5,8 milliards) et de Total (5,6 milliards). Dans l’industrie automobile, Renault a dégagé un bénéfice record de 3,5 milliards et celui de PSA a bondi de 79 %.

«Bonne santé»

Les dividendes — infographie BiG

C’est le jackpot pour les actionnaires des entreprises françaises.

Au deuxième trimestre de cette année, ils ont franchi un nouveau seuil : 40,6 milliards de dollars de dividendes encaissés, soit une progression de 6,1 % par rapport à la même période un an plus tôt (hors variation de changes). Des chiffres extraits du «Global Dividend Index», réalisé par la firme d’investissement britannique Janus Henderson. De tous les Etats de l’Union européenne, l’Hexagone est celui où l’on distribue, en volume, le plus gros montant de dividendes. En Grande-Bretagne, les détenteurs d’actions n’ont eu à se mettre sous la dent «que» 32,5 milliards de dollars sur la même période et les Allemands 34,1 milliards. La cuvée française aurait pu être encore meilleure si Total, gros contributeur en la matière, n’avait décalé de quelques semaines le versement de son dividende. Qu’à cela ne tienne, le laboratoire pharmaceutique Sanofi et BNP Paribas figurent dans le classement mondial des six plus gros contributeurs aux gains de leurs actionnaires au cours du dernier trimestre.

 

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