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Penelope Fillon au secours de son mari au Trocadéro...

Penelope Fillon au secours de son mari au Trocadéro...

S'estimant conforté par le rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de ses partisans au Trocadéro, François Fillon a exclu, malgré les pressions de son camp, de se retirer au profit d'Alain Juppé, qui réagira lundi matin lors d'une déclaration à la presse. "Personne ne peut aujourd'hui m'empêcher d'être candidat", a affirmé sur France 2 François Fillon, quelques heures après ce rassemblement parisien. A la question "Allez-vous retirer oui ou non votre candidature ?", le candidat de la droite a répliqué: "Ma réponse est non".

"Je ne suis pas jusqu'au boutiste, pas enfermé dans une certitude mais il y a une chose que je constate c'est qu'il n'y a pas d'alternative", a encore affirmé le candidat, convoqué le 15 mars pour une mise en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme Penelope et de deux de ses enfants. Interrogé sur les pressions pour faire émerger une candidature d'Alain Juppé, il a jugé que "cette candidature ne correspond pas à (son) programme politique, au choix des électeurs de la droite et du centre".

Le candidat a affirmé que "200.000 personnes" s'étaient rassemblées au Trocadéro alors que, pour la police, cette place peut contenir de l'ordre de 40.000 personnes.Il y a tenu un discours pugnace d'une demi-heure, mêlé de mea culpa et d'avertissements à la droite. Alors que la foule scandait des "Fillon, tiens bon", M. Fillon a émaillé sa déclaration de références au général de Gaulle, à Hugo, Voltaire ou Camus et renvoyé son camp à ses responsabilités à sept semaines de la présidentielle. "Ils pensent que je suis seul", mais "vous ne baisserez jamais les bras", a lancé le candidat de la droite à ses partisans, héritiers de "la France des paysans, la France des cathédrales, des châteaux et des sans-culottes".

S'il a dénoncé une "chasse à l'homme" qui cherche aussi à "briser la droite", il a atténué le ton de ses critiques envers la justice."Je continuerai à dire à mes amis politiques que ce choix à la fois leur appartient et ne leur appartient pas", a ajouté M. Fillon, sibyllin, rejoint sur la fin à la tribune par son épouse Penelope agitant un drapeau tricolore.Pour la première fois depuis le début de l'affaire, le 24 janvier, Mme Fillon était sortie de son silence quelques heures plus tôt dans le JDD, assurant avoir effectué des "tâches très variées" comme collaboratrice parlementaire. Et disant aussi avoir conseillé à son mari de "continuer jusqu'au bout".

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